Le référentiel officiel du BP Responsable d'Entreprise Agricole rassemble toutes les annexes : activités professionnelles, blocs de compétences, unités d’examen et modalités d’évaluation. Tu peux t’y appuyer pour comprendre ce que le jury attend et comment chaque épreuve est notée. J'ai personnellement utilisé ce référentiel qui m'a permis de structurer mes révisions et ainsi obtenir 16,42/20.
Parcours-le avant de travailler tes annales et corrigés : tu sauras quelles compétences sont ciblées, quels coefficients priment et comment répartir ton temps de préparation. Emma et moi te conseillons de garder ce référentiel ouvert pendant tes entraînements pour vérifier si tes réponses couvrent bien les attendus officiels.
Si tu le souhaites, tu peux également consulter ce référentiel au format PDF.
Pour aller plus loin, nos Fiches de Révision (223 fiches) condensent les notions clés du référentiel et t’aident à passer des exigences théoriques aux automatismes en conditions d’examen.
Référentiel du BP Responsable d'Entreprise Agricole
Source : eduscol.education.fr
Brevet Professionnel REA (Responsable d'Entreprise Agricole)
Sources
Référentiel
Référentiel rédigé et consolidé à partir des sources officielles et des documents PDF liés ci-dessous. Le contenu intègre une mise en forme éditoriale pour faciliter la lecture.
Source(s) web consultée(s) :
Document 1 : Référentiel du BP "Responsable d'entreprise agricole" - Avril 2017 (PDF, 246 Ko)
Source PDF : https://chlorofil.fr/fileadmin/user_upload/02-diplomes/referentiels/secondaire/bp/rea/bp-rea-refAvril-2017.pdf
Extraction texte intégrale : 25 page(s).
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Référentiel de diplôme Brevet professionnel option “Responsable d’entreprise agricole”
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Photos - Source : AgroSup Dijon - Eduter
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Référentiel de diplôme
Brevet professionnel
option “Responsable d’entreprise
agricole”
Sommaire
Référentiel professionnel...............................1
Contexte de l’emploi visé.......................................................................3
Fiche descriptive d’activités .................................................................11
Situations professionnelles significatives ............................................15
Référentiel de certification ..........................17
Liste des capacités attestées par le diplôme.......................................19
Modalités d’évaluation ........................................................................20
Siglier...................................................................................................21
Référentiel de diplôme créé par arrêté du 9 mars 2017
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Référentiel de diplôme
Brevet professionnel
option “Responsable d’entreprise
agricole”
Référentiel
professionnel
Le référentiel professionnel commun au baccalauréat professionnel agricole "Conduite et Gestion de
l’Entreprise Agricole" (CGEA) et au Brevet Professionnel "Responsable d'Entreprise Agricole" (BPREA)
décrit les emplois de niveau IV exercés par les personnes ayant la responsabilité d’une entreprise agricole,
ou salarié-es hautement qualifié-es.
Le référentiel professionnel est composé de trois parties : la première fournit les informations relatives au
contexte de l’emploi visé. La deuxième partie est constituée de la fiche descriptive et prospective d’activités
(FDA). La troisième partie présente les situations professionnelles significatives (SPS) organisées en
champs de compétences.
1
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Contexte
de l’emploi visé
INOSYS1 a mis en évidence une spécialisation marquée des
1- Le contexte systèmes agricoles, “dès lors que 63% des entreprises sont
spécialisées dans un type de production” auxquels s’ajoutent
du secteur professionnel 23% de cultivateurs-éleveurs, 11% de polyéleveurs et 3% de
polyculteurs.
La diversité des agricultures est un atout pour poursuivre le
développement d’une agriculture durable et compétitive et On dénombre actuellement 490 000 exploitations agricoles
ainsi répondre aux attentes d’une majorité d’agriculteur-ices et (2010) en France métropolitaine dont 347 000 exploitations
de citoyen-nes. professionnelles2. Les surfaces consacrées à l’agriculture
représentent plus de 51% du territoire. Ces surfaces ne
Depuis le début des années 80, cette diversité des cessent de décroître depuis 1950, et cela se traduit par une
exploitations, des modèles et des pratiques agricoles nette diminution du nombre des petites exploitations familiales
s’exprime en termes de stratégies et de trajectoires possibles, au profit d’entreprises moyennes et grandes, majoritairement
de diversité des modèles économiques, des parcours gérées sous forme sociétaire (GAEC, EARL, SARL …).
professionnels vers et depuis l’agriculture, des profils
sociologiques des agriculteur-ices, des modes de vie, des La taille moyenne des entreprises est passée de 42 hectares
collectifs de travail et des partenaires, des horizons spatiaux en 2000 à 55 hectares en 2010. Plus de la moitié de la surface
et temporels dans lesquels s’inscrivent les activités agricoles, agricole française est exploitée par le quart des exploitants. En
des modes d’organisation entre les acteurs au sein des 2010, plus de 75% des exploitations agricoles sont situées en
filières, des attitudes face au changement. Cette diversité zone urbaine et périurbaine contre 44% en 2000 (INSEE,
s’accompagne également d’opportunités nouvelles pour Agreste, 2010).
réactualiser le contrat social entre les agriculteur-ices et la L’agriculture, la sylviculture, la pêche et les IAA emploient 1,43
société en matière d’alimentation et de santé publique, de million d’ETP, soit 5,6 % de l’emploi total national, contre
bien-être animal et de respect de l’environnement, d’emploi 11,9% en 1980. Cette forte baisse est surtout due à
et de compétitivité, de ruralité et de relations ville-campagne, l’agriculture dont la part dans l’emploi total est passée de 9,3%
d’atténuation et d’adaptation au changement climatique. à 3,3%3 en trente ans. Sur le plan démographique, l’âge
De l’agroécosystème au système alimentaire mondial, la moyen de la population active agricole française augmente et
"triple performance" économique, sociale et environnementale la question du renouvellement des générations devient
et la transition agro-écologique constituent le nouveau modus préoccupante. Sur le plan social, la profession s’est féminisée
operandi de la conduite et de l’accompagnement du et le niveau de formation initiale s’est élevé. La part de la
changement dans les exploitations agricoles. Anticiper et main-d’œuvre familiale se réduit au profit d’un recours
s’adapter à un contexte en rapide évolution pour produire, croissant à des emplois salariés notamment au travers de
transformer, commercialiser, contractualiser, se diversifier et structures de type groupement d’employeurs, et de délégation
innover, les exploitations agricoles sont devenues de de travaux ou de services à un prestataire (ETA, CUMA,
véritables entreprises agricoles et rurales. Dans ce nouveau centre de gestion …) dont l’importance varie suivant les
rapport au métier et au vivant, au territoire et à la société, les productions. Ainsi, la part des entreprises ayant recours à une
agriculteur-ices d’aujourd’hui sont de plus en plus polyvalent- main-d’œuvre permanente non familiale a doublé en vingt ans.
es et multicompétent-es. Les entreprises agricoles sont de plus en plus confrontées à
Fer de lance de l’agriculture européenne et du commerce la volatilité des prix du fait de la réduction progressive des
extérieur français, l’agriculture, la sylviculture et la pêche aides à la production et de la mondialisation des échanges. La
représentent 1,6% du PIB national (2010). L'agriculture est un baisse des marges brutes fait de la diversification et de
secteur économique moderne produisant des biens et des l’organisation économique des producteurs une alternative à
services très diversifiés dont l’essor a reposé sur la spécialisation. En contrepoint du modèle de standardisation,
l'augmentation de la productivité et sur une double le développement d’activités "innovantes" liées à la
spécialisation : celle des systèmes de production et des transformation, à la commercialisation et à la prestation de
régions agricoles. Sur la base du recensement agricole (RGA) services permet de mieux répartir les risques financiers et de
de 2010, la typologie des systèmes d’exploitation agricole satisfaire les nouvelles demandes sociétales. 3
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Le contexte de l’emploi visé
1.1- Contexte des filières La part importante des productions sous cahiers des charges
(signes officiels de qualité et chartes privées), le
de productions végétales développement des circuits de commercialisation de proximité
Dans le secteur de l’agriculture, la réorganisation des filières et de l’agriculture biologique, et les innovations techniques et
a conduit à une certaine concentration des acteurs et la organisationnelles disponibles, et pour certaines déjà mises
progression des entreprises spécialisées en productions en œuvre, sont autant de facteurs encourageants6.
végétales est très nette, à l'exception des légumes4. La
surface moyenne des entreprises a progressé et les céréales
y représentent les surfaces les plus importantes. On observe 1.2- Contexte des filières
une diminution du nombre des entreprises et une
augmentation de la superficie moyenne cultivée. de productions animales
La France est le premier pays producteur de céréales de Le secteur des productions animales se caractérise par une
l'Union Européenne diminution du nombre d’entreprises et une augmentation de la
Avec une production de 68 millions de tonnes pour 15,4 taille des élevages. Une des conséquences est le recours à de
milliards d'euros en 2012, la France est le 1er pays producteur la main-d’œuvre salariée qualifiée. Tous secteurs d’élevage
de céréales de l'Union Européenne. 9,4 millions d'hectares de confondus, le nombre total de salarié-es a peu évolué durant
céréales sont cultivés en France, soit 15% du territoire la dernière décennie. En effet, l’augmentation du nombre de
métropolitain. Si une dizaine d'espèces de céréales est salarié-es dans les élevages bovin, ovin, caprin et porcin a
cultivée en France, la majeure partie de la production se compensé les diminutions observées dans les secteurs de
concentre sur 4 espèces : le blé tendre, le maïs grain, l'orge l’aviculture et de la polyculture-élevage. La spécialisation des
et le blé dur. Depuis quelques années, la concurrence s’est élevages va de pair avec une augmentation de la productivité,
fortement accrue entre pays européens, notamment avec de la technicité et de la prise en compte des politiques
l’Allemagne. On observe également une forte corrélation entre publiques en matière de santé et de bien-être animal7.
le prix des céréales et celui du pétrole en raison du La typologie des systèmes d’exploitation agricole (INOSYS) a
développement de leur usage énergétique pour compenser permis de montrer que 58% des entreprises pratiquent au
la baisse de la disponibilité des énergies fossiles. moins un élevage.
On note une stabilité du nombre de chef-fes d’exploitation (dont Les systèmes allaitants (bovins ou ovins) et laitiers spécialisés
42% ont moins de 50 ans) et co-exploitant-es, une diminution regroupent respectivement 60 000 et 22 600 entreprises. Le
des actifs familiaux et des salariés permanents hors cadre troupeau bovin laitier français a enregistré au cours de la
familial, avec une demande plus conséquente auprès des dernière décennie une diminution du nombre de ses
entreprises de prestations de service. Le nombre de salariés entreprises. Cela a pour conséquence une augmentation de
permanents hors famille est resté stable dans les entreprises la taille des élevages et une élévation de la production
spécialisées en grandes cultures, alors qu’il a progressé dans moyenne des troupeaux. On note par ailleurs une croissance
l’ensemble des entreprises (maraîchage et arboriculture importante de la production de lait issue de l’agriculture
notamment). Compte tenu de l’augmentation de la SAU biologique. La production de lait de chèvre et de brebis est
moyenne de ces entreprises, la productivité du travail a essentiellement transformée en fromage et pour ces deux
fortement augmenté. Comme dans l’ensemble de l’agriculture, secteurs, le nombre d’élevages a diminué alors que le nombre
la filière se féminise et 27% des chef-fes d’entreprises sont des total de têtes ainsi que la production ont augmenté.
femmes.
Concernant l’élevage de bovins de races à viande, les effectifs
Le principal défi à relever en grandes cultures annuelles est
et les niveaux de production ont diminué tandis que la taille
d’ordre environnemental
moyenne des troupeaux a augmenté. La consommation de
Guyomard et al. et les groupes filières de l’INRA (2013) indiquent viande bovine s’est réduite en France et cette évolution des
que “Dans un contexte économique favorable de prix élevés des habitudes alimentaires est parallèle à la baisse de la
produits, le principal défi à relever en grandes cultures annuelles production dans les élevages. Il faut enfin noter que la
est d’ordre environnemental, au double titre de la réduction des commercialisation de viande bovine est constituée pour plus
utilisations de ressources fossiles (énergie, eau et phosphore) et d’un tiers par des animaux issus du troupeau laitier.
de l’amélioration de l’état de l’environnement dans les quatre
dimensions (sol, eau, air et biodiversité), tout en maintenant la L’élevage d’ovins de races à viande a perdu la moitié de ses
compétitivité des entreprises. Il s’agit en particulier de réduire les brebis allaitantes, depuis les années 80, victime d’un contexte
utilisations d’engrais minéraux de synthèse et de produits défavorable (augmentation de l’âge des éleveurs, prix faible,
phytosanitaires, en maintenant la qualité sanitaire des consommation en repli). On observe une augmentation de la
productions, et de diminuer les consommations d’eau d’irrigation taille des troupeaux, ainsi qu’une forte mobilisation de la filière
là où les entreprises y ont recours.”5 pour améliorer la qualité des produits.
La France est également un acteur majeur du secteur des Le nombre d’élevages porcins ne cesse de diminuer
fruits, légumes et pommes de terre corrélativement à l’augmentation de la taille moyenne des
troupeaux. La consommation de viande porcine est en repli,
Dans un contexte de grande diversité des espèces cultivées
et des conditions de production, à quelques exceptions mais représente tout de même plus du tiers de la
notables, les volumes de production sont orientés à la baisse consommation nationale de viande. La production porcine se
depuis plusieurs années. Cette baisse liée à la perte de concentre dans le grand Ouest de la France avec 75% de la
compétitivité, à la stagnation de la consommation domestique production nationale. La région Bretagne représente à elle
et à la désaisonnalité de la consommation à l’origine seule 58 % de la production nationale et une grande part de
d’importations croissantes. Ce secteur est un utilisateur l’emploi salarié.
important de produits phytosanitaires et de produits plastiques Après avoir subi un déclin important sur la dernière décennie,
4 (dont une partie seulement est recyclée). la filière avicole est quant à elle bien représentée en France.
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Le contexte de l’emploi visé
La production de volailles de chair a retrouvé un niveau de Pour la plupart des familles de systèmes, l’enjeu de la
production proche de celui du début des années 90. Ceci transmission des entreprises se pose pour les agriculteurs
s'explique par une progression de la consommation intérieure nés avant 1960. Près de la moitié d’entre eux n’ont pas de
et une forte demande dans les pays tiers. Celle de la successeur connu, notamment les producteurs spécialisés de
production de dindes et d’œufs a diminué, de même que les volaille et les maraîchers (plein champ ou serres) pour
productions labellisées. Seuls les produits avicoles issus de lesquels ce taux atteint 75%. En revanche, certains secteurs
l’agriculture biologique se maintiennent. bénéficient d’installation plus nombreuses depuis 2000 : les
Sur le plan économique et environnemental, le rapport sur systèmes bovins viande naisseurs, les polyéleveurs laitiers,
l’agriculture doublement performante et sa déclinaison pour les systèmes spécialisés en céréales, oléagineux
quelques orientations productives (Ibid) indique que “Les protéagineux non irrigués, les cultivateurs éleveurs allaitants10.
productions animales françaises doivent s’adapter aux prix Dans un contexte économique et social de plus en plus
élevés de l’aliment du bétail, à une forte volatilité des prix de contrasté et souvent difficile où la possibilité de vivre de ses
leurs produits et des coûts, et à une concurrence internationale propres revenus agricoles s’amenuise, c’est la question de
accrue. La charge de travail est élevée et les éleveurs vivent l’attractivité du métier qui est posée. De plus en plus et de
de plus en plus mal le fossé qui se creuse entre leurs revenus mieux en mieux formés, les jeunes générations d’agriculteur-
et ceux des producteurs de grandes cultures. Les productions ices ont des projets de vie différents de ceux de leurs aînés,
animales françaises ont pourtant des atouts à faire valoir. Elles en termes d’amélioration de leurs conditions de travail et de
constituent une source significative d’emplois et elles valorisent qualité de vie.
une part très importante du territoire, notamment l’élevage de Si paradoxalement “les agriculteurs n’ont jamais été aussi peu
ruminants présent dans plus d’une exploitation sur deux et dans nombreux, ils n’ont jamais été autant diversifiés entre eux par
95% des cantons de l’hexagone. A l’échelle des élevages, les les activités qu’ils conduisent et leur origine sociale ne cesse
principaux défis concernent la réduction des émissions vers de se renouveler”11. Cette diversité d’agriculteur-ices et de
l’atmosphère (gaz à effet de serre et ammoniac), les aquifères projets professionnels participe elle aussi à l’évolution de la
(nitrate) et les sols (cuivre et zinc), la maîtrise des démographie agricole. Le secteur de l’agriculture est
consommations de ressources non renouvelables (énergie désormais marqué par la fluidité des parcours professionnels
fossile et phosphore), la maîtrise de la qualité sanitaire des vers et depuis l’agriculture, avec des installations ou des
viandes (résidus d’antibiotiques), et une meilleure valorisation reconversions professionnelles tardives ou précoces, avant
des atouts des élevages gestionnaires de surfaces et ou après avoir exercé le métier d’agriculteur. Aujourd’hui, être
d’infrastructures agro-écologiques favorables à la biodiversité. agriculteur devient une activité parmi d’autres que choisissent
Développer des élevages doublement performants, sur les de plus en plus de personnes non issues du milieu agricole.
plans économique et environnemental, suppose d’agir sur deux D’une part, la nouvelle dynamique liée aux transmissions et
leviers, à savoir le bien-être animal et les conditions de travail. installations hors cadre familial contribue activement à ce
La grande diversité des territoires et des contextes socio- renouvellement. En 2012, 30% des installations aidées
économiques fait que les systèmes d’élevage, les filières et les correspondent à des installations hors cadre familial dont les
territoires ne sont pas tous concernés au même titre par ces deux tiers sous forme sociétaire12. Elles bénéficient à certains
différents défis. Cette grande diversité fait aussi apparaître qu’il secteurs plus qu’à d’autres, comme les maraîchers de
n’y a pas une solution unique et universelle à proposer et légumes de plein champ, les éleveurs porcins engraisseurs,
promouvoir : chacun doit construire son “modèle” sur la base les éleveurs caprins lait et les éleveurs de volailles de chair.
d’une approche globale de l’exploitation, en tenant compte de D’autre part, avec un quart des exploitations françaises
ses spécificités et en raisonnant la performance économique dirigées par des femmes en 2010 et une part significative des
de façon pluriannuelle”. installations des moins de 40 ans, la "féminisation" de la
profession agricole a un impact significatif sur la démographie
agricole autant que sur les représentations du métier13.
1.3- Facteurs d’évolution et Pour accompagner ces évolutions, les nouvelles générations
sont également mieux accompagnées. La nouvelle politique
de variabilité en cours de l’installation en agriculture ouvre le Plan de
Les facteurs d’évolution présentés ci-dessous ne sont pas Professionnalisation Personnalisé (PPP) et la
exhaustifs, mais sont suffisamment prospectifs et significatifs professionnalisation à tous les porteurs de projet, qu’ils soient
pour rendre compte de la dynamique et des impacts des ou non demandeurs des aides des pouvoirs publics dans la
évolutions en cours sur les activités et les pratiques agricoles. mesure où les deux tiers des installations agricoles sont des
Ces facteurs auront incontestablement des effets directs ou installations non-aidées14. Elle a pour objet de renforcer
indirects sur les emplois des salarié-es de l’agriculture. l’accompagnement et la professionalisation des candidat-es à
l’installation par les acteurs de la formation, du conseil et les
l L’évolution de la démographie agricole
collectivités. En phase d’installation ou de transition, la
L’évolution de la démographie agricole aura des conséquences sécurisation des parcours professionnels constitue l’une des
sur l’organisation, le fonctionnement et la transmission des clés du changement.
entreprises agricoles8. On observe un net vieillissement des
chef-fes d’exploitation. Le pourcentage de chef-fes d’exploitation l La réforme de la Politique Agricole Commune
de plus de 50 ans a fait un bond de 32 à 38% entre 2000 et (PAC) 2015
2010. Le secteur laitier et la plupart des systèmes spécialisés La réforme de la PAC est entrée en application en 201515. Elle
sont particulièrement touchés. D’autre part, les enfants vise à soutenir l’ensemble des filières agricoles et à orienter
d’agriculteur-ices ne représentent plus un vivier suffisant pour le les aides agricoles en faveur de l’élevage, de l’emploi, de
renouvellement des générations, ceci à l’horizon d’une vingtaine l’installation de nouveaux agriculteur-ices, de la "triple
d’années9. Cette évolution est d’autant plus préoccupante que performance" et des territoires ruraux. Le budget s’élève pour
la part des moins de 40 ans recule sensiblement, passant de la France à 9,1 milliards d’euros de crédits européens par an
34% en 2000 à seulement 23% en 2010. sur la période 2014/2020 (contre 9,3 milliards en 2013). 5
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Le contexte de l’emploi visé
Les droits au paiement unique (DPU) qui existaient en 2014, Développement (RFD) à une réflexion globale sur le
sont remplacés par une aide en trois parties : le droit au fonctionnement des agroécosystèmes et le métier d’agriculteur
paiement de base (DPB), le paiement vert et le paiement qui s’appuie à la fois sur une discipline scientifique, des
redistributif. La valeur moyenne France entière sera de pratiques agricoles innovantes et un mouvement social.
243€/ha sur les 52 premiers hectares de l’exploitation. L’ambition du “Produisons autrement” et des plans ou
Le paiement “de base” est versé en fonction des surfaces programmes d’action19 qui l’accompagnent est d’engager une
détenues par les agriculteur-ices. Sa valeur est liée aux évolution du cadre de pensée et des modèles agricoles qui
paiements historiquement reçus en 2014 et va placent l’innovation technique, économique, sociale et
progressivement “converger” pour que l’aide par hectare organisationnelle au cœur du système. L'agro-écologie est
apportée à chaque agriculteur se rapproche de la valeur définie à l’article 1 du Code rural et de la pêche maritime. Les
moyenne nationale, réduisant ainsi les disparités entre systèmes dits agro-écologiques sont des systèmes qui
agriculteur-ices. En 2015, la valeur moyenne des DPB France “privilégient l’autonomie des exploitations agricoles et
entière (indicative) sera de 132€/ha. l’amélioration de leur compétitivité, en maintenant ou en
Le paiement “vert” est un paiement découplé, payé en augmentant la rentabilité économique, en améliorant la valeur
complément des DPB. Le montant moyen du paiement vert au ajoutée des productions et en réduisant la consommation
niveau national sera de 86€/ha. Il est accordé à tout exploitant d’énergie, d’eau, d’engrais, de produits phytopharmaceutiques
qui respecte (sauf cas dérogatoires) un ensemble de trois et de médicaments vétérinaires, en particulier les antibiotiques.
critères bénéfiques pour l’environnement : Ils sont fondés sur les interactions biologiques et l’utilisation
- contribuer au maintien au niveau régional, d’un ratio de des services écosystémiques et des potentiels offerts par les
prairies permanentes par rapport à la surface agricole utile ressources naturelles, en particulier les ressources en eau, la
de la région, et ne pas retourner certaines prairies biodiversité, la photosynthèse, les sols et l’air, en maintenant
permanentes, dites “sensibles” ; leur capacité de renouvellement du point de vue qualitatif et
- avoir une diversité des assolements, c’est-à-dire avoir sur quantitatif. Ils contribuent à l’atténuation et à l’adaptation aux
ses terres arables, au moins trois cultures dans le cas effets du changement climatique”20.
général ;
De la plante et de l’animal au système alimentaire mondial,
- disposer de surfaces d’intérêt écologique (SIE) sur son
exploitation, c’est-à-dire avoir des éléments (arbres, haies, l’agro-écologie se définie comme une façon de concevoir et de
bandes tampon, certains types de culture...) correspondant piloter des systèmes de production en s'appuyant sur un
à au moins 5 % de la surface en terres arables et SIE. ensemble de principes communs :
Le paiement redistributif est un paiement découplé, d’un - La valorisation des processus naturels, de la diversité
montant fixe au niveau national, payé en complément des biologique et génétique naturelle, cultivée ou élevée et le
DPB de l’exploitation, dans la limite de 52 hectares par renforcement des régulations biologiques dans les
exploitation. Il permet de valoriser les productions à forte agroécosystèmes ;
valeur ajoutée ou génératrices d’emploi, qui se font sur des - La recherche du recyclage des éléments (azote, phosphore,
entreprises de taille inférieure à la moyenne. C’est une aide eau) et de l’autonomie vis-à-vis de l’énergie et des intrants.
indirecte à l’emploi. Le montant du paiement redistributif sera Si les leviers agronomiques sont bien identifiés et permettront
de 26€/ha en 2015 et augmentera progressivement pour d’améliorer les performances21 techniques, économiques et
atteindre 100€/ha en 2018. environnementales, les freins socio-techniques au dévelop-
Très majoritairement dédiées à l’élevage, des aides pement de l’agro-écologie et à la diversification des productions
couplées16 pourront être accordées à tout secteur “en sont nombreux. De la phytotechnie à l’agro-écologie, ce chan-
difficulté économique”, à condition d’être dans la liste prévue gement de paradigme aura des effets à trois niveaux :
par le texte communautaire. - A l’échelle de l’exploitation et de son système de production,
Enfin, les mesures agro-environnementales et climatiques17 par une plus grande diversité fonctionnelle des espèces et
(MAEC) et les aides pour l’agriculture biologique sont des des variétés cultivées dans le temps (rotations) et dans
mesures permettant d’accompagner les entreprises agricoles l’espace (assolements), et par l’emploi d’une génétique
qui s’engagent à maintenir ou à développer la "triple adaptée ;
performance". C’est un outil clé pour la mise en œuvre du - A l’échelle des territoires de polyculture-élevage, par la
projet agro-écologique pour la France. complémentarité entre activités de culture et d’élevage qui
l “Agricultures : produisons autrement” : une
permettra d’une part, de gérer et de valoriser les effluents
démarche systémique, prospective et collective organiques et, d’autre part, d’assurer un débouché à la
diversification des productions ;
Les grands cycles biogéochimiques du carbone, de l’azote et
du phosphore ont été profondément modifiés ces dernières - A l’échelle des filières, avec le développement de nouveaux
décennies par l’intensification, la spécialisation et la modes d’organisation entre acteurs et de nouveaux
concentration géographique des activités agricoles dont la débouchés pour les cultures de diversification.
durabilité pose aujourd’hui question18. Cette mutation a été La transition agro-écologique vers des systèmes de
marquée par un recul du "raisonnement agronomique" et une production innovants pourra également avoir, au cas par cas,
perte d’autonomie des entreprises synonyme d’une des conséquences sur la complexité, le temps et l’organisation
dépendance accrue vis-à-vis des énergies et des intrants du travail ainsi que sur les niveaux de production et
conventionnels. l’endettement du fait des investissements requis.
La loi n°2014-1170 du 13 octobre 2014 d'avenir pour C’est pourquoi la réussite de la transition nécessite le
l'agriculture, l'alimentation et la forêt porte une nouvelle développement des échanges d’expérience dans le cadre de
ambition pour l'agriculture française. Depuis 2012, la politique démarches collectives qui engagent à dépasser le
volontariste des pouvoirs publics engage les agriculteur-ices raisonnement à l’échelle de la parcelle et de l’exploitation,
6 et l’ensemble du système de Recherche-Formation- pour aller à l’échelle du paysage, du territoire et des filières.
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Le contexte de l’emploi visé
Le groupement d'intérêt économique et environnemental de nouvelles filières et de diversification des productions, des
(GIEE) constitue l'un des outils de la "relance agronomique"22 services et des compétences, pour réussir l’adaptation de
qui structurera et favorisera cette transition en s'appuyant de nos sociétés au changement climatique.
manière privilégiée sur des projets collectifs dont l'objectif est
de combiner la performance économique, environnementale l Les "fermes numériques" : le développement des
et sociale des entreprises. Il permettra également d'impliquer nouvelles technologies et des agroéquipements
plus efficacement l'ensemble des acteurs des filières et du Robot pour la traite des vaches, drones d'observation de la
développement agricole pour "déverrouiller" les freins socio- qualité des sols, guidage des véhicules agricoles par GPS …
techniques à l’innovation23. le secteur des agroéquipements se diversifie lui aussi pour
La reconnaissance officielle de la diversité des agricultures accompagner, autant qu’il suscite, les changements de
par les pouvoirs publics suscite un large consensus qui permet pratiques et de systèmes. Les outils d’aide à la décision, la
de valoriser la complémentarité des approches, sans opposer gestion des flux de données et les machines connectées
les modèles agricoles. L’approche proposée par "la triple bénéficient des nouvelles technologies.
performance" constitue un investissement pour l’avenir qui En production végétale, le travail superficiel du sol, le semis
répond aux préoccupations exprimées par une majorité direct (TCS27 et TCSL) et la gestion physique de la flore
d’agriculteur-ices en termes de réduction des intrants et spontanée, en substitution ou en complément de la chimie,
d’amélioration de la vie des sols notamment24, pour anticiper sont de plus en plus fréquemment associés à d’autres leviers
et s’adapter au changement tout en maintenant un haut agronomiques "amont" pour la protection intégrée des
niveau de compétitivité. cultures, quel que soit le mode de conduite des cultures. Du
semis jusqu’à la récolte, l’informatique embarquée et les
l Le défi de l’atténuation et de l’adaptation au systèmes de guidage progressent avec le recours à des
changement climatique technologies de plus en plus sophistiquées (géolocalisation,
L’irréversibilité du changement climatique aura des laser, caméra) comme une des voies possibles pour s’adapter
conséquences prévisibles autant qu’imprévisibles sur la au nouveau contexte économique et environnemental
résilience25, la vulnérabilité et la durabilité des agricultures de (économie d’intrants, de temps de travail et d’énergie).
nos régions. Facteur de risques et d’incertitudes, ces En production animale, les "fermes numériques" se
changements s’accompagnent déjà de l’apparition développent rapidement avec l’augmentation du nombre
d’événements climatiques extrêmes et coûteux, comme des d’animaux. L’usage des capteurs, des robots et des systèmes
périodes de sécheresses inhabituelles, de violents épisodes de monitoring rend plus facile le suivi des animaux et
pluvieux ou venteux, etc. A plus long terme, l’élévation du confortable le travail des éleveurs en matière de prophylaxie
niveau de la température moyenne à la surface du globe aura collective, de traçabilité animale, d’épidémio-surveillance ou
pour effet de modifier la répartition mondiale des zones agro- de sélection génétique. Ces changements de pratiques ont
écologiques et d’affecter durablement les facteurs également d’importantes conséquences sur le système
pédoclimatiques, la biodiversité et l’épidémiologie des grands d’alimentation, l’autonomie et la dépendance des élevages.
bassins de production français et européen.
La maîtrise de l’évolution technologique et des charges de
En conséquence, les agriculteur-ices devront être capables structure qui y sont liées constitue un enjeu28. Dans tous les
d’adapter leurs systèmes de production pour maîtriser leurs cas, le développement et l’accès aux nouvelles technologies
émissions de gaz à effet de serre (GES). En France, les auront un impact significatif sur l’organisation et la productivité
émissions annuelles de GES du secteur agricole représentent du travail, ainsi que sur la compétence et la relation des agri-
18% des émissions totales du pays : gaz carbonique (CO2), manageurs au vivant.
méthane (CH4) principalement liés à l’élevage et de dioxyde
d’azote (N2O) lié à la fertilisation azotée. Le défi climatique l La traçabilité des pratiques et la qualité des
offre également aux responsables d’entreprises agricoles productions agricoles et alimentaires
l’opportunité de participer activement, collectivement et
Dans un contexte de tertiarisation de l’agriculture, la gestion
individuellement, à l’atténuation et à l’adaptation au
de la qualité est aujourd’hui unanimement considérée comme
changement climatique.
un enjeu. L’exigence de traçabilité des pratiques et de "qualité
Un rapport du CGAAER26 indique que “nos sociétés n’ont que totale" des productions agricoles et alimentaires est une
très peu conscience des services vitaux que l’agriculture rend préoccupation constante pour s’adapter à l’évolution de la
déjà et pourrait rendre plus encore à la planète et à l’humanité réglementation et répondre à la demande des marchés. Les
pour résoudre le défi climatique (…). Le secteur agricole professionnels des filières d'élevage sont particulièrement
pourrait à lui seul "amortir" une part importante (20 à 60%) concernés. Les enjeux économiques et les conséquences
des émissions planétaires de GES d’ici à 2030, puis 2050”. pour les éleveurs sont aujourd’hui très concrets en terme de
C’est en premier lieu la capacité photosynthétique du "secteur respect des bonnes pratiques d’élevage, de transport et
des terres" (agriculture, forêt et sols) qui constitue un véritable d’abattage, d’investissements financiers et de mises aux
atout pour réduire ces émissions par leur fonction de stockage normes. Si des changements de pratiques importants ont déjà
du carbone dans les sols et les produits de la biomasse. Plus été réalisés ces dernières années29, beaucoup reste à faire
encore, c’est le développement des biofilières qui permettra compte tenu de la montée des attentes des consommateurs
d’atténuer ces émissions, et d’adapter nos modes de et des citoyens en matière d’éthique, de développement
consommation et de production, par effet de substitution de durable et de bien-être animal. La création de l’identifiant
produits bio-sourcés à des produits, des hydrocarbures et des “Viandes de France”, une certification bleu-blanc-rouge
énergies conventionnels d’origines fossiles très émissifs de volontaire30 pour des animaux d’élevage nés, élevés, abattus
GES (bétons, métaux, hydrocarbures et chimie fossile). et transformés en France, confirme cette tendance.
En tout état de cause, le défi climatique affectera le fonction- Qu’elles soient tournées vers les marchés internationaux, l’agro-
nement des agroécosystèmes autant qu’il sera la source d’in- industrie, les circuits courts ou les services (agrotourisme),
novations, et d’opportunités considérables de développement toutes les entreprises doivent ainsi répondre à de nombreuses 7
Page 12
Le contexte de l’emploi visé
demandes externes tout en assurant leur gestion interne. Dans A 1409 Elevage de lapins et volailles
un souci de conformité avec la réglementation ou dans le cadre Aviculteur / Avicultrice
de démarches volontaires, l’enregistrement des pratiques et la Eleveur / Eleveuse
gestion documentaire constituent une nécessité pour produire, Eleveur(se)-sélectionneur(se)
transformer et commercialiser. Il ne s’agit plus seulement de Engraisseur / Engraisseuse
fournir des matières premières "peu différenciées", mais de Gaveur / Gaveuse
garantir une qualité identifiable (standard, supérieure ou Naisseur / Naisseuse
spécifique) et de fournir des services destinés à un ou plusieurs Responsable d'élevage
clients ou parties prenantes (administration, collectivités) dans …
le cadre de contractualisation et de cahier des charges. A 1410 Elevage ovin ou caprin
Quelle que soit la stratégie commerciale retenue, en terme de Berger / Bergère
standardisation (globalisation) ou de différenciation, la gestion Berger fromager / Bergère fromagère
de la qualité permet de créer de la valeur ajoutée, conditionne Chevrier / Chevrière
l’accès à certains marchés ou le versement de certaines aides. Eleveur / Eleveuse
Eleveur(se) laitier(ère) en production ovine et caprine
Beaucoup d’agriculteur-ices, de filières professionnelles et de
Eleveur(se)-sélectionneur(se) d'ovins et de caprins
territoires sont engagés dans des initiatives très diverses :
Producteur / Productrice de lait d'ovin et de caprin
productions sous signes officiels de la qualité et de l’origine Responsable d'élevage
(AOC, AOP, IGP, STG et Label rouge), Certificats de Conformité …
des Produits (CCP), système de management intégré de la
A1411 Elevage porcin
qualité, de l’environnement, de la responsabilité sociale ou
Chef d'exploitation agricole porcine
sociétale (NF, ISO), référentiels et qualifications (HVE), chartes
Chef d'élevage porcin
de bonnes pratiques (BCAE), mesures agro-environnementales Chef de production agricole porcine
(MAEC), etc. Aujourd’hui plus qu’hier, les agriculteur-ices sont Conducteur(trice) d'atelier de production animale porcine
incités par les acteurs économiques, les territoires et les Eleveur / Eleveuse en production porcine
pouvoirs publics à développer des stratégies et à contractualiser Eleveur(se)-sélectionneur(se) en production porcine
des engagements qui valorisent avantageusement les pratiques Engraisseur / Engraisseuse de porcelets
innovantes et les productions de qualité. Naisseur-engraisseur / Naisseuse-engraisseuse porcin
Producteur / Productrice hors sol porcin
Responsable d'élevage porcin
Régisseur / Régisseuse d'exploitation agricole porcine
Second / Seconde d'exploitation porcine
2- Les emplois visés Technicien(ne) spécialisé(e) en conduite d'élevage porcin
…
par le diplôme A 1416 Polyculture élevage
Agriculteur / Agricultrice
Les emplois-type ciblés par le baccalauréat professionnel Chef d'exploitation agricole
agricole "Conduite et Gestion de l'Entreprise Agricole" (CGEA) Chef d'équipe d'exploitation agricole
et le Brevet Professionnel "Responsable d'Entreprise Agricole" Chef d'équipe en polyculture élevage
(BPREA) sont ceux d’agriculteur-ices et de salarié-es Chef de culture céréalière
agricoles hautement qualifié-es dont le niveau d’emploi est le Chef de production agricole
niveau IV. Ces deux diplômes permettent d'obtenir la capacité Contremaître / Contremaîtresse agricole
professionnelle pour s’installer avec ou sans les aides (DJA). Contremaître / Contremaîtresse d'exploitation agricole
Ces emplois-type renvoient à différentes appellations Cultivateur / Cultivatrice de grandes cultures
institutionnelles ou d’usage présentées ci-après. Cultivateur / Cultivatrice de plein champ
Céréalier / Céréalière
2.1- Différentes appellations Exploitant / Exploitante agricole
Gérant / Gérante d'exploitation agricole
institutionnelles ou d’usage Intendant / Intendante d'exploitation agricole
Polyculteur éleveur / Polycultrice éleveuse
dans les entreprises Producteur / Productrice
Pôle emploi présente dans le Répertoire opérationnel des Régisseur / Régisseuse d'exploitation agricole
métiers et des emplois (ROME) différentes appellations des Second / Seconde d'exploitation en polyculture élevage
emplois et métiers visés. Ces différentes appellations institu- …
tionnelles sont regroupées au sein des codes A 14. Dans certaines entreprises, d’autres appellations sont utilisées
A 1407 Elevage bovin ou équin en référence aux conventions collectives.
Agriculteur / Agricultrice
Conducteur(trice) d'atelier de production animale bovine ou équine 2.2. Lien avec des statuts d’emploi
Eleveur / Eleveuse Le professionnel titulaire d’un des emplois observés, selon
Eleveur(se)-sélectionneur(se) qu’il est salarié-e ou responsable d’entreprise, ne réalise pas
Producteur / Productrice obligatoirement toutes les activités identifiées. Pour réaliser
Responsable d'élevage certains travaux, le titulaire de l’emploi doit être titulaire du
Responsable de troupeau Certificat Individuel Produits Phytosanitaire (CIPP) qu’il peut
8 ... acquérir dans le cadre de sa formation.
Page 13
Le contexte de l’emploi visé
2.3. Place dans l’organisation Le responsable d’entreprise assume, seul ou avec ses
associé-es, la responsabilité :
hiérarchique de l’entreprise - des résultats de l’entreprise et de l’atteinte de ses objectifs
Le responsable d’entreprise agricole et les salarié-es technico-économiques, sociaux et environnementaux ;
hautement qualifié-es peuvent exercer leurs activités dans des
- du respect du code du travail et du code rural et de toutes
types d’entreprises très différents, en fonction du secteur les réglementations et recommandations liées à la sécurité
d'activité, de la taille, du statut juridique, du mode de au travail pour lui-même, ses salarié-es, apprenti-es,
production ou de l’organisation sociale de l’entreprise ainsi stagiaires et pour les tiers ainsi que celles qui sont liées à
qu’en fonction des réseaux et du territoire dans lesquels les l’accueil du public ;
activités de l’entreprise s’inscrivent. - du respect des réglementations liées à la préservation de
l’environnement, à la santé publique et au bien-être animal ;
Les décisions stratégiques, la négociation, la
contractualisation et celles liées au pilotage sont mises en - au respect des clauses de tous les types de contrats ou de
œuvre par tout responsable d’entreprise agricole, quel que cahiers des charge dans lesquels il ou elle a engagé sa
signature.
soit le secteur d’activité et le système de production.
Certaines des fonctions de pilotage comme l’organisation du Ces responsabilités peuvent être exercées au titre de
travail dans un atelier peuvent être déléguées à un-e salarié- l’entreprise ou à titre personnel, dans certains cas, en cas de
non-respect de la réglementation. Seules les responsabilités
e hautement qualifié-e. Les fonctions techniques liées à la relatives à l’atteinte des objectifs techniques ou économiques
production, à la transformation et à la commercialisation sont peuvent être déléguées à un-e salarié-e hautement qualifié-e.
propres à chaque entreprise en fonction du secteur d’activité
Pour un-e salarié-e hautement qualifié-e, la délégation de
et du système de production choisis. Les activités liées à la responsabilité porte, au-delà de la bonne exécution des
production peuvent être intégralement réalisées par le travaux dans le cadre de consignes et des réglementations,
responsable, ou bien déléguées, tout ou partie, à un-e sur la maîtrise complète d’un atelier de production ou de
salarié-e hautement qualifié-e ou une entreprise extérieure. transformation. Les décisions de gestion sont alors partagées
avec l’employeur. Le salarié-e peut être amené-e à remplacer
Selon les formes juridiques adoptées, le responsable temporairement le responsable d’entreprise et à assurer des
d’entreprise est complètement autonome dans ses choix ou fonctions d’encadrement. Les profils d’emploi valorisent la
doit rendre des comptes et se conformer aux décisions d’un polyvalence et la capacité à encadrer des équipes de travail.
collectif (conseil d’administration …). Il peut faire appel à des Au-delà, le chef d’entreprise a entière liberté pour choisir les
entreprises de travaux agricole (ETA) et des saisonniers. productions et les services, les modes de conduite et les
Lorsqu’il ou elle est salarié-e, le titulaire de l’emploi est placé, circuits de commercialisation ainsi que les partenaires qui lui
soit sous l’autorité du chef d’entreprise, soit d’un-e chef-fe d permettront d’atteindre ses objectifs. Le responsable
d’entreprise peut également s’impliquer dans des organismes
équipe. En tout état de cause, la responsabilité et l’autonomie professionnels agricoles, ainsi que dans des réseaux
qui lui sont déléguées sont induites par la nature de professionnels, associatifs ou territoriaux, des projets ou des
l’entreprise ou de l’organisme employeur et par l’expérience collectifs de travail, dans la formation agricole. Il doit alors
acquise au cours de sa carrière professionnelle. gérer son temps de travail sur l’entreprise et celui au service
du collectif.
2.4. Degré d’autonomie et
2.5. Conditions d’exercice de l’emploi
de responsabilité Le titulaire de l’emploi est soumis aux conditions d’exercices
Quels que soient leurs profils et leurs systèmes de production, propres à l’entreprise où il exerce son métier. Le métier de
les responsables d’entreprises agricoles et les salarié-es responsable d’exploitation n’est pas exclusivement tenu par
un-e chef-fe d’entreprise et peut aussi être exercé par les
hautement qualifié-es sont de plus en plus polyvalent-es et
conjoint-es d’exploitant-es, associé-es ou salarié-es
multicompétent-es. hautement qualifié-es, quel que soit le mode de faire valoir.
Très autonome, le titulaire de l’emploi travaille seul-e et en Le chef-fe d’entreprise gère des personnels qui travaillent
sous sa responsabilité. Les activités sont conduites en relation
réseau avec l’appui d’associé-es, de salarié-es, d’agriculteur- avec différents partenaires, services ou interlocuteurs.
ices voisin-es, de technicien-nes et de partenaires. Il dispose
d’une forte capacité d’initiative. Il a le sens des responsabilités Le titulaire de l’emploi est amené à travailler le plus souvent
en extérieur pour assurer tout ou partie des travaux de
et la capacité à se remettre en cause. Il doit savoir écouter et conduite des productions agricoles. Lors des travaux de
dialoguer, et savoir s’entourer d’experts pour le conseiller dans préparation ou de pulvérisation de produits phyto-
ses décisions et l’accompagner dans ses projets. Il peut pharmaceutiques autorisés et des interventions sur les
déléguer certaines fonctions ou activités dont il garde la animaux, le titulaire de l’emploi doit se protéger avec des
responsabilité. Equipements de Protection Individuelle (EPI) : gants, lunettes
masque, protections respiratoire et combinaisons.
L’autonomie du chef d’entreprise s’exerce dans le cadre des
Le travail de pilotage, de gestion et d’administration de
réglementations auxquelles ses activités le soumettent et des l’entreprise est réalisé au bureau, à distance ou à l’extérieur.
engagements qu’il ou elle a librement choisi de Le responsable d’entreprise se déplace fréquemment et passe
contractualiser. une partie de son temps à l’extérieur, en réunion, et à 9
Page 14
Le contexte de l’emploi visé
démarcher des partenaires pour développer son entreprise et 6 Fiche thématique "Arboriculture" (Ibid) http://agriculture.gouv.fr/Remise-
en assurer la gestion. Il peut également travailler en du-rapport-sur-l-agro
laboratoire pour réaliser la transformation et, en magasin ou 7 Centre d’Études et de Prospective Statut et droits de l’animal d’élevage
en France : évolution, enjeux et perspectives. Analyse no. 58 – Juillet
à l’extérieur, pour réaliser la vente de ses productions. Selon 2013.
les configurations d’emploi, il est plus ou moins polyvalent-e. 8 Marc Bernier “Évolution de la démographie agricole et ses conséquences
Le mode d’organisation du travail est fonction de la taille et sur l’organisation, le fonctionnement et la transmission des exploitations
agricoles” - Rapport - Ministère de l'agriculture et de la pêche – Mars
des activités de l’entreprise, de la diversité des productions, 2006.
des services et des circuits de commercialisation. L’activité 9 Bertrand Hervieu, François Purseigle (2013) Sociologie des mondes
peut s’exercer seul-e ou en équipe, en horaires décalés et agricoles, Paris, Armand Colin, coll. “U Sociologie”, 318.
être soumise au rythme des saisons et à des pointes de travail 10 Dossier “Regard sur la diversité de l’agriculture française” Chambres
(moissons, vêlages, transformation, livraisons et vente directe, d’agriculture no. 1018 – Décembre 2012.
…). En fonction des saisons et des différents chantiers, une 11 Jacques Abadi sociologue INP-ENSAT. Etre agriculteur aujourd’hui.
certaine disponibilité est attendue. http://www.mp.chambagri.fr
12 GraphAgri. http://agreste.agriculture.gouv.fr
L’environnement de travail est de plus en plus ouvert sur le
13 La part des femmes cheffes d’exploitation ou coexploitantes est passée
territoire et induit des démarches collectives. Il est aussi plus de 8% en 1970 à 27% en 2010. Centre d’Études et de Prospective (CEP)
complexe avec notamment de fortes exigences techniques, Les femmes dans le monde agricole. Analyse no. 38 – Mars 2012.
administratives, réglementaires et relationnelles. 14 CNASEA (2006) AGRESTE (2010).
Dans toutes les situations de travail, le titulaire de l’emploi agit 15 http://agriculture.gouv.fr/PAC2015
dans le respect des règles de sécurité, pour lui-même, ses 16 Une aide couplée consiste à aider spécifiquement une exploitation agricole
collègues et pour les tiers, et dans le respect de la lorsqu’elle génère un certain produit. Si une exploitation agricole génère
plusieurs produits, elle peut bénéficier de plusieurs aides couplées.
réglementation en vigueur.
17 A partir de 2015, les MAEC sont de trois types : des MAEC nouvelles
répondant à une logique de système ; des MAEC répondant à des enjeux
2.6. Évolutions possibles localisés, construites à partir de la combinaison d’engagements unitaires,
suivant les bases de ce qui existe aujourd’hui ; des MAEC répondant à
des diplômés dans et hors de l’emploi l’objectif de préservation des ressources génétiques (dispositifs pour les
races menacées animales et végétales et dispositif apiculture). Le
Le titulaire de la qualification peut évoluer de façon différente selon montant total des aides publiques consacrées aux MAEC sur la période
la structure et le secteur d’activité dans lequel il est employé. En 2014/2020 est doublé par rapport à la période 2007/2013.
fonction du niveau de compétences développé mais aussi de son 18 Peyraud J.-L., Richard G., Gascuel-Odoux C., Boucler les grands cycles
autonomie, il peut se voir confier davantage de responsabilités biogéochimiques. Innovations Agronomiques, 43 (2015), pp. 177-186
dans l’entreprise qui l’emploie ou dans une autre structure. 19 http://agriculture.gouv.fr/Produisons-autrement
20 http://www.assemblee-nationale.fr et http://www.legifrance.gouv.fr
L’élévation du niveau de compétences peut se faire par la voie
21 Il existe plusieurs combinatoires des trajectoires possibles pour atteindre
de la formation continue, notamment via un Brevet de un même objectif ou niveau de performance. La performance est
Technicien Supérieur Agricole (BTSA) Analyse, Conduite et entendue comme la réalisation des objectifs de l’entreprise, d’une action
Stratégie de l’Entreprise agricole (ACSE) Agronomie ou d’un fonctionnement préalablement défini par le décideur. La
Productions Végétales (APV) Productions Animales (PA). performance globale de l’entreprise est nécessairement
multidimensionnelle dès lors que les objectifs sont multiples.
A la suite d’une expérience professionnelle, le salarié-e peut 22 On entend par “relance agronomique” un effort de tout le système de
devenir gérant-e, s’associer ou bien choisir de s’installer en RechercheFormationDéveloppement agronomique pour engendrer et ou
tant que responsable d’entreprise agricole. Beaucoup intensifier un nouveau cours du progrès technique et du développement
agricoles, orienté selon les principes du Développement Durable, et
d’agriculteur-ices débutent leur carrière comme salarié-es prenant en compte la diversité des contextes, milieux et systèmes de
agricoles. Ces expériences et compétences peuvent être production. Cette acception ne se limite pas à la relance de l’agronomie.
transférables dans un autre emploi de la production agricole Elle s’étend à l’ensemble du processus d’innovation et englobant donc
ou hors de l’agriculture, avec ou sans formation tout le système de RFD. https://www.gis-relance-agronomique.fr
complémentaire. 23 J.M. Meynard, A. Messéan, A. Charlier, F. Charrier, M. Farès, M. Le Bail,
M.B. Magrini, I. Savini (2013) Freins et leviers à la diversification des
cultures. Etude au niveau des exploitations agricoles et des filières.
Synthèse du rapport d’étude, Délégation à l’expertise scientifique, à la
__________________ prospective et aux études. INRA. Janvier 2013.
1 Dossier “Regard sur la diversité de l’agriculture française” Chambres 24 Étude MAAF/BVA “Perception de l’agro-écologie par les agriculteurs
d’agriculture no. 1018 – Décembre 2012. français” réalisée en janvier 2015 auprès de 655 agriculteurs constituant
un échantillon représentatif. http://agriculture.gouv.fr
2 Est considérée comme exploitation agricole professionnelle, toute
exploitation d’une taille économique supérieure à 12 équivalent-hectares 25 La résilience est la capacité d’un agroécosystème de faire face à une
de blé et occupant au moins 0,75 unité de travail annuel (source INSEE perturbation donnée, d’absorber ce choc et de maintenir ses fonctions.
- Agreste, arrêté du 24 janvier 2000). 26 Note de synthèse “L’agriculture et la forêt : des solutions face au défi
3 Graphagri (2012) http://agreste.agriculture.gouv.fr climatique. Quelles solutions possibles”. Rapport du CGAER no. 14056
“Les contributions possibles de l’agriculture et de la forêt à la lutte contre le
4 Parmi les 42% de familles d’exploitations spécialisées dans un type de changement climatique”. Février 2015. http://agriculture.gouv.fr/rapports
production, on dénombre 37557 systèmes spécialisés en céréales et
27 Techniques culturales Simplifiées (TCS) et Techniques Culturales Sans
oléoprotéagineux (COP), 19082 en COP et cultures industrielles, 3240 en
Labour (TCSL)
COP et cultures spéciales, 9154 en arboriculture et 5614 en maraîchage.
28 L’agroéquipement génère en moyenne plus de 50 % des charges de
5 Fiche thématique "Exploitations agricoles de grandes cultures annuelles"
structure d’exploitation agricole. Chambres d’agricultures – Dossier “Les
Extraite du rapport “Le projet agro-écologique : vers des agricultures
Chambres d’agriculture à la pointe des nouvelles technologies” no. 1034
doublement performantes pour concilier compétitivité et respect de – Juin Juillet 2014.
l’environnement ; déclinaison pour quelques orientations productives” H.
Guyomard, C. Huyghe et J.-P. Peyraud, B. Coudurier, F. Jeuland, N. 29 Voir l’étude de l’Institut de l’élevage (avril 2014) htpp://www.rmt-bien-etre-
Urruty et les groupes filières de l’INRA, mai 2013 animal.fr/IMG/pdf.Kling.pdf
10 http://agriculture.gouv.fr/Remise-du-rapport-sur-l-agro 30 http://idele.fr
Page 15
Fiche descriptive
d’activités
Résumé du métier
Le métier de responsable d’entreprise agricole et celui de salarié-e hautement qualifié-e sont des métiers de plus en plus
exigeants techniquement et "intensifs" en connaissances. Ce sont aussi des métiers de plus en plus polyvalents, valorisants
et valorisés par la société.
Le cœur du métier reste caractérisé par la relation de l’individu au vivant et sa capacité de gérer les cycles de productions,
végétales et ou animales, grâce à un sens aigu de l’observation et une vision globale du fonctionnement de l’agroécosystème.
Il ou elle doit aimer le travail "au grand air" et au contact des animaux et disposer d’une bonne aptitude physique aux travaux
manuels en extérieur. Il est tributaire des conditions climatiques, des conditions d’ambiance des bâtiments et des événements
ou activités liés aux différents ateliers. Il ou elle travaille souvent seul-e, mais peut aussi travailler en équipe, de plus en plus,
avec des associé-es, des salariés-es, des technicien-nes et des agriculteur-ices voisin-es.
Un-e responsable d’entreprise autant qu’un-e salarié-e hautement qualifié-e doivent maîtriser les techniques de production et,
en fonction des orientations choisies, les procédés de transformation et de commercialisation. L’acte de production suppose
également l’utilisation fréquente d’une grande diversité d’agroéquipements, d’outils d’aide à la décision (OAD) et la maîtrise des
technologies de l’information et de la communication.
Gestionnaire d’entreprise et manager lorsqu’il emploie de la main d’œuvre salariée, le responsable d’entreprise agricole est un
homme ou une femme polyvalent-e et multicompétent-e qui doit savoir anticiper et s'adapter dans un contexte en rapide
évolution. Il doit pour cela assurer une veille prospective et rechercher les meilleurs pratiques et techniques disponibles pour
progresser. Responsable et autonome, sa capacité à analyser et à piloter, à prendre des décisions et à innover, fait de lui un
entrepreneur. Le responsable d’entreprise doit savoir écouter et dialoguer. Son aptitude à négocier des contrats et à
contractualiser des engagements pertinents est primordiale pour assurer le développement et l’insertion de l’entreprise dans
le tissu économique local et le territoire.
11
Page 16
Fiche descriptive d’activités
Liste des fonctions et des activités exercées
La fiche descriptive et prospective d’activités (FDA) liste l’ensemble des activités exercées par des titulaires des emplois visés
par le diplôme. La FDA ne décrit pas les activités exercées par un titulaire de l’emploi en particulier, mais correspond plutôt au
cumul de toutes les configurations d’emploi des personnes occupant les emplois visés par le diplôme. Ces activités sont
regroupées en grandes fonctions et sont écrites, par convention, sans pronom personnel, les activités pouvant être conduites
soit par une femme, soit par un homme.
1- Pilotage stratégique de l’entreprise 1.3.2- Collabore à des projets collectifs d’entreprises, de
agricole filières ou de territoires
1.3.3- Communique sur son métier, son entreprise et ses
1.1- Réalise un diagnostic de l’entreprise et de pratiques
l’agroécosystème 1.3.4- Contribue à la construction de références technico-
1.1.1- Observe pour apprécier l’état de l’agroécosystème : économiques, environnementales et sociales
l’état des cultures et des animaux d’élevage, les territorialisées
conditions d’hygiène et d’ambiance des bâtiments
d’élevage et leur environnement, l’état des sols, les 2- Préservation et amélioration des sols, de
auxiliaires des cultures à favoriser, à protéger ou à la ressource en eau et de la biodiversité
introduire, les bio-agresseurs à limiter, la flore fonctionnelle
spontanée, la faune (micro-, meso- et macrofaunes),
les infrastructures agro-écologiques, … 2.1- Maintient ou enrichit le sol en matières organiques
1.1.2- Identifie les échelles de territoire et les systèmes et favorise les régulations biologiques
socio-techniques dans lesquelles s’inscrivent les 2.1.1- Construit collectivement ou individuellement un
activités de l’entreprise assolement parcellaire diversifié
1.1.3- Identifie les risques, les atouts et les faiblesses, les 2.1.2- Construit une rotation adaptée au milieu et équilibrée
menaces et les opportunités sur le plan agronomique
1.1.4- Réalise une veille prospective et thématique et 2.1.3- Met en oeuvre des techniques de préparation du sol
sélectionne l’information 2.1.4- Raisonne et réalise les apports d’amendements
1.1.5- Écoute et dialogue avec les parties prenantes des 2.1.5- Cultive des couverts végétaux permanents ou
activités de l’entreprise temporaires associant des plantes de service aux
1.1.6- Analyse et compare les performances technico- cultures ou en intégrant l’élevage
économiques, financières, environnementales et 2.1.6- Composte ou valorise les fumiers, pailles, déchets
sociales des activités de l’entreprise au regard de ses végétaux et effluents d’élevage
objectifs et finalités, du contexte et des références 2.1.7- Plante et entretient arbres isolés, haies, bosquets,
disponibles ripisylves et alignements d’arbres en association ou
1.1.7- Met en relation ses observations, ses connaissances non de cultures ou d’animaux
et les recommandations du conseil agricole
2.2- Préserve le sol de l’érosion et du lessivage
1.2- Élabore une stratégie globale et adapte le système 2.2.1- Détecte et apprécie les signes précurseurs de
de production l’érosion et du lessivage
1.2.1- Détermine ou adapte ses objectifs personnels et 2.2.2- Met en œuvre des pratiques culturales à l’aide
professionnels, seul-e ou avec ses associé-es d’équipements agricoles adaptés
1.2.2- Raisonne le choix des productions et des services mis 2.2.3- Alterne cultures d’hiver et de printemps dans la
en marché par l’entreprise rotation et l’assolement des cultures
1.2.3- Identifie les freins et les leviers agronomiques, 2.2.4- Entretient ou implante haies, mares, talus et fossés,
zootechniques et socio-techniques …
1.2.4- Recherche les pratiques et techniques les plus 2.2.5- Implante et préserve les prairies, bandes enherbées,
adaptées à ses objectifs …
1.2.5- Construit des hypothèses et évalue des scénarios 2.2.6- Modifie ou adapte le découpage parcellaire
d’évolutions possibles
1.2.6- Définit un projet ou un système de production et de 3. Conduite et valorisation des productions
commercialisation et les moyens d’atteindre ses
objectifs
alimentaires, non alimentaires et des
1.2.7- Raisonne le choix des investissements matériels et services
immatériels 3.1- Conçoit le système de production
1.2.8- Raisonne le choix de la structure juridique et fiscale de
l’entreprise 3.1.1- Calcule et analyse les coûts de production et marges,
1.2.9- Négocie et contractualise des engagements brutes et nettes, par atelier
commerciaux, institutionnels et partenariaux 3.1.2- Raisonne le choix des espèces, variétés et races
adaptées au milieu et à ses objectifs
1.3- S’implique dans des réseaux professionnels, 3.1.3- Construit un assolement et des rotations adaptés au
territoriaux et sociaux milieu et au système
1.3.1- Prend part à des activités et ou prend des 3.1.4- Définit le mode de conduite des cultures et de
responsabilités dans un ou plusieurs collectifs l’élevage
12 professionnels, associatifs, territoriaux ou citoyens 3.1.5- Définit un système fourrager pour l’élevage
Page 17
Fiche descriptive d’activités
3.1.6- Définit un plan de gestion intégrée de la santé animale 3.3.12- S’assure des bonnes conditions de chargement, de
3.1.7- Définit un plan d’amélioration du bien-être animal transport et d’abattage des animaux
3.1.8- Définit un plan de protection intégrée des végétaux 3.3.13- Gère et valorise les effluents d’élevage dans la
3.1.9- Définit un plan de fertilisation et d’amendement fertilisation des cultures et ou la production d’énergie
3.1.10- Définit un plan de gestion, d’économie et ou de renouvelable
production d’énergies 3.3.14- Procède aux enregistrements liés à la conduite de
3.1.11- Définit un plan de gestion de la ressource en eau et de l’élevage
maîtrise des risques de pollution 3.3.15- Réalise les opérations liées à l’élevage avec ou sans
3.1.12- Définit un plan de limitation des émissions de gaz à l’aide de systèmes robotisés et de surveillance
effet de serre, d’ammoniac, de polluants 3.4- Entretient les bâtiments, les installations, le matériel
atmosphériques, d’odeurs et de bruits et les équipements
3.1.13- Définit un plan de gestion et d’amélioration de la
qualité des biens et services produits en conformité 3.4.1- Aménage et entretient les bâtiments, les locaux, les
avec les exigences de référentiels (normes, installations, les abords de l’entreprise et ses accès
standards…) ou en fonction des attentes des clients et 3.4.2- Réalise la maintenance de 1er niveau des
des parties prenantes des activités de l’entreprise équipements et des matériels
3.4.3- Nettoie et désinfecte les locaux et matériels
3.2- Conduit le système de culture 3.4.5- Met en œuvre des pratiques d’économie d’énergie
3.2.1- Prépare le sol à l’aide de techniques et d’outils adaptés 3.5- Valorise les productions
3.2.2- Implante les cultures et réalise les semis
3.5.1- Stocke, conditionne ou transforme sur l’exploitation
3.2.3- Observe pour apprécier l’état des cultures et des sols,
ou « à façon » des denrées alimentaires et non-
la présence d’auxiliaires, de bio-agresseurs, de la flore
alimentaires
spontanée
3.5.2- Négocie et vend des produits et des services
3.2.4- Protège et favorise les auxiliaires des cultures, les
3.5.3- Réalise des opérations de vente et de couverture sur
pollinisateurs et leurs habitats
les marchés à terme
3.2.5- Protège les cultures et gère la flore spontanée en
3.5.4- Livre, distribue ses produits collectivement ou
utilisant des techniques culturales et des méthodes
individuellement
biologiques, physiques ou chimiques 3.5.5- Assure collectivement ou individuellement la
3.2.6- Met en place des cultures associées, pérennes ou promotion de ses produits, de l’image de l’entreprise
annuelles, sur une même parcelle et de la filière
3.2.7- Fertilise les cultures 3.5.6- Accueille la clientèle
3.2.8- Met en œuvre des systèmes d’irrigation économe en 3.5.7- Prospecte de nouveaux débouchés
eau
3.2.9- Récolte, conditionne et stocke les productions
3.2.10- Réalise tout ou partie des opérations culturales avec
4. Organisation du travail, gestion des
ou sans l’aide de robots, de systèmes de guidage et ressources et des relations humaines
de l’informatique embarquée 4.1- Maintient et améliore le cadre, les conditions et les
3.3- Conduit le système d’élevage relations de travail
3.3.1- Observe pour apprécier le comportement, l’état de 4.1.1- Aménage et agence les locaux, les équipements et
santé, la croissance, le bien-être physique et les postes de travail de façon fonctionnelle
physiologique et la possibilité qu’ont les animaux 4.1.2- Évalue les risques professionnels et prend les
d’exprimer les comportements propres à l’espèce mesures de préventions nécessaires liées à
3.3.2- Prend les mesures pour limiter les sources de stress l’utilisation des locaux, des équipements et des
et de détresse, de blessures et de douleur des matériels
animaux et favoriser une relation homme-animal 4.1.3- Met à disposition, vérifie l’état et le port des
positive équipements de protection individuelle
3.3.3- Planifie et met en œuvre la reproduction des animaux 4.1.4- Élabore et actualise son document unique
3.3.4- Élabore un plan d’alimentation des animaux d’évaluation des risques professionnels
3.3.5- Met en œuvre le pâturage des animaux 4.2- Planifie et organise le travail
3.3.6- Entretient et améliore l’accès des animaux aux 4.2.1- Prévoit les besoins en main d’œuvre permanente et
pâturages et territoires de parcours saisonnière
3.3.7- Assure aux animaux un accès à des abris naturels 4.2.2- Mobilise ses pairs ou coopère à un chantier d’entraide
(haies, sous-bois...) ou artificiels 4.2.3- Établit le planning et l’exécution des travaux
3.3.8 Compose, calcule et distribue des rations saines et 4.2.4- Délègue, sous-traite ou contractualise certaines
équilibrées et un abreuvement en quantité et en activités
qualité suffisantes
3.3.9- Contient et manipule, allote, déplace et réalise les 4.3- Encadre une équipe
interventions liées à la conduite de l’élevage sans 4.3.1- Organise un chantier et anime une réunion de travail
brutalité ni actes de maltraitance 4.3.2- Donne ou prend des consignes de travail et rend
3.3.10- Réalise les opérations de prophylaxie, administre des compte ou constate les résultats
traitements et combine au besoin différentes 4.3.3- Organise en contexte le travail en fonction des
méthodes de soin, en coopération avec les différentes activités à effectuer
vétérinaires 4.3.4- Gère les conflits au sein de l’entreprise
3.3.11- Aménage les bâtiments et améliore les conditions 4.3.5- Organise la complémentarité et la polyvalence des
d’ambiance compétences 13
Page 18
Fiche descriptive d’activités
4.4- Gère les ressources humaines
4.4.1- Recrute et gère le parcours des salarié-es, stagiaires
et apprenti-es
4.4.2- Conduit périodiquement des entretiens professionnels
et actualise les fiches de poste
4.4.3- Identifie l’évolution des besoins en main d’œuvre et
en compétences de l’exploitation
4.4.4- Identifie les besoins individuels de formation des
salarié-es
4.4.5- Forme ses salarié-es, apprenti-es et stagiaires et se
forme
4.4.6- Réalise des activités et prend des mesures destinées
à développer la culture d’entreprise et la motivation
des salarié-es
5. Gestion et administration de l’entreprise
agricole
5.1- Produit des données et de l’information
5.1.1- Enregistre, traite et ou transmet des données à l’aide
de logiciels ou applications professionnelles
5.1.2- Élabore des documents d’information à l’aide de
différents outils et supports
5.1.3- Utilise des tableaux de bord et des outils d’aide à la
décision
5.2- Gère les achats, les stocks, les approvisionnements
et les services à l’entreprise
5.2.1- Négocie les prix et les contrats fournisseurs
5.2.2- Suit les stocks et approvisionnements
5.2.3- Contractualise des services à l’entreprise (juridique,
logistique, informatique, assurances …)
5.3- Gère ou fait procéder à la gestion courante des
opérations comptables
5.3.1- Établit des factures et réalise le suivi clientèle
5.3.2- Suit la trésorerie de l’entreprise
5.3.3- Établit ou fait établir les documents comptables de
l’entreprise
5.3.4- Analyse les résultats comptables
5.4- S’acquitte de ses obligations comptables, fiscales
et professionnelles
5.4.1- Contrôle la conformité à la réglementation, à la norme
ou à la référence
5.4.2- Rassemble les informations et justificatifs nécessaires
au(x) contrôle(s)
5.4.3- Assure la traçabilité de ses productions et celle de ses
approvisionnements
5.4.4- Sollicite les agréments et effectue les déclarations
requises
5.4.5. Déclare ou télédéclare en ligne ses surfaces et
demandes d’aides, TVA, …
5.4.6. Gère les contrats de travail et établit les fiches de paie
5.5- Règle les litiges commerciaux, les conflits d’usages
et ou de voisinage
14
Page 19
Situations
professionnelles
significatives
Les situations professionnelles significatives de la compétence (SPS) représentent les situations-clés, qui, si elles sont maîtrisées par
les titulaires des emplois visés par le diplôme, suffisent à rendre compte de l’ensemble des compétences mobilisées dans le travail.
Ces situations sont regroupées par champs de compétences selon la nature des ressources qu’elles mobilisent et la finalité visée.
Situations professionnelles significatives (SPS)
organisées en champs de compétences
Champs de compétences SPS Finalités
Pilotage stratégique de l Choix des productions et des services mis Permettre à l’entreprise de s’adapter et
l’entreprise agricole et en marché par l’entreprise d’innover dans un contexte en évolution
conduite du changement l Construction et évaluation de scénarios permanente tout en limitant les risques
d’évolutions possibles du système de pro- associés au changement
duction et ou de commercialisation
l Conduite d’un changement de système
de production et ou de commercialisation
Préservation et amélioration l Diagnostic de l’état des sols Améliorer la fertilité physique, chimique et
des sols et de la biodiversité l Conception d’un assolement et d’une rotation biologique des sols
fonctionnelle l Valorisation des effluents d’élevage et des
déchets végétaux
l Observation et appréciation de l’état de Atteindre les objectifs de production en
Conduite des processus l’agroécosystème prenant en compte l’évolution des politiques
de production l Gestion intégrée de la santé animale et agricoles, l’agro-écologie et la réglementation
végétale
l Conduite du système fourrager
l Amélioration du bien-être des animaux
d’élevage
Commercialisation l Mise en marché d’un produit ou d’un service Valoriser les produits et les services mis en
des produits agricoles et marché par l’entreprise en tenant compte de
des services l'évolution prévisible des marchés et de
l'émergence de nouveaux débouchés
Négociation, concertation et l Négociation d’un contrat (d’approvision- Assurer le développement et l’insertion de
élaboration d’un projet nement, de vente ou d’assurance) ou d’un l’entreprise dans le tissu économique local et
projet d’investissement le territoire
l Élaboration d’un projet collectif d’entre-
prises, de filière ou de territoire
Organisation du travail, l Encadrement d’une équipe Améliorer l’organisation collective du travail et
gestion des ressources et l Gestion des pointes de travail les relations humaines au sein de l’entreprise
des relations humaines
Gestion et administration l Gestion de trésorerie Améliorer les performances économiques,
de l’entreprise l Analyse des coûts de production, des sociales et environnementales de l’entreprise
marges brutes et nettes tout en maintenant ou en augmentant le
l Analyse des performances technico-éco- niveau de revenu
nomiques, financières, environnemen-
tales et sociales de l’entreprise
l Gestion des démarches qualité
15
Page 20
16
Page 21
Référentiel de diplôme
Brevet professionnel
option “Responsable d’entreprise
agricole”
Référentiel
de certification
Le référentiel de certification est constitué de deux parties :
- la liste des capacités attestées par le diplôme Brevet professionnel option “Responsable d’entreprise
agricole”
- les modalités d’évaluation permettant la délivrance du diplôme.
Les capacités sont déterminées à partir de l’analyse des emplois et du travail, en fonction des objectifs
éducatifs et d’insertion professionnelle, citoyenne et sociale visés par les certifications du Ministère chargé
de l’agriculture.
17
Page 22
18
Page 23
Liste
des capacités
attestées par
le diplôme
Capacités
C1- Se situer en tant que professionnel
C1.1- Développer une culture professionnelle en lien avec le vivant
C1.2- Se positionner dans les différents types d’agriculture, leur histoire, leurs fondements, leur organisation
C2- Piloter le système de production
C2.1- Réguler l’activité au regard de la stratégie, des opportunités, des évènements
C2.2- Gérer le travail
C3- Conduire le processus de production dans l’agroécosystème
C3.1- Combiner les différentes activités liées aux productions
C3.2- Mettre en oeuvre les opérations liées à la conduite des productions
C4- Assurer la gestion technico-économique, financière et administrative de
l’entreprise
C4.1- Porter un diagnostic sur les résultats de l’entreprise à l’aide d’indicateurs technico-économiques et financiers
C4.2- Réaliser des choix pour l’entreprise en matière fiscale et juridique
C5- Valoriser les produits ou services de l’entreprise
C5.1- Commercialiser un produit ou un service
C5.2- Négocier dans le cadre d’un contrat ou d’un projet collectif
C6- S’adapter à des enjeux professionnels particuliers
C7- S’adapter à des enjeux professionnels particuliers
19
Page 24
Modalités
d’évaluation
Le Brevet Professionnel "Responsable d'Entreprise Agricole" (BPREA) est un diplôme organisé et délivré en unités
capitalisables, spécifique à la formation professionnelle continue et à l’apprentissage. Les unités capitalisables peuvent être
obtenues indépendamment.
Chaque unité capitalisable correspond à une capacité du référentiel de certification.
Capacités Unités capitalisables Prescriptions spécifiques
C1 UC1 : Se situer en tant que professionnel
C2 UC2 : Piloter le système de production Évaluation en situation
professionnelle
C3 UC3 : Conduire le processus de production dans l’agroécosystème Évaluation en situation
professionnelle
C4 UC4 : Assurer la gestion technicoéconomique, financière et administrative Évaluation en situation
de l’entreprise professionnelle
C5 UC5 : Valoriser les produits ou services de l’entreprise Évaluation en situation
professionnelle
C6 UCARE 1 = Évaluation en situation
UCARE A transfo ou UCARE B Services ou UCARE C Production professionnelle
C7 UCARE 2 = Évaluation en situation
UCARE « libre » (y compris nouvelle UCARE A, B ou C*) professionnelle
*A l’exclusion de ce qui est déjà traité dans le référentiel national et pas de redondance avec UCARE 1.
Les UCARE correspondent à des capacités professionnelles supplémentaires, relatives à un savoir-faire particulier, permettant
l’adaptation régionale ou l’adaptation à l’emploi.
20
Page 25
Siglier
ANEFA Association nationale pour l'emploi et la formation en agriculture
APECITA Association pour l'emploi des cadres, ingénieurs et techniciens de l'agriculture
BP Brevet professionnel
BPREA Brevet professionnel responsable d’entreprise agricole
CGAAER Conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux
CGEA Conduite et gestion de l’entreprise agricole
CPA Capacité professionelle agricole
DJA Dotation jeunes agriculteurs
EARL Exploitation agricole à responsabilité limitée
FDA Fiche descriptive d’activités
GAEC Groupement agricole d’exploitation en commun
GIE Groupement d’intérêt économique
IAA Industrie agroalimentaire
IGP Indication géographique protégée
MSA Mutualité sociale agricole
NAF Nomenclature d’activités françaises
OPA Organisme professionnel agricole
PAC Politique agricole commune
RFE Répertoire français des emplois
ROME Répertoire opérationnel des métiers et des emplois
SAU Surface agricole utile
SCEA Société civile d’exploitation agricole
SPS Situation professionnelle significative
UE Union européenne
21
Page 26
Ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche
Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche
Sous-direction des politiques de formation et d’éducation
Bureau des diplômes de l’enseignement technique
1 ter avenue de Lowendal - 75700 Paris 07SP
Avril 2017
22
Document 2 : Annexe II (PDF, 7 Ko)
Extraction texte intégrale : 1 page(s).
Page 1
ANNEXEII
Arrêté du 29 octobre 2012 modifiant l’arrêté du 18 mai 2012 relatif à la création du
brevet professionnel option « responsable d’entreprise hippique » selon la modalité
des unités capitalisables
LISTE DES UNITÉS CAPITALISABLES DU BREVET PROFESSIONNEL OPTION «
RESPONSABLE D’ENTREPRISE HIPPIQUE »
VALIDÉES AU TITRE DE LA DÉTENTION DE CERTAINS DIPLÔMES
DIPLÔMES UNITÉS CAPITALISABLES DU BREVET
PROFESSIONNEL
option « responsable d’entreprise hippique »
validées
Brevet professionnel agricole. 2 UCARE
Brevet professionnel délivré par le ministère UCG 1, UCG 2, 2 UCARE
chargé de l’agriculture.
Brevet professionnel de la jeunesse, de UCG1, UCG2, 1 UCARE
l’éducation populaire et du sport.
Brevet professionnel de la jeunesse, de UCG1, UCG2, UCP 1, UCP 2,
l’éducation populaire et du sport, spécialité «
activités équestres ». UCT 2, 1 UCARE, UCT 1 (*)
Baccalauréat professionnel délivré par le UCG 1, UCG 2, 2 UCARE
ministère chargé de l’agriculture et brevet de
technicien agricole.
Baccalauréat professionnel délivré par le UCG 1, 1 UCARE
ministère chargé de l’éducation.
Séries du baccalauréat général ou UCG 1
technologique.
Diplômes de niveau III et plus. UCG 1, UCG 2
(*) La dispense de l’UCT 1 est proposée si l’UCC « travail sur le plat de la cavalerie
d’école » a été validée en complément du BPJEPS « activités équestres ».
Fait le 29 octobre 2012.
Pour le ministre et par délégation :
La directrice générale
de l’enseignement et de la recherche,
M. Zalay
Document 3 : Annexe 2 (PDF, 6 Ko)
Extraction texte intégrale : 1 page(s).
Page 1
ANNEXEII
Arrêté du 29 octobre 2012 modifiant l’arrêté du 18 mai 2012 relatif à la création du brevet
professionnel option « responsable d’entreprise hippique » selon la modalité des unités
capitalisables
LISTE DES UNITÉS CAPITALISABLES DU BREVET PROFESSIONNEL, OPTION «
RESPONSABLE D’EXPLOITATION AGRICOLE » VALIDÉES AU TITRE DE LA
DÉTENTION DE CERTAINS DIPLÔMES
DIPLÔMES UNITÉS CAPITALISABLES DU BREVET
PROFESSIONNEL
option « responsable d’exploitation agricole »
Brevet professionnel agricole. 2 UCARE
Brevet professionnel de la jeunesse, de UCG 1, UCG 2, 2 UCARE
l’éducation populaire et du sport,
spécialité « pêche de loisir ».
Brevet professionnel de la jeunesse, de UCG1, UCG2, 1 UCARE
l’éducation populaire et du sport.
Brevet professionnel ministère de UCG1, UCG2, 2 UCARE
l’agriculture.
Baccalauréat professionnel délivré par le UCG 1, UCG 2, 2 UCARE
ministère chargé de l’agriculture et brevet
de technicien agricole.
Baccalauréat professionnel délivré par le UCG 1, 1 UCARE
ministère chargé de l’éducation.
Séries du baccalauréat général ou UCG 1
technologique.
Diplômes de niveau III et plus. UCG 1, UCG 2
Fait le 29 octobre 2012.
Pour le ministre et par délégation :
La directrice générale
de l’enseignement et de la recherche,
M. Zalay
Document 4 : Document complémentaire au référentiel de diplôme du brevet professionnel "responsable d'entreprise agricole" (PDF, 387 Ko) - Octobre 2017
Source PDF : https://chlorofil.fr/fileadmin/user_upload/02-diplomes/referentiels/secondaire/bp/rea/bp-rea-doccompOct2017.pdf
Extraction texte intégrale : 38 page(s).
Page 2
Ce document fait partie des documents nécessaires à la mise en œuvre des formations au BP REA rénové. Il
apporte des recommandations complémentaires aux prescriptions de la note de service DGER/SDPFE/2017-
513 du 12/06/2017 relative à l’évaluation certificative.
Une version enrichie de ce document pourra être élaborée à partir des enseignements tirés lors de la mise
en œuvre du diplôme rénové.
Tous les documents relatifs au BP REA sont en ligne sur le site chlorofil.fr
http://www.chlorofil.fr/diplomes-et-referentiels/formations-et-diplomes/bp/responsable-dentreprise-
agricole.html
Sommaire
Partie 1 : Généralités sur le BP REA 3
1.1. Ce qui change dans le BP REA 2017 3
1.2. Présentation du référentiel de diplôme 4
Partie 2 : Préconisations pour l’évaluation des capacités 6
2.1. Méthode pour l’évaluation du BP REA 6
2.1.1. Principes de l’évaluation en situation professionnelle 6
2.1.2. Critères et indicateurs pour évaluer les capacités 7
2.1.3. Trois contextes clés pour le développement et l’évaluation des capacités du REA 8
2.2. Développer et évaluer les capacités du REA 10
Partie 3 : Les UCARE du BP REA 29
3.1 Caractéristiques des UCARE 29
3.2 Démarche pour construire une UCARE 29
3.3. Les UCARE dans le BP REA 30
3.4. UCARE 2017, des questions à se poser 32
Partie 4 : Quelques éléments structurants de la formation 33
4.1. Choix des supports techniques de formation 33
4.2. L’entreprise d’alternance 33
4.3. Rôles respectifs du tuteur et du formateur 34
4.4. Perspectives agroécologiques 35
ANNEXES 36
Annexe 1 : Cadrage national du plan d’évaluation du BP REA 36
Annexe 2 : UCARE Transformation – Services - Production 38
Annexe 3 : Correspondances champs de compétences du RP et capacités du RC 39
2
Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
Page 3
Partie 1 : Généralités sur le BP REA
Le brevet professionnel option « Responsable d’entreprise agricole » (REA) est un diplôme de niveau IV. Il
ne comporte pas de spécialités. Les centres de formation ne peuvent pas ajouter de mention suivant le
nom du diplôme.
Le BP REA est constitutif de la capacité professionnelle agricole qui permet de bénéficier des aides à
l’installation comme que le prévoit la réglementation. Il n’a pas vocation à préparer à la poursuite d’études.
Lorsqu’il est mis en œuvre en formation professionnelle continue, le BP REA fait l’objet d’une formation
d’une durée minimum de 1200 heures dont au moins 8 semaines en milieu professionnel. Le BP REA
peut également être mis en œuvre également par la voie de l’apprentissage (cf. arrêté de création du 9
mars 2017) et obtenu par la validation des acquis de l’expérience (VAE).
Le BP REA est un diplôme délivré par la voie des Unités Capitalisables (UC). Comme pour tous les diplômes
en UC, les équipes pédagogiques élaborent le plan d’évaluation et les épreuves à partir d’investigations sur
les situations professionnelles locales afin d’élaborer et d’adapter la formation et l’évaluation aux
caractéristiques agricoles locales. Une note de service définit les caractéristiques générales de l’évaluation
certificative pour les diplômes en unités capitalisables (NS DGER/SDPFE/2016-31 « Instructions générales
relatives à l’organisation des examens de l’enseignement agricoles conduisant à des diplômes délivrés par
unités capitalisables (UC)», du 15 janvier 2016). Les prescriptions spécifiques à l’évaluation du BP REA
rénové figurent dans la note de service DGER/SDPFE/2017-513 du 12/06/2017.
Ce document complémentaire au référentiel du diplôme apporte des précisions sur les enjeux de la
rénovation, sur la méthode d’évaluation et des recommandations pour la mise en œuvre de l’évaluation et
de la formation.
1.1 Ce qui change dans le BP REA 2017
Le passage de 12 UC à 7 UC (5 UC nationales et 2 UCARE) permet d’inscrire le BP REA dans la logique des
blocs de compétences du répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) pour une meilleure
prise en compte dans les dispositifs de formation tout au long de la vie (au MAA, 1 UC = 1 bloc de
compétences, cf. définition p 29). L’architecture du référentiel de certification permet de faire
correspondre chaque champ de compétences à au moins une capacité intermédiaire.
Toutes les UC sont de même nature. Chaque capacité globale correspond à une UC et comprend deux
capacités intermédiaires, chacune ne devant être évaluée qu’une seule fois. L’unité de certification est l’UC.
Le nombre réduit d’UC présente l’avantage de réduire le nombre d’épreuves certificatives.
La formulation générique des capacités permet de décliner la formation et l’évaluation pour tous les
systèmes de production : systèmes de culture, élevage, polyculture-élevage, viticulture-œnologie,
maraîchage, arboriculture, apiculture…
Les centres de formation précisent dans le dossier d’habilitation les activités de production que l’équipe
pédagogique choisit comme support(s) de formation et d’évaluation, après un travail d’ingénierie locale
conduit dans le cadre des préconisations de la note de service du 15 janvier 2016.
Le diplôme du BP REA a été rénové dans une perspective agroécologique, conformément au plan Enseigner
à produire autrement du ministère en charge de l’agriculture. Pour produire autrement, les futurs
agriculteurs devront s’adapter à la complexité des systèmes de production et de décision. La prise en
compte de l’incertitude et des changements permanents dans l’activité professionnelle demande de
renforcer la formation à la diversité et à la relativité, de privilégier des approches comparées plutôt que
3
Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
Page 4
l’application de modèles. Cette perspective implique notamment une accentuation des approches
interdisciplinaires en formation et un renforcement du lien enseignement/entreprise agricole.
1.2 Présentation du référentiel de diplôme
Le référentiel du BP REA est constitué de deux parties distinctes et complémentaires :
- un référentiel professionnel élaboré à partir de l’analyse des emplois et du travail (il est le même
que celui du Bac Pro Conduite et gestion de l’entreprise agricole, car il s’agit du même métier)
- un référentiel de certification comportant la liste des capacités à certifier et les modalités
d’évaluation.
Le référentiel professionnel (RP) présente le contexte et les évolutions du secteur relatif à l’option, décrit
les emplois concernés et dresse la liste des activités correspondantes, regroupées par fonctions (ensemble
d’activités concourant à la même finalité du travail).
Le référentiel de certification est constitué d’une liste de sept capacités, dont six sont obligatoirement
évaluées selon la modalité : « évaluation en situation professionnelle ».
Des fiches compétences ont également été élaborées à partir des analyses du travail réalisées par les
opérateurs. Elles comportent un ensemble d’informations sur les caractéristiques des situations analysées
et sur les ressources mobilisées dans le travail. Ces informations peuvent servir de référence pour la mise
en œuvre de l’évaluation et de la formation. Les fiches sont réunies dans un recueil, en ligne sur le site
chlorofil.fr de l’enseignement agricole.
Les capacités ont été construites en lien avec le référentiel professionnel. Elles s’appuient sur les champs
de compétences et les situations professionnelles significatives de la compétence dans chacun de ces
champs.
Les capacités du BP REA
C1 : Se situer en tant que professionnel
C11 : Développer une culture professionnelle en lien avec le vivant
C12 : Se positionner dans les différents types d’agriculture, leur histoire, leurs fondements, leur
organisation
C2 : Piloter le système de production
C21 : Réguler l’activité au regard de la stratégie, des opportunités, des évènements
C22 : Gérer le travail
C3 : Conduire le processus de production dans l’agroécosystème
C31 : Combiner les différentes activités liées aux productions
C32 : Mettre en œuvre les opérations liées à la conduite des productions
C4 : Assurer la gestion technico-économique, financière et administrative de l’entreprise
C41 : Porter un diagnostic sur les résultats de l’entreprise à l’aide d’indicateurs technico-
économiques et financiers
C42 : Réaliser des choix pour l’entreprise en matière de situation fiscale et juridique
4
Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
Page 5
C5 : Valoriser les produits ou services de l’entreprise
C51 : Commercialiser un produit ou un service
C52 : Négocier dans le cadre d’un contrat ou d’un projet collectif
C6 : S’adapter à des enjeux professionnels particuliers
correspond à l’UCARE 1 = UCARE Transformation ou UCARE Services ou UCARE Production
C7 : S’adapter à des enjeux professionnels particuliers
correspond à l’UCARE 2 = UCARE libre (y compris nouvelle UCARE transformation ou services ou
production, qui n’aurait pas déjà été traitée en UC3 ou UCARE 1)
Les modalités d’évaluation
Six capacités sont obligatoirement évaluées selon la modalité : « évaluation en situation professionnelle ».
Cette prescription ne s’applique pas à la C1, qui peut selon les choix du centre de formation et sous réserve
d’agrément par le jury, se dérouler en situation professionnelle ou selon une autre modalité.
Capacité
Unités capitalisables Prescriptions spécifiques
s
C1 UC1 : Se situer en tant que professionnel
C2 UC2 : Piloter le système de production Evaluation en situation
professionnelle
UC3 : Conduire le processus de production dans
C3 Evaluation en situation
l’agroécosystème professionnelle
UC4 : Assurer la gestion technico-économique,
C4 Evaluation en situation
financière et administrative de l’entreprise professionnelle
UC5 : Valoriser les produits ou services de
C5 Evaluation en situation
l’entreprise professionnelle
UCARE 1 = UCARE A Transformation ou UCARE B
C6 Evaluation en situation
Services ou UCARE C Production professionnelle
UCARE 2 = UCARE « libre » (y compris nouvelle UCARE Evaluation en situation
C7 professionnelle
A, B ou C)
5
Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
Page 6
Partie 2 : Recommandations pour l’évaluation des capacités
Pour répondre à la complexité et à la diversité des situations professionnelles propres à son activité, le REA
analyse et met en lien leurs caractéristiques pour raisonner ses choix et ses prises de décisions. Il observe, il
s’informe, il porte des diagnostics, il prend en compte une pluralité de facteurs d’environnement, afin de
construire les réponses ou les solutions les plus adaptées à ses choix professionnels et au contexte de
l’entreprise (environnement, ressources, demande sociale).
L’action d’un Responsable d’entreprise agricole relève principalement de la création, de l’orientation, du
raisonnement et de l’adaptation. Les situations d’évaluation construites doivent donc permettre d’évaluer
ces dimensions.
2.1 Méthode pour l’évaluation du BP REA
Toutes les capacités du BP REA, à l’exception de la capacité C1, sont évaluées en situation professionnelle.
La capacité C1 peut également s’appuyer sur cette modalité d’évaluation.
Pour rappel, dans les diplômes en UC, chaque capacité intermédiaire ne peut être évaluée qu’une fois et le
nombre total d’épreuves est au plus égal à 1,5 fois le nombre d’UC, soit 10 pour le BP REA. L’ensemble des
épreuves doit permettre la validation de toutes les capacités du référentiel de certification.
2.1 Principes de l’évaluation en situation professionnelle
L’évaluation en situation professionnelle :
- place le candidat dans des situations les plus proches possibles des situations professionnelles
emblématiques des emplois visés par le diplôme et du travail du responsable d’entreprise
agricole.
- prévoit la réalisation d’une production, en lien avec l’organisation et la conduite des activités de
l’entreprise. Cette production correspond à la partie observable de l’action du candidat.
- s’intéresse aux raisonnements qui sous-tendent et déterminent cette production. Ces
raisonnements constituent la partie cognitive, mentale, de l’action du candidat.
- regarde plus précisément la façon dont l’individu, à partir de la production à laquelle il aboutit,
s’est approprié les caractéristiques (conditions) de la situation, a mobilisé les ressources
nécessaires et a adapté son raisonnement aux particularités de cette situation, à des variations
de cette situation et à d’autres situations du même type.
Au niveau IV, les productions attendues du candidat correspondent le plus souvent à des constructions qui
relèvent de raisonnements : conception d’un assolement, d’un plan de marchéage, réalisation d’un
diagnostic de parcelle ou d’un plan de trésorerie, etc. Ce que l’on cherche à mettre à jour dans l’évaluation,
c’est la réflexion, la démarche qui a prévalu dans la construction à laquelle il est arrivé. L’évaluation est
ciblée sur ce qui a été pris en compte et mis en lien pour aboutir à la production. Les critères et indicateurs
tiennent compte de ces exigences particulières liées au niveau du diplôme.
Les situations d’évaluation sont élaborées par les équipes pédagogiques, en lien avec les SPS du référentiel
professionnel, à partir de l’analyse de situations professionnelles locales, particulièrement adaptées à
développer les capacités du REA. Les situations professionnelles destinées à servir de supports à la situation
d’évaluation et à la construction des épreuves doivent permettre au candidat d’exprimer au mieux son
potentiel – la capacité – en satisfaisant les critères correspondants.
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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Dans le cas où la modalité retenue serait celle d’une production associée à un entretien d’évaluation
utilisant des techniques d’explicitation, quelques recommandations spécifiques peuvent être faites :
- la production à réaliser, quelle que soit la forme choisie par l’équipe enseignante, peut faire l’objet de
traces qui permettent de rendre compte de la démarche et du raisonnement du candidat,
- l’entretien d’évaluation, par l’utilisation de techniques d’explicitation, cherche à accéder au raisonnement
ayant permis cette production. Pour mener cet entretien, l’évaluateur doit en maîtriser les techniques et
principes associés et bien connaître la capacité qui est visée, son périmètre, les ressources qu’elle mobilise.
L’évaluateur doit guider l’entretien de façon à obtenir les informations qu’il recherche, les indices qui vont
lui permettre de constater si la capacité visée est acquise : outre la pertinence/cohérence des
raisonnements, l’entretien cherche à tester l’adaptation à la diversité et à la variabilité des situations
rencontrées dans le cadre de la conduite de l’entreprise.
2.12 Critères et indicateurs pour évaluer les capacités
Pour chaque capacité, l’examinateur doit s’appuyer sur des grilles d’évaluation soumises au jury dans
lesquelles sont précisés :
- Les critères nationaux qui figurent dans la note de service du 12 juin 2017 pour chacune des capacités : à
raison de deux critères par capacité intermédiaire évaluée, ils précisent ce que l’évaluateur doit regarder
dans la situation d’évaluation pour vérifier que le candidat a bien construit cette capacité.
Les critères traduisent ce qui est prioritairement pris en compte dans le jugement évaluatif, la focale du
jugement. Les critères nationaux correspondent à l’activité attendue du candidat pour démontrer l’atteinte
de la capacité, il s’agit des repères choisis pour servir de base au jugement.
- Des indicateurs spécifiques sont établis par les équipes au regard de chacun des critères, en fonction du
choix de la situation support de l’évaluation : contextualisés et concrets, ils sont propres à chacune des
situations d’évaluation.
Les indicateurs spécifient les critères. Ils permettent à l’évaluateur d’investiguer et d’étayer son jugement
sur chaque critère. Ils constituent un ensemble de repères mais ne donnent pas lieu à une évaluation
sommative (x points pour chaque indicateur).
Les indicateurs indiqués dans la note de service sont, selon le cas, des exemples d’indicateurs ou de
classes d’indicateurs, visant à préciser chacun des critères. Ils ne sont ni exhaustifs ni contextualisés.
Chaque équipe pédagogique doit élaborer les indicateurs contextualisés pour chaque situation
d’évaluation construite à partir des situations professionnelles locales.
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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2.13 Trois contextes clés pour le développement et l’évaluation des capacités du REA
Pour un Responsable d’entreprise agricole, trois contextes sont particulièrement structurants de son
activité. Le contexte de l’installation, celui de l’introduction de changements conséquents dans le système
de production, et, enfin, le contexte du travail régulier, « ordinaire », dans ses dimensions techniques et
pratiques. Ces trois contextes sont ceux dans lesquels les compétences du REA s’expriment le plus, il est
donc particulièrement intéressant, dans une perspective de formation, de mettre à jour les ressources
mobilisées dans des situations qui se déroulent dans ces contextes. Cette approche peut guider les
investigations conduites lors de l’analyse du travail locale faite par les formateurs, en invitant notamment
les professionnels interrogés à se projeter dans ces contextes vécus. Ils sont également appropriés à
orienter la formation et le choix des situations supports d’évaluation certificative.
Description des trois contextes
L’installation
S’installer en agriculture mobilise des raisonnements d’anticipation, de prévision, d’évaluation, de
positionnement, qui permettent à l’individu d’imaginer son activité future. Ce contexte se caractérise par la
globalité d’approche qu’il suscite, par les rapports qu’entretient chaque REA avec son environnement socio-
professionnel et physique, et par les moyens et méthodes d’analyse, d’évaluation qu’il mobilise, lui
permettant une organisation efficace.
Lorsque ce contexte sera jugé le plus pertinent, l’évaluation pourra s’appuyer sur des situations relatives au
projet d’installation, c’est-à-dire un projet professionnel personnel construit sur une entreprise existante ou
non.
Un changement dans le système de production
Opérer ou subir des changements importants, qui impactent significativement le système, mobilise des
raisonnements propres à gérer et à adapter son action.
Une situation qui se produit dans un contexte de changement est une situation professionnelle dans
laquelle il y a une nécessité ou une opportunité d’évolution qui nécessite un ajustement significatif du
système de production. Dans ce type de situation, c’est l’ajustement et l’adaptation de l’action dans un
contexte donné qui sont déterminants. Contrairement à une situation référée au contexte de l’installation,
l’entreprise support de l’activité doit exister. L’entreprise d’alternance peut jouer ce rôle.
Lorsque ce contexte sera jugé pertinent, l’évaluation s’appuiera sur une simulation de changement sur
l’entreprise d’alternance. La nature du changement peut être proposée par le candidat, même si le maître
de stage ou d’apprentissage n’envisage pas de le mettre en œuvre lui-même. Le projet de changement est
négocié avec l’équipe pédagogique qui le valide, au regard de son potentiel d’apprentissage. L’avis global du
maître de stage ou d’apprentissage sur le scénario de changement proposé par le candidat est souhaité.
En cas d’inadaptation de l’entreprise d’alternance et par défaut, l’exploitation de l’établissement peut être
mobilisée à cet effet.
Le travail régulier sur l’entreprise
On entend par travail régulier sur l’entreprise, la conduite de la production. Même si le cœur de l’activité
d’un REA ne se réduit pas à la mise en œuvre d’opérations de production, en termes de gestes
professionnels et de savoir-faire techniques et pratiques, et qu’il est difficile d’en appréhender la diversité
tant dans la formation que dans l’évaluation, cette mise en œuvre constitue une part essentielle de
l’activité.
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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Une situation professionnelle dans ce contexte « ordinaire » est caractérisée par la mise en œuvre de
pratiques, d’opérations et d’itinéraires techniques ou de process de production. Les situations d’évaluation
qui s’appuieront sur ce contexte devront permettre de juger de la mise en relation des pratiques avec les
choix techniques, l’appréhension des impacts sur l’agroécosystème et les alternatives possibles aux
pratiques existantes le cas échéant.
Le support d’évaluation à privilégier est l’entreprise d’alternance (cf § 4.3). L’exploitation de l’établissement
peut être également mobilisée à cet effet.
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2.2. Développer et évaluer les capacités du REA
Dans cette partie, pour chaque capacité du référentiel de certification, sont rappelés le ou les champs de
compétences et les SPS auxquels elle se réfère et les critères d’évaluation nationaux qui figurent dans la note
de service. Des éléments d’informations sur ce que recouvre chacune des capacités ainsi que des
préconisations pour l’évaluation y sont présentés.
Capacité 1 : Se situer en tant que professionnel
C 11 : Développer une culture professionnelle en lien avec le vivant
C12 : Se positionner dans les différents types d’agricultures, leur histoire, leurs
fondements leur organisation
Un des champs essentiels de l’identité et de la culture professionnelles agricoles est le travail avec le vivant
(végétaux, animaux, humains), aux différentes échelles des agroécosystèmes (capacité C11). Cette identité
professionnelle se construit progressivement par la confrontation de ses projets, envies, orientations avec
d’autres points de vue de professionnels ou d’acteurs sociaux, qui peuvent en avoir des conceptions très
différentes (capacité C12).
Permettre à un apprenant de développer cette capacité à se situer en tant que professionnel, qui évolue
dans une société, c’est l’ouvrir à une diversité de ressources qui l’aideront à élaborer ses choix, à partir des
liens qu’il établit entre les « savoirs tenus pour vrais » de la profession, savoirs qui font consensus ou qui se
discutent, et ses propres convictions. Il doit être entraîné à confronter ses projets, activités, choix avec les
caractéristiques sociales, culturelles, politiques, du monde socioprofessionnel dans lequel il se prépare à
agir. Cette capacité se développe avec le temps et l’expérience et la formation ne peut qu’initier ou
compléter ce développement en multipliant les situations d’apprentissage, notamment des situations
d’échanges entre pairs ou avec des professionnels.
Un grand nombre de disciplines sont de nature à contribuer à la construction de ressources et de repères
pour développer cette capacité transversale à tous les métiers du vivant. Du fait de la diversité et de la
complexité des questions qu’elle pose tant aux professionnels de l’agriculture qu’à tout citoyen, l’approche
agroécologique est une entrée pertinente pour mettre en résonnance les apports de ces disciplines. Elle
permet de construire des repères pour se repérer dans la diversité des façons de pratiquer l’agriculture.
Compte tenu de son caractère transversal à l’exercice du métier, la capacité C1 n’est pas référencée à un
champ de compétences particulier du référentiel professionnel et aucune modalité d’évaluation ne
s’impose. Seuls sont imposés les critères nationaux pour chacune des capacités à évaluer. Les indicateurs
doivent être précisés par les équipes et proposés au jury pour la validation des épreuves.
L’évaluation de la C11 doit permettre de vérifier que pour se projeter dans son activité future, le candidat
est capable de mobiliser des savoirs sur la nature et le fonctionnement des êtres vivants et des systèmes
vivants, qui lui serviront à s’adapter, à ajuster son action pour réagir aux évolutions des systèmes sur
lesquels il agit. On appréciera également comment le candidat se situe et à travers quels repères il intègre
ou non les principes agroécologiques dans leurs dimensions écologiques et sociales.
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C 11 : Développer une culture professionnelle en lien avec le vivant
Exemples de classes d’indicateurs
Critères nationaux
(des indicateurs plus précis seront construits localement en
(ce qui doit être regardé dans la situation d’évaluation
fonction du contexte et proposés au jury par le centre de
pour évaluer la capacité à certifier)
formation)
Appropriation des principaux mécanismes Identification des grandes fonctions du monde vivant :
qui régissent les systèmes vivants respiration, nutrition, reproduction, transformation de
Le candidat a intégré les caractéristiques du la matière…
Repérage des différents niveaux d’organisation du
fonctionnement des êtres vivants à leurs
vivant : écosystème, animal/végétal, microfaune et
différents niveaux d’organisation et les met en microflore…
relation avec les activités de production Mise en relation des dynamiques microbiennes avec le
agricole. fonctionnement du sol, les règles d’hygiène, les
transformations de produits agricoles…
...
Mise en évidence de pratiques ou de systèmes qui
fragilisent les équilibres naturels d’un milieu
Mise en évidence de pratiques ou de systèmes
Valorisation des fonctions naturelles du agricoles qui optimisent les fonctionnalités
milieu écologiques du milieu
Le candidat s’est construit des repères pour Comparaison entre différents modes de production
situer les pratiques agricoles au regard des ...
fonctionnalités de l’agroécosystème et de la
préservation des ressources.
L’évaluation de la C12 doit permettre de vérifier que le candidat a appris à identifier des principes et
méthodes qui peuvent être référés aux grands types d’agriculture et à leurs caractéristiques (raisons de
leur apparition, finalités et conceptions sous-jacentes, moyens). Elle portera sur la façon dont il se
positionne, dont il se projette en tant que professionnel en prenant en compte les particularités du travail
avec le vivant et le contexte socioprofessionnel, et sur l’analyse qu’il fait de ses choix au regard de sa
connaissance des possibles.
C12 : Se positionner dans les différents types d’agricultures, leur histoire, leurs fondements,
leur organisation
Exemples de classes d’indicateurs
Critères qui s’imposent
(des indicateurs plus précis seront construits localement en
(ce qui doit être regardé dans la situation d’évaluation
fonction du contexte et proposés au jury par le centre de
pour évaluer la capacité à certifier)
formation)
Contextualisation de l’activité Prise d’informations sur les évolutions des politiques
professionnelle agricole publiques agricoles et des techniques
Le candidat caractérise l’activité professionnelle Comparaison de différents modèles agricoles en
au regard des orientations de l’agriculture général (conventionnel, raisonné, intégré, bio…) et sur
actuelle et de son évolution socio-historique et le territoire en particulier...
économique. ...
Elaboration d’une position Respect de la cohérence interne du modèle
Le candidat construit et argumente un projet en Prise en compte des visées agroécologiques dans la
cohérence avec les objectifs explicités et avec le définition du modèle
contexte et les objectifs qu’il poursuit. Comparaison avec les autres systèmes présents ou
non sur le territoire
...
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Remarque :
Dans le cas où des situations en lien avec un projet d’installation seraient utilisées pour évaluer, ce n’est en
aucun cas le projet du candidat qui fait l’objet de l’évaluation mais le développement professionnel que son
élaboration aura contribué à favoriser. En se fondant sur les critères et indicateurs, l’évaluateur cherchera à
voir la manière dont le candidat va argumenter, analyser, discuter, critiquer ses propres choix, et la
manière avec laquelle il mobilise des ressources pour construire une réponse au sujet proposé.
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Les capacités C 2 à C7 sont évaluées en situation professionnelle. Les situations d’évaluation
sont élaborées en référence à des situations professionnelles repérées localement comme
significatives des champs de compétences qui correspondent à la capacité évaluée.
Dans le cas où l’épreuve comporte une production associée à un entretien d’évaluation, la
production demandée au candidat doit s’accompagner d’une trace, écrite ou autre, qui rend
compte du travail effectué pour la réaliser.
Capacité 2 : Piloter le système de production
C21- Réguler l’activité au regard de la stratégie, des opportunités, des évènements
C22- Gérer le travail
Pour un Responsable d’entreprise agricole, « piloter » peut signifier définir une stratégie, des orientations et
des objectifs à moyen et long terme, mais également ajuster son action au quotidien pour adapter son
système de production à des changements de toute nature. Les causes de changement peuvent se situer
dans l’environnement : nouvelle réglementation, opportunité de nouveaux débouchés, incidents
climatiques… ou encore provenir de l’interne comme une volonté de changement, l’arrivée ou le départ
d’un associé…
Chaque REA est en permanence amené à s’interroger sur la pertinence de ses choix techniques et de ses
pratiques au regard de ses objectifs, sur leur cohérence au regard de sa vision de l’agriculture, sur leur
efficacité au regard de ses engagements. Il doit également être prêt à faire évoluer son système sous
l’influence de changements, prévus ou imprévus, voulus ou subis, en essayant de maintenir ses
orientations, sans compromettre la pérennité de son entreprise. Ainsi doit-il procéder à des allers et retours
entre ses orientations stratégiques, la nécessité ou non de les faire évoluer, et ses choix techniques,
opérations ou activités au quotidien pour maintenir la cohérence d’ensemble de son système, tout en
recherchant un niveau de performance suffisamment élevé pour la bonne marche de son entreprise.
Rappel des champs de compétences et situations professionnelles significative (SPS) de référence :
Champs de SPS Finalités
compétences
Choix des productions et des services mis en Permettre à l’entreprise de s’adapter et
Pilotage stratégique marché par l’entreprise d’innover dans un contexte en évolution
de l’entreprise Construction et évaluation de scénarios permanente tout en limitant les risques
d’évolutions possibles du système de associés au changement
agricole et conduite
production et ou de commercialisation
du changement
Conduite d’un changement de système de
production et ou de commercialisation
Organisation du Encadrement d’une équipe Améliorer l’organisation collective du travail
travail, gestion des Gestion des pointes de travail et les relations humaines au sein de
ressources et des l’entreprise
relations humaines
Développer la capacité à piloter, c’est amener l’apprenant à prendre conscience que tout changement
d’origine externe ou interne a des répercussions sur le travail quotidien, peut également entraîner la
nécessité de modifier des organisations, de prendre de nouvelles décisions, de procéder à des
réorientations de plus ou moins grande ampleur, bref, que la vie d’une entreprise est toujours en
mouvement.
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La capacité C2 comporte deux dimensions essentielles qui correspondent aux deux champs de compétences
qui relèvent du diagnostic et de l’analyse du système dans un contexte de gestion du changement (capacité
C21) et de la gestion du travail pour adapter le collectif de travail à ces changements (capacité 22).
C21 : Réguler l’activité au regard de la stratégie, des opportunités, des évènements
Pour développer la capacité à réguler l’activité, il convient d’entraîner l’apprenant à saisir tout d’abord la
logique de fonctionnement global d’une entreprise dans son environnement et à la mettre en lien avec les
objectifs et les finalités du REA. L’approche systémique permet de mettre en évidence la cohérence globale
du système de production dans son environnement.
L’apprenant sera entraîné notamment à l’utilisation d’outils de diagnostic (diagnostic de durabilité,
diagnostic multicritères…) pour évaluer les performances de l’entreprise en matière de production, de
résultats économiques, de consommation de ressources naturelles, de disponibilité en main d’œuvre (en
nature et en quantité). Les formateurs pourront s’appuyer sur la collecte de données, rassemblées
individuellement ou collectivement sur les entreprises d’alternance des apprenants, sur des entreprises
faisant l’objet de visites, ou encore sur l’exploitation agricole de l’établissement.
Une pédagogie basée sur la comparaison entre différentes entreprises du territoire est particulièrement
adaptée à entrainer les apprenants à établir des diagnostics (points forts/points faibles, atouts/contraintes)
sur la base desquels ils pourront formuler des hypothèses d’évolution en prenant particulièrement en
compte la durabilité du système (dimension économique, environnementale, et sociale). Les scénarios
pourront s’appuyer sur des exercices de simulation et des démarches itératives permettant de tester des
hypothèses, d’en analyser les conséquences, d’en évaluer la pertinence. La diversité des cas étudiés
s’enrichira des entreprises d’alternance, de visites d’entreprises ou de l’exploitation de l’établissement.
L’évaluation de la C21 doit permettre de vérifier que pour se projeter dans un scénario d’adaptation au
changement, le candidat est en mesure d’évaluer les conséquences d’un changement suffisamment
important pour impacter significativement le système de production, et s’il est en mesure de formuler des
modifications à opérer en termes d’objectifs de production, de choix techniques, de pratiques, de
mobilisation de ressources, etc. La situation d’évaluation pourra être basée sur celle d’un professionnel qui
introduit un changement significatif sur l’entreprise (un nouvel atelier, une conversion partielle en
agriculture biologique, une adhésion à un GIEE, une augmentation ou diminution de main d’œuvre, une
évolution des marchés…), qui en analyse toutes les conséquences sur les différentes composantes du
système de production et qui en vérifie la pertinence au regard de la stratégie de l’entreprise dans son
environnement.
Le contexte de l’introduction d’un changement dans le système de production est particulièrement
pertinent pour évaluer cette capacité. L’exploitation d’alternance est un support adapté pour évaluer cette
capacité. Les situations professionnelles locales qui serviront à la construction des situations d’évaluation
sont à rechercher dans ce contexte.
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La situation d’évaluation ainsi que le sujet doivent permettre de satisfaire aux critères suivants :
C21 : Réguler l’activité au regard de la stratégie, des opportunités, des évènements
Exemples de classes d’indicateurs
Critères qui s’imposent
(des indicateurs plus précis seront construits localement en
(ce qui doit être regardé dans la situation d’évaluation pour
fonction du contexte
évaluer la capacité à certifier)
et proposés au jury par le centre de formation)
Analyse d’une situation de changement Prise en compte des caractéristiques de l’entreprise dans
Le candidat mobilise les éléments qui lui permettent son contexte
d’établir un diagnostic de la situation de l’entreprise. Identification de toutes les répercussions du changement
sur l’ensemble des composantes du système (travail,
itinéraires techniques, pratiques, commercialisation…)
Prise en compte des impacts du changement sur
l’agroécosystème
...
Elaboration de scénarios de transition pour Comparaison de scénarios possibles
conduire le changement Respect ou amélioration des performances
Le candidat fait des hypothèses, programme des agroécologiques du système
évolutions du système, en déduit les changements de …
pratiques, planifie les étapes du changement, évalue
la durabilité du nouveau système.
Remarque : la nature du changement peut être proposée par le candidat, même si le maître de stage ou
d’apprentissage n’envisage pas de le mettre en œuvre lui-même. Le projet de changement est négocié avec
l’équipe pédagogique qui le valide, au regard de son potentiel d’apprentissage. L’avis global du maître de
stage ou d’apprentissage sur le scénario de changement proposé par le candidat est souhaité.
C22 : Gérer le travail
Pour développer cette capacité à gérer le travail, il est nécessaire d’aborder autant l’organisation du travail
au quotidien ou à plus long terme (mobilisation de la main d’œuvre, gestion des pointes de travail,
estimation globale du besoin de main d’œuvre) que la gestion des relations humaines au sein du collectif de
travail et la professionnalisation de ses membres.
Si l’apprenant n’est pas amené à gérer le travail sur l’entreprise d’alternance – du moins pas en tant que
décideur, il pourra néanmoins analyser et questionner cette activité avec l’aide de son tuteur, dès lors que
celui-ci est informé de cette dimension de l’apprentissage en entreprise.
Le formateur pourra utiliser en formation les outils de gestion du temps de travail en vue d’intégrer cette
dimension dans le diagnostic global du fonctionnement de l’entreprise, afin que ne soit pas oubliée cette
composante essentielle dans les scénarios proposés. Selon les types de changement envisagés, la gestion
du travail pourra prendre une part plus ou moins importante, mais jamais absente du raisonnement.
En matière de gestion des relations humaines, il est utile d’apporter quelques éléments de communication
interpersonnelle et de permettre aux apprenants de les expérimenter à travers des jeux de rôles, des
vidéos, des simulations de réunions de travail. Il est notamment judicieux d’aborder la gestion de ces
relations notamment dans le cadre d’installation sous forme sociétaire ou d’encadrement de main d’œuvre
permanente ou temporaire. Dans tous les cas, les bases légales du travail du point de vue de l’employeur
comme de celui du salarié doivent être abordées, ainsi que les sources d’information permettant de
s’informer des évolutions.
Dans une perspective de professionnalisation tout au long de la vie, une sensibilisation aux différents
mécanismes et formes d’apprentissage (formel et informel) ainsi qu’une information sur les organismes et
les réglementations de la formation continue est recommandée.
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L’évaluation de la C22 doit permettre de vérifier si le candidat peut estimer les besoins de main d’œuvre en
quantité et en nature en fonction des besoins du système de production et des caractéristiques de
l’entreprise, et dans quelle mesure il prend en compte les dimensions réglementaires et humaines de la
gestion du travail sur une entreprise.
Un contexte de changement est approprié pour développer et évaluer cette capacité. L’entreprise
d’alternance, ou à défaut l’exploitation de l’exploitation de l’établissement peut constituer le support
d’évaluation de cette capacité. Les situations professionnelles locales qui serviront à la construction des
situations d’évaluation sont à rechercher dans ce contexte.
La situation d’évaluation ainsi que le sujet doivent permettre de satisfaire aux critères suivants :
C22 : Gérer le travail
Exemples de classes d’indicateurs
Critères qui s’imposent
(des indicateurs plus précis seront construits
(ce qui doit être regardé dans la situation d’évaluation pour évaluer
localement en fonction du contexte
la capacité à certifier)
et proposés au jury par le centre de formation)
Ajustement des besoins et des moyens Identification des besoins en main d’œuvre
Le candidat prévoit les besoins en main d’œuvre et Distribution-répartition du travail
propose des mesures adaptées pour mettre en œuvre Prise en compte des compétences
des différentes activités de l’entreprise. Elaboration d’un calendrier des travaux
...
Gestion des ressources humaines et des conditions Respect du code du travail
de travail Prise en compte de la sécurité et de la
Le candidat prend en compte toutes les dimensions que protection des salariés
nécessite la gestion d’un collectif de travail, prend en Utilisation du document unique
considération les incidences des choix opérés et veille à Ecoute, discussion avec les salariés et/ou les
mettre en place un environnement de travail de qualité. associés
Réponse aux besoins de formation
...
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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Capacité 3 : Conduire le processus de production dans l’agroécosystème
C31- Combiner les différentes activités liées aux productions
C32- Mettre en œuvre les opérations liées à la conduite des productions
La conduite d’un système de production animal et/ou végétal, quelles que soient les productions, les
systèmes et les pratiques mis en œuvre, consiste à combiner les ressources que sont les principes, les
raisonnements, les techniques et pratiques agronomiques et zootechniques, en lien avec le fonctionnement
des agroécosystèmes. Elle consiste à réaliser également les opérations propres à chaque production.
Une des principales évolutions du métier de responsable d’entreprise agricole réside dans l’introduction de
finalités agroécologiques dans l’activité agricole, ce qui a des répercussions importantes en termes de
formation et d’évaluation. L’activité agricole à laquelle le système de formation a l’ambition de former se
situe dans une perspective de transition agroécologique. L’agroécologie est vue comme un ensemble de
pratiques agricoles qui permettent de préserver les ressources, de réduire l’érosion et le travail du sol,
d’augmenter la fertilité des sols, d’accroître la biodiversité fonctionnelle, de favoriser la diversité génétique,
d’accroître l’autonomie du troupeau et de valoriser les coproduits. La conduite d’une entreprise agricole
dans une perspective agroécologique suppose la prise en compte des trois dimensions : la performance
économique, le respect de l’environnement et le développement humain (parfois nommées « triple
performance »).
Rappel des champs de compétences et situations professionnelles significatives (SPS) de référence :
Champs de SPS Finalités
compétences
Préservation et Conception d’un assolement et d’une rotation Améliorer la fertilité physique,
amélioration des sols Diagnostic de l’état des sols chimique et biologique des sols
et de la biodiversité Valorisation des effluents d’élevage et des
fonctionnelle déchets végétaux
Observation et appréciation de l’état de Atteindre les objectifs de
Conduite des l’agroécosystème production en prenant en
processus de Gestion intégrée de la santé animale et végétale compte l’évolution des
production Conduite du système fourrager politiques agricoles et la
Amélioration du bien-être des animaux réglementation
d’élevage
Dans un contexte de changement, alors que la C2 insiste sur la réflexion à travers la construction de
scénarios, la C3 porte sur l’opérationnalisation de ces changements, la façon dont ils vont se « mettre en
musique » sur l’entreprise, à travers notamment les itinéraires techniques.
Choix des supports :
C’est le choix des « supports » techniques, sur lesquels seront basés la formation et l’évaluation, qui
donnera son identité à la formation préparant au BP REA.
Le référentiel de diplôme n’impose pas de production animale. La formation ne peut s’affranchir de
certaines nécessités qui sont liées à la prise en compte du champ de compétences « préservation et
amélioration des sols et de la biodiversité fonctionnelle ». En effet, quels que soient les supports de
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formation choisis, l’activité agricole doit s’entendre comme constitutive d’un agroécosystème où le sol
intervient toujours à un certain niveau d’échelle (ressource en eau du bassin versant si atelier hors-sol, par
exemple). Dans un souci de garantir l’unité nationale du diplôme, qui doit conférer à tous des capacités
identiques, la formation et l’évaluation seront basées sur la conduite d’au moins deux ateliers de
production.
La capacité C3 est composée de deux capacités intermédiaires, relatives à la combinaison des activités (C31)
et à la réalisation des opérations de mise en œuvre de la production (C32).
C31 : Combiner les différentes activités liées aux productions
La capacité ne se limite pas à la conduite d’une juxtaposition d’ateliers et d’itinéraires techniques.
Développer cette capacité consiste à fournir les moyens d’articuler les activités pour faire système et de les
mettre en œuvre, en cohérence avec le potentiel de production de l’agroécosystème et en minimisant les
impacts négatifs. Pour cela, la formation devra permettre aux apprenants de s’approprier des grilles
d’analyse ou des outils de diagnostic permettant d’évaluer les différents niveaux de performance des
entreprises (économique, sociale, technique, consommation de ressources naturelles, niveaux d’intrants,
IFT, etc.). Elle s’appuiera sur les entreprises de stage/apprentissage ainsi que sur l’exploitation de
l’établissement et privilégiera une pédagogie prenant en compte la diversité des manières de faire et des
contextes.
L’évaluation de la C31 permettra de vérifier que le candidat est en mesure d’apprécier comment l’ensemble
des activités d’une entreprise fait système, et à en vérifier la cohérence dans son agroécosystème à travers
les itinéraires techniques et les pratiques mises en œuvre. Elle doit permettre de vérifier que les ressources
fondamentales (savoirs, savoir-faire…) et les raisonnements mobilisés dans la conduite de la production
sont bien place et peuvent s’exprimer en situation.
Le contexte de mise en œuvre d’un changement dans une exploitation existante (limité à l’échelle d’un
itinéraire technique, d’une rotation ou d’un assolement pour distinguer du type de changement concerné
par la C21) est favorable au développement et à l’évaluation de cette capacité, avec comme support
l’entreprise de stage ou d’apprentissage. Les situations professionnelles locales qui serviront à la
construction des situations d’évaluation sont à rechercher dans ce contexte.
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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La situation d’évaluation ainsi que le sujet doivent permettre de satisfaire aux critères suivants :
C31 : Combiner les différentes activités liées aux productions
Critères qui s’imposent Exemples de classes d’indicateurs
(ce qui doit être regardé dans la situation d’évaluation (des indicateurs plus précis seront construits localement en fonction du
pour évaluer la capacité à certifier) contexte et proposés au jury par le centre de formation)
Diagnostic de performances, notamment Mise en regard des facteurs de production avec les
agroécologique résultats de l’entreprise
Le candidat évalue quelques forces et Prise en compte de l’état de l’agroécosystème local
fragilités du système de production au Utilisation de critères de performance : faisabilité,
regard de ses performances économiques, rentabilité, consommation des ressources naturelles,
environnementales et sociales indices de performances techniques, consommation de
pesticides, conditions de travail, gestion des déchets,
durabilité,
Elaboration d’itinéraires techniques ...
Le candidat montre comment s’articulent les Choix des productions
différentes activités du système de Complémentarité des itinéraires
production pour obtenir la meilleure Construction de compromis argumentés au regard des
performance globale de l’entreprise. orientations de l’entreprise
…
C32 : Mettre en œuvre les opérations liées à la conduite des productions
Développer cette capacité nécessite l’acquisition des savoir-faire techniques et pratiques relatifs à
l’ensemble des opérations, mais au-delà, elle traduit le développement des raisonnements qui permettent
de mettre en œuvre ces opérations techniques.
L’évaluation de la capacité C32 s’appuiera sur les périodes en entreprise.
Le référentiel professionnel n’indique pas de situations significatives (SPS) pouvant servir de référence à
cette capacité. En effet, les systèmes de production qui entrent dans le champ du BP REA, de l’apiculture à
l’aquaculture continentale en passant par l’élevage bovin ou encore les grandes cultures, présentent des
aspects techniques très spécifiques.
Quels que soient les systèmes de production, le contexte du travail régulier sur l’exploitation est
particulièrement favorable pour développer et évaluer cette capacité. L’entreprise d’alternance est un
support adapté pour évaluer cette capacité.
Les situations professionnelles locales qui serviront à la construction des situations d’évaluation sont à
rechercher dans ce contexte.
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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La situation d’évaluation vise la mise en œuvre des opérations techniques liées à la conduite des
productions. Elle doit permettre de satisfaire aux critères suivants :
C32 : Mettre en œuvre les opérations liées à la conduite des productions
Critères qui s’imposent Exemples de classes d’indicateurs
(ce qui doit être regardé dans la situation (des indicateurs plus précis seront construits localement en fonction
d’évaluation pour évaluer la capacité à certifier) du contexte et proposés au jury par le centre de formation)
Adaptation de l’intervention à la Prise en compte des particularités du contexte de
situation l’intervention
Le candidat détermine l’intervention Identification des anomalies, des difficultés
adéquate et le mode opératoire adapté à Définition de l’intervention
la situation et au contexte. Organisation et préparation de l’intervention
...
Qualité des interventions Déroulement : dextérité/habileté, rapidité, réactivité,
Le candidat réalise un travail de qualité, contrôle-ajustement
conforme au(x) but(s) fixé(s), et s’appuie Travail en sécurité
sur des critères qualitatifs pour commenter Maîtrise des outils
son action. Adaptation du mode opératoire
Résultat de l’intervention
Gestion des déchets
Entretien et rangement du matériel
Enregistrements
...
Recommandations pour la formation
Les orientations agroécologiques du diplôme ont des conséquences en matière de formation. En effet,
l’agroécologie suppose une complexification des itinéraires techniques et met en avant l’importance des
expérimentations. Il y a moins de modèles reproductibles, plus d’adaptation de principes à chaque
situation/entreprise. L’écologisation forte des systèmes agricoles complexifie leur gestion par
l’augmentation du nombre et de la diversité des propriétés et interactions à gérer. En conséquence, la
formation s’attachera surtout à développer les raisonnements qui fondent la conduite des productions et à
familiariser avec les techniques et pratiques adaptées à des situations spécifiques.
Conduire un système de production animal et/ou végétal est une compétence bien identifiée et développée
depuis de nombreuses années au travers des formations visant le BP REA. Elle combine un certain nombre
de ressources liées à la maîtrise des principes, raisonnements, techniques et pratiques agronomiques,
zootechniques et liées au fonctionnement des agroécosystèmes.
Dans chaque type de système de production, des enjeux et des pratiques spécifiques existent, dans un
système de contraintes locales. Par exemple, dans un système de culture maraîchère en zone humide, les
enjeux de l’agriculteur sont relatifs à la maîtrise de la ressource en eau, au maintien de la fertilité des sols, à
la régularité des productions dans le temps et l’espace, à la prévention des maladies et parasites. Pour y
répondre, des techniques et pratiques spécifiques existent, liées aux caractéristiques locales
(aménagements pour lutter contre l’érosion, compostage, recyclage de déchets, introduction de haies, non
labour, paillis, etc.). L’adaptation des principes à chaque situation/entreprise est essentielle.
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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Le travail d’ingénierie des équipes pédagogiques est donc déterminant. En fonction des supports choisis,
elles doivent conduire les investigations locales pour identifier et analyser les situations dont le potentiel
d’apprentissage est approprié à élaborer la formation qui permettra de développer les capacités visées.
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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Capacité 4 : Assurer la gestion technico-économique, financière et
administrative de l’entreprise
C41- Porter un diagnostic sur l’entreprise à l’aide d’indicateurs technico-économiques et
financiers
C42- Réaliser des choix pour l’entreprise en matière fiscale et juridique
Pour un Responsable d’entreprise agricole, la gestion est essentielle à la santé de l’entreprise et fait partie
intégrante du métier. La plupart des agriculteurs s’entourent d’experts et de professionnels du conseil pour
être en veille et satisfaire à leurs obligations administratives, juridiques et fiscales, ainsi que pour tenir une
comptabilité qui leur permette de prendre des décisions de gestion. Ils utilisent les résultats pour mesurer
les performances économiques, technico-économiques et aujourd’hui environnementales de l’entreprise,
raisonner l’activité et son évolution, prendre les décisions concernant la conduite, les investissements, les
changements de tout ordre.
Que le REA réalise lui-même ces tâches de gestion ou qu’il fasse appel à des organismes, c’est à lui qu’il
revient de vérifier et de valider la teneur des informations fournies à ses interlocuteurs institutionnels ou
professionnels, d’utiliser les résultats et de rester maître de ses choix.
Rappel des champs de compétences et situations professionnelles significatives (SPS) de référence :
Champs de SPS Finalités
compétences
Gestion et Gestion de trésorerie Améliorer les performances
administration de Analyse des coûts de production, des économiques, sociales et
l’entreprise marges brutes et nettes environnementales de l’entreprise tout
Analyse des performances technico- en maintenant ou en augmentant le
économiques, financières, niveau de revenu
environnementales et sociales de
l’entreprise
Gestion des démarches qualité
Développer cette capacité, ne consiste pas à former un comptable, ni un juriste, mais un professionnel qui
peut produire ou réunir les pièces et documents nécessaires à l’activité, qui utilise les explications et les
analyses des experts et des outils d’aide à la décision dans la perspective de faire des choix. Une méthode
comparative peut aider à concrétiser des notions abstraites au moyen d’études de cas, et permet d’évaluer
les conséquences économiques, sociales et environnementales d’une diversité de choix et de situations
d’entreprise pour affiner ses propres choix.
En matière de démarches administratives, même si des organismes professionnels apportent généralement
une aide à la veille, voire à la tenue des documents (déclaration PAC, aides à la production, formalités lors
des transactions foncières, restructuration de l’outil de travail, mise aux normes…), on sensibilisera
l’apprenant aux enjeux portés par les aides publiques et les obligations réglementaires, ainsi qu’à sa
responsabilité de vérification et de validation des informations données.
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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C41 : Porter un diagnostic sur l’entreprise à l’aide d’indicateurs technico-économiques et
financiers
Compte-tenu de l’évolution des conditions d’exercice du métier de REA, celui-ci doit :
- suivre la trésorerie (prévision annuelle et ajustements mensuels), afin de bien différencier la logique
de résultat de celle de capacité de trésorerie,
- analyser les soldes intermédiaires de gestion issus d’un compte de résultat,
- calculer et/ou analyser les principaux indicateurs de performances technico-économiques...
En formation, les indicateurs de performances environnementales ne doivent pas être oubliés (ex : outil
MASC développé par l’INRA - approche multicritères de la durabilité).
Il est utile d’insister sur la nécessité pour un REA de connaître sa situation financière (notamment en
trésorerie) afin qu’il puisse anticiper les difficultés et engager un dialogue efficace avec son banquier. Des
indicateurs de santé financière de l’entreprise (marge d’autonomie financière, évolution des capitaux
propres, rapport annuités/EBE, fonds de roulement…) sont des ratios importants à calculer régulièrement
ou à partager avec le conseiller pour évaluer la trajectoire de l’entreprise et prendre les décisions
d’orientation qui s’imposent.
Analyse et comparaisons de situations diverses favoriseront les apprentissages permettant de développer
cette capacité. Le futur REA doit ainsi être en mesure d’estimer les conséquences liées aux fluctuations des
productions.
L’évaluation de la C41 devra permettre de vérifier qu’à l’aide des données dont il dispose, le candidat peut
rassembler celles qui sont pertinentes pour réaliser un diagnostic de la performance globale de l’entreprise
en lien avec ses objectifs (autodiagnostic), puis d’utiliser les indicateurs technico-économiques et financiers
d’aide à la décision.
Un contexte d’installation ou de conduite d’un changement sur l’exploitation peuvent être favorables pour
développer cette capacité. Les situations support de l’évaluation de cette capacité pourront se référer à
l’entreprise d’alternance ou au projet.
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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La situation d’évaluation ainsi que le sujet doivent permettre de satisfaire aux critères suivants :
C41- Porter un diagnostic sur l’entreprise à l’aide d’indicateurs technico-économiques et
financiers
CRITERES qui s’imposent Exemples de classes d’indicateurs
(ce qui doit être regardé dans la situation (des indicateurs plus précis seront construits localement en fonction du
d’évaluation pour évaluer la capacité à certifier) contexte et proposés au jury par le centre de formation)
Sélection de données et d’indicateurs Recueil et vérification de la qualité des enregistrements
Le candidat choisit les données et maitrise les Choix d’indicateurs technico-économiques : compte de résultat,
indicateurs dont il a besoin pour évaluer les bilans, compte de trésorerie, produit brut standard, coûts de
résultats/performances de l’entreprise dans production, marges…
son contexte. Choix d’indicateurs financiers : autonomie financière, évolution
des capitaux propres, rapport annuité/EBE, fond de roulement, …
Choix d’indicateurs de performances environnementales : IFT,
volume de produits phytosanitaires, médicaments
…
Utilisation d’outils de suivi et d’aide à la Elaboration/suivi d’un budget de trésorerie
décision Elaboration d’un budget partiel
Le candidat évalue les conséquences des Evaluation des conséquences d’un changement sur les résultats
décisions relatives à la conduite de économiques
l’entreprise sur la situation économique et Elaboration de soldes intermédiaires de gestion
financière. Evaluation du coût/rapport d’une démarche qualité...
C42- Réaliser des choix pour l’entreprise en matière fiscale et juridique
Pour développer cette capacité, la formation permettra d’accéder à un certain nombre de connaissances
d’ordre réglementaire, mais devra aussi permettre aux apprenants de prendre conscience de l’importance
d’opérer des choix difficiles dans un contexte réglementaire complexe et évolutif. Ici encore, c’est la mise en
relation des informations avec les orientations de l’entreprise, pour effectuer les choix les mieux adaptés,
qui est en jeu.
- Sur le volet fiscal, il s’agit de prendre en compte les incidences fiscales dans les décisions de gestion,
- Au plan juridique, sans entrer dans les détails de toutes les formes juridiques possibles de l’entreprise, il
s’agit de mettre l’accent sur les principales formes individuelles et sociétaires ainsi que leurs avantages et
inconvénients.
L’évaluation de la C42 doit permettre de vérifier que le candidat met en lien ses choix avec les
caractéristiques de l’entreprise et qu’il peut s’organiser pour mener à bien l’ensemble de ses obligations
administratives.
Le contexte de l’installation est particulièrement favorable pour développer et évaluer cette capacité. Les
situations relatives à l’installation peuvent servir de support à l’évaluation de cette capacité.
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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La situation d’évaluation ainsi que le sujet doivent permettre de satisfaire aux critères suivants :
C42- Réaliser des choix pour l’entreprise en matière fiscale et juridique
Exemples de classes d’indicateurs
CRITERES qui s’imposent
(des indicateurs plus précis seront construits localement en
(ce qui doit être regardé dans la situation d’évaluation
fonction du contexte et proposés au jury par le centre de
pour évaluer la capacité à certifier)
formation)
Suivi administratif de l’entreprise Respect de la réglementation
Le candidat organise, planifie et réalise le travail Respect des calendriers et des échéances
administratif. Veille sur les mesures d’aide à l’agriculture
Planification des tâches administratives
…
Comparaison de formules juridiques et fiscales Distinction patrimoine professionnel/patrimoine personnel
Le candidat évalue les conséquences financières, Prise en compte du contexte social de l’entreprise
patrimoniales et administratives des choix qui Identification des impacts des choix fiscaux et juridiques sur
s’offrent pour l’entreprise. les revenus de l’entreprise
…
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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Capacité 5 : Valoriser les produits ou services de l’entreprise
C51- Commercialiser un produit ou un service
C52- Négocier dans le cadre d’un contrat ou d’un projet collectif
Pour un Responsable d’entreprise agricole, le terme valoriser s’entend au sens de « donner de la valeur »,
c’est-à-dire de rapporter de la valeur ajoutée à l’entreprise. Le contexte économique dans lequel s’inscrit
l’agriculture s’est modifié de façon considérable au cours des dernières décennies et l’agriculteur se trouve
confronté, en amont ou en aval de son activité, à des partenaires de plus en plus structurés et puissants en
termes de négociation. Dans ce contexte, l’agriculteur est certes acteur de son propre développement mais
il a aussi à faire la part des choses entre ce qui relève de ses intérêts propres (la valorisation et la
commercialisation de ses produits) et de ce qui relève de l’intérêt collectif (valorisation et défense d’un
territoire ou d’une filière, organisation d’un circuit court…). A ce titre, la profession agricole se structure et
développe une capacité de négociation collective qui devient un impératif de survie économique des
entreprises. L’agriculteur doit donc à la fois savoir vendre ses produits et les promouvoir auprès de clients
professionnels ou particuliers, mais il se trouve aussi en situation de mener des négociations commerciales
avec ses fournisseurs ainsi que d’autres types de négociation pour un collectif, au sein de groupements
d’intérêts professionnels par exemple.
Rappel des champs de compétences et situations professionnelles significatives (SPS) de référence :
Champs de SPS Finalités
compétences
Commercialisation Mise en marché d’un produit ou d’un service Valoriser les produits et les services
des produits mis en marché par l’entreprise en
agricoles et des tenant compte de l’évolution prévisible
services des marchés et de l’émergence de
nouveaux débouchés
Négociation, Négociation d’un contrat Assurer le développement et
concertation et (d’approvisionnement, de vente ou l’insertion de l’entreprise dans le tissu
élaboration d’un d’assurance) ou, d’un projet d’investissement économique local et le territoire
projet Élaboration d’un projet collectif d’entreprises,
de filière ou de territoire
Point de vigilance : Les deux capacités intermédiaires sont bien indépendantes l’une de l’autre ; on peut être
amené à négocier dans un contexte autre que celui d’une vente ou d’un achat, lorsqu’on négocie un prêt
par exemple avec un banquier. La capacité C5 n’est donc pas une capacité « commerce ». Seule la C51 porte
sur la commercialisation ; la C52 porte sur les techniques de négociation.
C51 : Commercialiser un produit ou un service
Pour développer cette capacité à commercialiser, il s’agit d’amener les apprenants à préparer la mise en
marché des produits en fonction des capacités de production, des circuits de distribution accessibles et des
marges commerciales attendues. Ils devront aussi apprendre à parler des produits pour les valoriser, que ce
soit dans des situations de vente ou de participation à des évènements promotionnels, mais également au
travers de la réalisation de supports de communication pour les faire connaitre aux éventuels clients.
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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L’évaluation de la C51 devra permettre de vérifier si le candidat prend bien en compte les liens qui existent
entre les possibilités techniques de production et les débouchés commerciaux souhaités, en fonction des
marges qu’il souhaite dégager, des filières de distribution présentes sur le territoire, et de la concurrence.
Les situations support de l’évaluation de cette capacité pourront se référer à l’entreprise d’alternance ou
au projet. Un contexte d’installation ou de changement est favorable pour développer et évaluer cette
capacité.
La situation d’évaluation ainsi que le sujet doivent permettre de satisfaire aux critères suivants :
C51- Commercialiser un produit ou un service
Critères qui s’imposent Exemples de classes d’indicateurs
(ce qui doit être regardé dans la situation (des indicateurs plus précis seront construits localement en fonction
d’évaluation pour évaluer la capacité à certifier) du contexte et proposés au jury par le centre de formation)
Définition d’une politique de Prise en compte de la concurrence
commercialisation Faisabilité technique en qualité et en quantité
Le candidat positionne son produit au Prise en compte du temps de travail dévolu à la mise en
regard de la filière et des débouchés marché
possibles. Définition des marges commerciales
...
Fixation des prix de vente
Mise en marché des produits Choix des circuits de distribution
Le candidat recherche la meilleure Choix des modes de communication,
valorisation de son produit au regard de sa Promotion sur le marché
politique de commercialisation. Définition des caractéristiques du produit,
Signes de qualité
...
C52 : Négocier dans le cadre d’un contrat ou d’un projet collectif
Permettre de développer cette capacité à négocier, que ce soit pour défendre ses intérêts propres (dans le
cas d’achat ou de vente de produits ou services, dans le cas d’une embauche de salarié…) ou des intérêts
collectifs (demande de reconnaissance pour un signe officiel de qualité comme les AOP ou les AOC,
promotion d’un territoire…), c’est amener l’apprenant à comprendre qu’une négociation n’est possible que
si on a au préalable identifié les enjeux de la négociation pour soi et pour les autres (partenaires ou
concurrents), et qu’on identifie les marges de manœuvre possibles de part et d’autre. Cela demande aussi
de développer des qualités d’expression et d’argumentation qui pourront être travaillées dans ce cadre.
Evaluer la capacité C52 doit permettre de vérifier que le candidat est en mesure de réaliser une négociation,
commerciale ou non, c’est-à-dire qu’il a conçu son argumentaire en anticipant les éléments sur lesquels il
faudra rester ferme et ceux qu’il est possible de redéfinir. L’adoption, lors de la discussion, d’un
comportement favorisant l’engagement contractuel est également essentielle.
Les situations support de l’évaluation de cette capacité pourront se référer à l’entreprise d’alternance ou
au projet. Un contexte d’installation ou de conduite d’un changement peut être favorable pour développer
et évaluer cette capacité à négocier.
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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Les situations d’évaluation seront élaborées en référence à des situations professionnelles repérées
localement comme significatives des champs de compétences qui correspondent à la capacité évaluée.
La situation d’évaluation ainsi que le sujet doivent permettre de satisfaire aux critères suivants :
C52- Négocier dans le cadre d’un contrat ou d’un projet collectif
Critères qui s’imposent Exemples de classes d’indicateurs
(ce qui doit être regardé dans la situation (des indicateurs plus précis seront construits localement en fonction du
d’évaluation pour évaluer la capacité à contexte et proposés au jury par le centre de formation)
certifier)
Identification des enjeux de la Définition des objectifs de la négociation
négociation Prise en compte des particularités du contexte/territoire
Le candidat prépare son Identification des intérêts des négociateurs et des marges de
argumentaire en fonction des manœuvre de chacun
données de la situation. ...
Argumentation Techniques de négociation
Le candidat fait valoir ses Prise en compte de/s l’argumentaire/s des autres négociateurs
arguments et interagit dans Respect des intérêts des négociateurs
l’échange en vue d’obtenir un Application du principe gagnant-gagnant
résultat le plus proche de ses Elaboration de propositions alternatives
objectifs. ...
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Partie 3 : Les UCARE du BP REA
3.1 Caractéristiques des UCARE
Les UCARE sont une partie d’un diplôme en unités capitalisables. Elles visent l’adaptation de la formation
aux caractéristiques locales du secteur professionnel et de l’emploi identifiées par le centre de formation
qui met en œuvre le diplôme.
Leur élaboration est faite à l’initiative des centres, dans un cadre fixé par des textes réglementaires (NS UC
DGER/SDPFE/2016-31 de janvier 2016, NS habilitation DGER/SDPFE/2014-109 de février 2014) et des
prescriptions spécifiques à chaque diplôme(référentiels, NS spécifiques, documents complémentaires)
Les UCARE sont présentées dans les dossiers d’habilitation constitués préalablement à la mise en œuvre
d’une formation conduisant à la délivrance d’un diplôme ou d’un titre en unités capitalisables (UC) par les
voies de la formation professionnelle continue et de l’apprentissage. Elles sont habilitées par les DRAAF-
SRFD.
Une UCARE permet le développement d’une capacité professionnelle correspondant à des caractéristiques
locales de l’emploi. Elle est forcément complémentaire du référentiel national, en aucun cas elle ne peut
être redondante avec une capacité professionnelle du référentiel de certification du diplôme. La capacité
globale et les capacités intermédiaires de l’UCARE, rédigées par le centre de formation, doivent viser la
complémentarité avec le référentiel de diplôme.
Au ministère chargé de l’agriculture, chaque UC, UCARE ou UC nationale, correspond à un bloc de
compétences (cf. loi n°2014-288 du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la
démocratie sociale).
Définition d’un bloc de compétences : au sein d’une certification professionnelle enregistrée au RNCP, les
blocs de compétences se définissent comme des ensembles homogènes et cohérents de compétences. La
délivrance de ces blocs tend à mieux permettre l’acquisition progressive d’un diplôme professionnel, à
favoriser l’insertion professionnelle tout au long de la vie et à faciliter le repérage par les employeurs des
compétences acquises.
3.2 Démarche pour construire une UCARE
La première étape de la démarche consiste à déterminer la thématique, en lien avec des investigations de
terrain. Cette thématique doit être en lien avec le contexte socio-professionnel local et viser le
développement de capacités spécifiques qui ne figurent pas dans le référentiel national (2 cas possibles
d’UCARE en REA : UCARE 1 ou UCARE 2, cf. plus loin).
Le choix est basé sur des analyses de contexte existantes et des rencontres avec des acteurs socio-
professionnels, validé auprès d’experts (professionnels, orientation/insertion, collectivités…) puis par les
instances de l’établissement. La démarche et son opportunité doivent être expliquées en vue de
l’habilitation.
Les travaux d’ingénierie commencent par des investigations de terrain qui comportent 2 volets :
l’identification des situations professionnelles significatives et l’analyse du travail proprement dite de ces
situations, qui permet de recueillir les éléments pour repérer les tâches spécifiques (complément de la FDA)
puis pour la fiche de descripteurs de compétences (caractéristiques des situations et ressources mobilisées).
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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Pour cela, les équipes conduisent des entretiens avec des professionnels qui exercent l’activité visée par
l’UCARE (dont des entretiens basés sur des techniques d’explicitation).
L’équipe entreprend ensuite l’élaboration du « référentiel » professionnel de l’UCARE : liste des tâches, SPS
et fiche de descripteurs de compétences.
La liste de tâches est établie, en complément de la FDA du référentiel professionnel, sans redondance avec
elle. On suit les mêmes règles de rédaction en employant un verbe actif au présent.
Les éléments recueillis lors des entretiens sont consignés dans la fiche de descripteurs de compétences (la
définition des rubriques des fiches compétences figure en annexe dans le recueil des fiches compétences de
chaque diplôme).
Élaboration du référentiel de certification
Une UCARE est constituée d’une capacité globale et de 2 capacités intermédiaires. Une capacité n’est pas
un objectif pédagogique qui lui, définit la performance visée par le formateur, elle rend compte du potentiel
de la personne à qui on la délivre à réaliser des activités professionnelles. Chaque capacité globale et
intermédiaire est donc rédigée à l’aide d’un verbe qui décrit l’action et d’un complément. Sa rédaction doit
pouvoir répondre aux questions : « quelle est la capacité professionnelle développée »? « Qu’est-ce-qu’une
personne ayant validé cette UCARE sera en mesure de faire ?». Les capacités s’adossent sur les situations
significatives identifiées. Chronologiquement, c’est la rédaction des capacités intermédiaires qui est
première.
Conception de l’évaluation
La situation d’évaluation relative à l’UCARE est construite à partir des situations professionnelles analysées.
Les UCARE sont évaluées obligatoirement en situation professionnelle. Les critères d’évaluation doivent
permettre de fonder le jugement évaluatif. Il y a 2 critères par capacité intermédiaire, ils doivent répondre à
la question « qu’est-ce-que je vais regarder dans l’activité du candidat (dans ce qu’il fait) en situation
d’évaluation pour dire que la capacité est atteinte » ? Les indicateurs spécifient chaque critère au regard de
la situation support de l’évaluation retenue. Situation d’évaluation et épreuves (s) sont spécifiques à
l’UCARE.
3.3. Les UCARE dans le BP REA
Les UCARE du BP REA 2017 doivent respecter les prescriptions de la NS UC du 15 janvier 2016 et celle de la
NS BP REA DGER/SDPFE/2017-513 du 12/06/2017. Dans tous les cas, les UCARE sont destinées à
l’acquisition de capacités professionnelles et l’évaluation est en situation professionnelle.
Il y a 2 UCARE (UCARE 1 et UCARE 2) sur les 7 UC du BP, ce qui confère aux UCARE une dimension
importante.
L’UCARE 1 (capacité 6) concerne obligatoirement une activité de production ou de transformation ou de
services conduite dans l’entreprise agricole :
C6 : Réaliser les opérations de production de l’atelier de XXX
ou C6 : Transformer les produits de l’atelier XXX
ou C6 : Mettre en œuvre l’activité de XXX
L’UCARE 2 (capacité 7), dite « libre », peut relever d’un des domaines précédents ou permettre le
développement de capacités professionnelles en lien avec des problématiques locales particulières.
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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Cas particulier d’une UCARE « agroéquipement » : Conformément à l’arrêté du 9 mars 2017 (article 8), une
UCARE peut être spécifiquement consacrée à la mise en œuvre des agroéquipements, en lien avec la
capacité C32 « Mettre en œuvre les opérations liées à la conduite des productions » de l’UC3, en vue de la
délivrance par le chef d’établissement d’une attestation d’aptitude à la conduite en sécurité permettant une
dispense du certificat d’aptitude à la conduite en sécurité (CACES), sous réserve du respect de l’ensemble
des conditions de formation et d’évaluation prévues.
Des instructions complémentaires seront diffusées, concernant le contenu et l’évaluation de cette UCARE.
Principales évolutions entre 2007 et maintenant
UCARE du BP REA 2007 UCARE du BP REA 2017
Une rédaction dans une logique d’objectifs une logique capacitaire, indépendante de la
pédagogiques, en lien direct avec la formation formation à mettre en œuvre
La maîtrise globale est souvent appréciée par la C’est un potentiel d’action qui est évalué, pas
mobilisation des connaissances et par la réalisation d’évaluation de connaissances en tant que telles.
d’activités pas forcément professionnelles ou Les capacités se réfèrent à des actions spécifiques
d’objectifs pédagogiques (traduits par des verbes et particulières qu’un professionnel met en œuvre.
tels que Présenter, Identifier, Raisonner, Analyser,
Définir...)
Un objectif terminal d’intégration Une capacité globale
Un (ou 2) objectif(s) intermédiaire(s) relatif(s) au 2 capacités intermédiaires, calées sur des champ(s)
raisonnement et à la réalisation de compétences ou SPS identifiés localement
Un objectif de régulation
Tous les objectifs sont évalués, définition par les Chaque capacité intermédiaire est évaluée, les
formateurs des points sur lesquels peut porter critères (2 par capacité) et indicateurs sont
l’évaluation et des attendus déterminés par les formateurs
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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3.4 UCARE 2017, des questions à se poser
Les centres proposent déjà un panel d’UCARE et sont donc amenés à se poser la question de leur
pertinence dans le cadre du BP REA rénové. Voici quelques pistes de réflexion :
- la question de la pertinence de proposer telle ou telle UCARE
Nombre de formations proposées par les centres aujourd’hui en vue de la validation des UCARE sont
concernées par cette réflexion. En effet, ces formations, même si leur format ou leurs objectifs ne
correspondent plus aux UCARE du BP REA rénové, sont peut-être tout à fait pertinentes car elles satisfont
les besoins d’un public donné, notamment celui de la formation courte. Il ne faut pas chercher à tout prix à
faire rentrer ce qu’on faisait avant dans le nouveau dispositif, sous peine de ne pas satisfaire aux
caractéristiques du BP REA rénové. C’est donc l’ensemble du dispositif de formation qu’il convient de revoir,
dans une perspective de modularisation.
- la question de la redondance avec le référentiel national
Le cas des UCARE qui visent le développement de capacités relatives à la transformation des produits ou à
des activités de service est le plus simple. Il n’y a pas de redondance avec le référentiel national, il faut
seulement que l’UCARE soit élaborée en suivant les règles générales. D’autres cas doivent être étudiés de
plus près.
Dans le cas d’UCARE qui correspondent à d’autres types d’activités, il convient de vérifier que les capacités
visées par cette UCARE ne sont pas redondantes avec les capacités nationales. Par exemple, dans le c as
d’activités de production, les UCARE production (UCARE 1) ne doivent pas viser la maîtrise globale d’un
atelier de production : ce ne sont pas des C3 « réduites », la conduite d’un système de production relève de
la C3. Les UCARE doivent dans ce cas viser la maîtrise de techniques ou de savoir-faire
particuliers/spécifiques, dans des ateliers complémentaires de ceux correspondant aux orientations
principales.
Le même raisonnement doit s’appliquer aux activités qui recoupent les domaines couverts par les capacités
nationales.
- quelles sont les capacités développées ?
Une UCARE permet le développement de capacités professionnelles. Indépendamment de la question de
l’opportunité de proposer une formation (cf. NS habilitation), quel que soit son thème, la question centrale
doit être « quelles capacités professionnelles seront-elles développées au travers de la formation
proposée ? ». Quelles activités sont-elles concernées ? Comment s’articulent-elles avec les activités décrites
dans le référentiel professionnel ? Des investigations auprès de professionnels mettant en œuvre ces
activités sont essentielles, pour déterminer les ressources mobilisées pour conduire ces activités et, en
déduire les capacités à développer chez les personnes qui suivront la formation.
- l’équilibre global entre capacités du diplôme
Il n’y a pas d’équivalence entre capacités et horaires. Une UC correspond à une unité de certification pas à
une unité de formation. Pour autant, dans un diplôme dont la certification est en 7 unités, l’équilibre entre
UC est différent de celui existant dans un diplôme en 12 UC. Chaque UCARE représente 1/7 de la
certification, le périmètre de la capacité doit être en rapport. Une UCARE de petit format, de sensibilisation
ou d’initiation, sans mises en situation professionnelles (type 35 h sans stage) n’a plus lieu d’être.
32
Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
Page 33
Partie 4 : Quelques éléments structurants de la formation
4.1 Choix des supports techniques de formation
Il n’est pas fait le choix au plan national d’imposer aux équipes pédagogiques ou de limiter le choix des
supports techniques, entendus comme des spécialités de production ou types de production qui servent de
support à la formation. Les choix réalisés par les équipes pédagogiques sont présentés dans le dossier
d’habilitation et validés par le SRFD.
C’est par le choix des supports techniques que le centre choisira de donner une « orientation » à la
formation préparant au BP REA, ou non. Ce choix peut être fait au plan collectif pour l’ensemble des
stagiaires, ou au plan individuel, selon la stratégie pédagogique du centre. C’est-à-dire qu’un centre peut
par exemple offrir deux ou plusieurs types de supports (grandes cultures et polyculture-élevage, ou bien
élevage bovin et élevage caprin), mais il peut aussi laisser le choix à chaque stagiaire de choisir le support
qui est en lien avec son projet d’installation. Dans ce cas, le centre devra démontrer dans le dossier
d’habilitation comment il donne les moyens aux apprenants d’accéder aux ressources de formation
nécessaires au développement des capacités.
Si des productions hors-sol (porcins, volailles), ou très spécifiques comme l’aquaculture ou l’apiculture, ou
encore monoculturales comme la vigne ou les grandes cultures, sont choisies par les centres et/ou par les
stagiaires et apprentis, il est cependant attendu que chaque apprenant développe les capacités qui lui
permettront d’agir dans des systèmes plus complexes, même si les mises en situations professionnelles dans
l’entreprise d’alternance ne le permettent pas. Il sera également important de faire prendre conscience que
les systèmes simplifiés ne sont pas des systèmes « équilibrés » au sens agroécologique du terme, à moins
qu’ils ne soient raisonnés dans des organisations collectives à des échelles de territoires pertinentes pour
réduire leur impact sur l’environnement.
Dans cette conception de la formation, quels que soient les types, les systèmes et les modes de production,
les capacités développées sont les mêmes, ce qui assure l’unicité du diplôme et garantit que son titulaire
peut faire des choix techniques, pratiques et stratégiques en toute connaissance de cause.
4.2 L’entreprise d’alternance
L’entreprise d’alternance est un support de formation (une modalité pédagogique en milieu professionnel)
particulièrement efficace car pendant au moins huit semaines 1 dans le cas d’un stagiaire de la formation
continue et beaucoup plus pour un apprenti, l’apprenant va pouvoir vivre des situations professionnelles de
toute nature, réaliser des apprentissages et développer pour partie des capacités du REA. L’entreprise
d’alternance fournit des contextes de travail réels, complexes, avec un fort potentiel d’apprentissage, à
partir desquels peuvent se raisonner les différentes situations professionnelles constitutives du métier de
responsable d’entreprise agricole.
Le choix de l’entreprise d’alternance est donc particulièrement important pour qu’elle soit en mesure de
fournir les situations d’apprentissage qui correspondent aux objectifs de la formation en général, et, si
possible, au projet professionnel de l’apprenant. Ces situations d’apprentissage doivent être les plus
proches possibles des situations professionnelles significatives du métier de REA (les SPS du référentiel
professionnel).
1
La durée de 8 semaines est un minimum prévu par les textes en formation continue, mais pédagogiquement, une période plus
longue est souhaitable chaque fois qu’elle pourra se réaliser dans les conditions attendues pour le centre et pour le stagiaire.
33
Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
Page 34
Pour l’évaluation de certaines capacités, et notamment celles qui mobilisent un contexte de changement
sur l’entreprise, l’entreprise d’alternance est également un support d’évaluation. Dans ce cas, il sera
demandé au stagiaire ou à l’apprenti dans le cadre de l’épreuve (ou des épreuves) de proposer/simuler une
situation de changement dans le système de production et d’en développer toutes les conséquences sur
l’ensemble des composantes de l’entreprise.
Au cas où l’entreprise d’alternance ne permettrait pas aux apprenants de vivre des situations suffisamment
riches pour répondre à elle seule aux exigences de la situation d’évaluation, l’exploitation agricole (ou
l’atelier technologique) de l’établissement peut également être utilisée. Ce cas ne doit pas devenir la règle :
une entreprise de lycée, qui est une référence commune au groupe en formation n’a pas tout à fait les
mêmes caractéristiques qu’une entreprise d’alternance et ne permet pas la même implication de
l’apprenant. Quel que soit le support, c’est l’entrée « mise en situation professionnelle » individuelle qui
doit être privilégiée pour la formation et l’évaluation.
4.3 Rôles respectifs du tuteur et du formateur
Compte tenu de la nature des activités du REA, qu’elles se déroulent dans un contexte d’installation, de
changement ou qu’elles relèvent du travail régulier/ordinaire de conduite de la production, elles supposent
des raisonnements et des choix qui s’effectuent dans la durée. Les situations professionnelles ne se
réduisent pas à celles vécues sur le lieu de travail. On apprend des situations en les vivant, en les analysant,
en les comparant, en les problématisant avant et après ce vécu. Formateurs et tuteurs ont donc des rôles
complémentaires dans la formation.
Le tuteur (maître de stage ou maître d’apprentissage) aide à la définition de situations concrètes de prise de
décision, se prête aux simulations relatives à un changement dans le système de production, partage ses
expériences présentes ou passées (par exemple son installation, les évolutions de son entreprise) et
entraîne au raisonnement. Il favorise aussi des mises en œuvre répétées, particulièrement de pratiques
clés, comme l’observation ou encore des pratiques professionnelles qui requièrent un certain niveau de
technicité et nécessitent répétition et entraînement. Un des rôles principaux d’un tuteur est de parler de ce
qu’il fait, de comment il raisonne, de comment il fait…
Si la production demandée au candidat dans le cadre d’une épreuve est toujours contextualisée à une
entreprise agricole réelle, le formateur qui accompagne le processus d’élaboration de cette production est
la personne la plus à même de fournir un avis sur la réalisation et sur la démarche adoptée pour cette
production et donc sur l’atteinte de la capacité visée, au regard des critères (cf. NS).
La part relative du formateur et du tuteur dans le jugement évaluatif peut varier selon les capacités visées
et les contextes mobilisés. L’appréciation du tuteur, au regard de l’annexe de la convention de stage ou du
contrat pédagogique de l’apprenti, sera recueillie. C’est une information que le formateur peut utiliser dans
son jugement évaluatif final sur l’acquisition par le candidat des capacités du référentiel. Néanmoins, le
formateur est le seul responsable de l’évaluation (cf. note de service UC).
34
Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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4.4 Perspectives agroécologiques
La prise en compte de l’agroécologie est à l’origine de la rénovation du diplôme du BP REA. Si l’agroécologie
nous oblige à aiguiser notre regard sur les différentes conceptions de l’agriculture, elle interroge également
les formateurs sur les méthodes pédagogiques les mieux à mêmes d’accompagner ces évolutions.
La formation par les situations professionnelles, ainsi que l’évaluation en situation professionnelle sont
favorables au développement de capacités qui mettent en œuvre des raisonnements agroécologiques car
mettre en œuvre un système agroécologique nécessite :
d’appréhender la complexité des situations plutôt que chercher à simplifier la réalité, réduire la
diversité et les incertitudes pour pouvoir appliquer des modèles technico-scientifiques
standardisés,
de raisonner le changement d’échelle, l’environnement n’étant pas périphérique aux situations
mais en faisant partie (inscription dans l’agroécosystème),
de constater que « rien n’est donné » et que, par conséquent, il y a accroissement de
l’obligation de penser, de raisonner, d’abandonner les habitudes pour en créer de nouvelles,
d’imaginer, d’expérimenter…
Les formateurs s’attacheront à proposer des situations d’apprentissage qui s’appuient sur la mise en
perspective régulière des expériences vécues dans l’entreprise d’alternance avec la réflexion sur le projet
d’installation. Ils pourront également s’appuyer sur le partage des retours d’expérience au sein du groupe
en formation pour appréhender la diversité des contextes, des choix et des façons de faire. De telles
situations placent les apprenants dans des conditions telles qu’ils sont amenés à raisonner, à avoir une
activité réflexive au sens de découvrir, questionner et se questionner, faire des hypothèses, élaborer des
scénarios, rechercher des informations, construire et tenir des raisonnements. Autant d’activités cognitives
propices à la construction des problèmes et à la recherche de solutions nouvelles, adaptées à la diversité
des contextes et des échelles de territoires qui caractérisent un raisonnement agroécologique.
Enfin, d’un point de vue pédagogique, il est nécessaire d’entraîner les personnes en formation à réaliser
tout au long de leurs apprentissages, les activités à partir desquelles elles seront évaluées.
35
Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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Annexe 1 : Cadrage national du plan d’évaluation du BP REA
Capacité Critères qui s’imposent
Capacité à évaluer
globale (ce qui doit être regardé dans la situation pour évaluer la capacité à certifier)
Appropriation des principaux mécanismes qui régissent les systèmes vivants
Le candidat a intégré les caractéristiques du fonctionnement des êtres vivants à leurs différents niveaux
C11- Développer une
d’organisation et les met en relation avec les activités de production agricole.
culture professionnelle en
lien avec le vivant Valorisation des fonctions naturelles du milieu
C1 Le candidat s’est construit des repères pour situer les pratiques agricoles au regard des fonctionnalités de
Se situer en l’agroécosystème et de la préservation des ressources.
tant que
professionnel C12- Se positionner dans Contextualisation de l’activité professionnelle agricole
Le candidat caractérise l’activité professionnelle au regard des orientations de l’agriculture actuelle et de son
les différents types
évolution socio-historique et économique.
d’agricultures, leur
histoire, leurs fondements Elaboration d’une position
leur organisation Le candidat construit et argumente un projet en cohérence avec les objectifs explicités et avec le contexte et les
objectifs qu’il poursuit.
Analyse d’une situation de changement
Le candidat mobilise les éléments qui lui permettent d’établir un diagnostic de la situation de l’entreprise.
C21- Réguler l’activité au
regard de la stratégie Elaboration de scénarios de transition pour conduire le changement
C2 Le candidat fait des hypothèses, programme des évolutions du système, en déduit les changements de pratiques,
planifie les étapes du changement, évalue la durabilité du nouveau système.
Pilotage du
système de Ajustement des besoins et des moyens
production Le candidat prévoit les besoins en main d’œuvre et propose des mesures adaptées pour mettre en œuvre des
différentes activités de l’entreprise.
C22- Gérer le travail
Gestion des ressources humaines et des conditions de travail
Le candidat prend en compte toutes les dimensions que nécessite la gestion d’un collectif de travail, prend en
considération les incidences des choix opérés et veille à mettre en place un environnement de travail de qualité.
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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Diagnostic de performances, notamment agroécologique
Le candidat évalue quelques forces et fragilités du système de production au regard de ses performances
C31- Combiner les
économiques, environnementales et sociales.
C3 différentes activités liées
Conduire le aux productions Elaboration d’itinéraires techniques
Le candidat montre comment s’articulent les différentes activités du système de production pour obtenir la
processus de
meilleure performance globale de l’entreprise.
production dans
l’agroécosystèm Adaptation de l’intervention à la situation
e C32- Mettre en œuvre les Le candidat détermine l’intervention adéquate et le mode opératoire adapté à la situation et au contexte.
opérations liées à la
Qualité des interventions
conduite des productions Le candidat réalise un travail de qualité, conforme au(x) but(s) fixé(s), et s’appuie sur des critères qualitatifs pour
commenter son action.
Sélection de données et d’indicateurs
C41- Porter un diagnostic Le candidat choisit les données et maitrise les indicateurs dont il a besoin pour évaluer les résultats/performances
C4 sur l’entreprise à l’aide de l’entreprise dans son contexte.
Assurer la d’indicateurs technico-
Utilisation d’outils de suivi et d’aide à la décision
gestion économiques et financiers Le candidat évalue les conséquences des décisions relatives à la conduite de l’entreprise sur la situation
technico- économique et financière.
économique,
financière et Suivi administratif de l’entreprise
C42- Réaliser des choix Le candidat organise, planifie et réalise le travail administratif.
administrative
de l’entreprise pour l’entreprise en
matière fiscale et juridique Comparaison de formules juridiques et fiscales
Le candidat évalue les conséquences financières, patrimoniales et administratives des choix qui s’offrent pour
l’entreprise.
Définition d’une politique de commercialisation
C51- Commercialiser un Le candidat positionne son produit au regard de la filière et des débouchés possibles.
C5 produit ou un service
Mise en marché des produits
Valoriser les Le candidat recherche la meilleure valorisation de son produit au regard de sa politique de commercialisation.
produits ou
Identification des enjeux de la négociation
services de C52- Négocier dans le Le candidat prépare son argumentaire en fonction des données de la situation.
l’entreprise cadre d’un contrat ou d’un
Argumentation
projet collectif Le candidat fait valoir ses arguments et interagit dans l’échange en vue d’obtenir un résultat le plus proche de ses
objectifs.
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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Annexe 2 : fiche UCARE
UCARE Transformation - Services - Production
Prescriptions
L’UCARE est évaluée en situation professionnelle, au travers d’une situation d’évaluation qui permet de
mettre en en évidence le développement de la capacité visée, relative à des activités de
transformation, des activités de services ou des activités techniques de production.
CX : Mettre en œuvre ou Réaliser …. à compléter
Critères Indicateurs
Critère 1
C X1 : Critère 2
Critère 1
C X2 :
Critère 2
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
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Correspondance entre les champs de compétences
du référentiel professionnel et les capacités
Champs de Capacités
compétences
C1 : Se situer en tant que professionnel
C11 : Développer une culture professionnelle en
lien avec le vivant
C12 : Se positionner dans les différents types
d’agriculture, leur histoire, leurs fondements, leur
organisation
Pilotage stratégique de
l’entreprise agricole et C2 : Piloter le système d’exploitation
conduite du changement C21 : Réguler l’activité au regard de la stratégie,
des opportunités, des évènements
Organisation du travail,
gestion des ressources et C22 : Gérer le travail
des relations humaines
Préservation et C3 : Conduire le processus de production dans
amélioration des sols et l’agrosystème
de la biodiversité C31 : Combiner les différentes activités liées aux
fonctionnelle productions
Conduite des processus C32 : Mettre en œuvre les opérations liées à la
de production conduite des productions
C4 : Assurer la gestion technico-économique,
financière et administrative de l’entreprise
Gestion et
administration de C41 : Porter un diagnostic sur les résultats de
l’entreprise l’entreprise à l’aide d’indicateurs technico-
économiques et financiers
C42 : Réaliser des choix pour l’entreprise en
matière de situation fiscale et juridique de l’entreprise
Commercialisation des C5 : Valoriser les produits ou services de
produits agricoles et des l’entreprise
services
C51 : Commercialiser un produit ou un service
Négociation,
C52 : Négocier dans le cadre d’un contrat ou d’un
concertation et
projet collectif
élaboration d’un projet
UCARE 1 = UCARE A transformation ou UCARE B
Services ou UCARE C production
UCARE 2 = UCARE libre
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Document complémentaire du BP REA – octobre 2017
Document 5 : Recueil de fiches de compétences au référentiel de diplôme du brevet professionnel "responsable d'entreprise agricole" (PDF, 876 Ko) - Juillet 2017
Source PDF : https://chlorofil.fr/fileadmin/user_upload/02-diplomes/referentiels/secondaire/bp/rea/bp-rea-recueilJuillet2017.pdf
Extraction texte intégrale : 48 page(s).
Page 3
Recueil de fiches
de compétences
Brevet professionnel
Responsable d’entreprise agricole
Sommaire
Ce document est destiné aux équipes pédagogiques qui mettent en œuvre un brevet
professionnel Responsable d’entreprise agricole
Présentation du Brevet professionnel
option Responsable d’entreprise agricole.................................................. p 5
Compétences............................................................................................ p 6
Fiches compétences
• correspondant aux 7 champs de compétences de
l’option «Responsable d’entreprise agricole»...................................................... p 7
• spécifiques à certaines thématiques................................................................... p 24
Page 4
4
Page 5
Présentation du
brevet professionnel
option
Responsable
d’entreprise
agricole
Le BP REA est un diplôme professionnel de Le recueil de fiches compétences est associé
niveau IV qui peut être obtenu par la voie de au référentiel de diplôme. Ces fiches ont été
l’apprentissage et par la voie de la formation produites à partir des investigations réalisées
professionnelle continue. Il peut également être pour le référentiel professionnel. Elles permettent
obtenu par la voie de la VAE. de donner des informations sur les champs de
compétences et les situations professionnelles
Il fait partie des diplômes qui ont été rénovés afin
significatives (SPS). Le référentiel du diplôme et ce
de répondre à un triple objectif :
recueil sont les outils de référence des formateurs
• adapter le référentiel aux évolutions des qui doivent en prendre connaissance quel que
emplois du secteur et à celles du travail. soit leur domaine d’intervention.
• prendre en compte la diversité des agricultures
et des agroécosystèmes Comme dans le cas des autres diplômes du
• promouvoir les pratiques et les raisonnements ministère chargé de l’agriculture le référentiel
agroécologiques du Brevet professionnel option "Responsable
d’entreprise agricole", le recueil de fiches
Le référentiel de diplôme du Brevet professionnel compétences et les textes réglementaires
comporte 2 parties : associés sont téléchargeables sur le site internet
• le référentiel professionnel qui fournit des de l’enseignement agricole, dans la rubrique
informations sur les emplois visés par le Diplômes et référentiels, à l’adresse suivante :
diplôme et leur contexte, présente la fiche http://www.chlorofil.fr/diplomes-et-referentiels.html
descriptive d’activités (FDA) et la liste des
situations professionnelles significatives
organisées en champs de compétences.
• le référentiel de certification qui comprend
la liste des capacités attestées par le diplôme
et les modalités d’évaluation permettant la
délivrance du diplôme.
Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 5
Page 6
Cette partie comporte deux séries de fiches compétences :
1. une première série qui correspond au tableau des situations professionnelles
significatives (SPS) organisées en sept champs de compétences dans le
référentiel professionnel du BP REA ;
2. une série de fiches spécifiques qui correspondent à des façons particulières
d’exercer l’activité ou à la mise en oeuvre de pratiques fortement orientées
vers l’agroécologie. Compétences
L’ensemble de ces fiches fournit des informations relatives au travail, recueillies
auprès de professionnels au cours d’entretiens approfondis1.
La compétence est une combinatoire de ressources Les situations et les ressources décrites dans les
– connaissances, savoir-faire, comportements…2 – fiches compétences ne constituent pas une liste
que mobilise un individu pour répondre de façon exhaustive et peuvent être adaptées au contexte
pertinente à une situation de travail donnée. Cette local de l’emploi. Ne sont retenues que celles qu’il
compétence est située : elle ne peut s’exprimer paraît indispensable de maîtriser pour exercer
qu’en situation de travail. le métier dans une majorité de configurations
L’analyse du travail conduite auprès de d’emplois : les situations professionnelles
professionnels permet en premier lieu de repérer significatives (SPS).
des situations professionnelles significatives (SPS), Les fiches compétences orientent le travail des
c’est-à-dire des situations reconnues comme équipes enseignantes pour l’élaboration de
particulièrement révélatrices de la compétence situations de formation et d’évaluation, tout
dans les emplois visés par le diplôme. Elle particulièrement pour les évaluations en situation
permet également d’identifier les ressources professionnelle. Elles peuvent être utilisées
sur lesquelles s’appuient les professionnels pour comme support de discussion avec les maîtres
exercer avec compétence leurs activités. de stage ou d’apprentissage, au moment où se
Les informations ainsi recueillies sont classées et négocient avec ces derniers les objectifs des
regroupées en ensembles homogènes au plan des périodes en milieu professionnel. Elles servent
ressources mobilisées et aux finalités du travail : également de référence pour la validation des
les champs de compétences. Chaque champ, qui acquis de l’expérience.
correspond à une classe de situations, fait l’objet
La définition des différentes rubriques de ces
d’une fiche, toujours structurée sur le même
fiches ainsi que des exemples figurent en annexe.
modèle. Y sont précisés :
• des éléments de contexte du travail : finalité Remarque : Les fiches compétences concernent
du travail, responsabilité et autonomie du la description de situations professionnelles
titulaire de l’emploi, environnement de travail, maîtrisées par des professionnels confirmés. Les
indicateurs de réussite équipes tiendront compte dans la préparation
• les ressources à mobiliser pour réaliser avec des évaluations que les capacités attestées par le
compétence le travail : savoir-faire, savoirs diplôme ne visent pas ce niveau de maîtrise mais
identifiés par les professionnels, savoir-faire celui nécessaire à l’insertion dans l’emploi.
consolidés par l’expérience, comportements
professionnels.
Champs de compétences et situations
professionnelles significatives du BP
Responsable d’entreprise agricole
Les SPS sont repérées lors de l’analyse du travail Les SPS sont identifiées à l’aide d’un ensemble de
menée auprès des professionnels exerçant le questions telles que :
métier ou emploi de responsable d’entreprise
• Quelles situations de travail vous paraissent
agricole. Parmi les critères utilisés pour leur
les plus difficiles à maîtriser ?
détermination figurent la complexité, la
dimension critique ou encore la fréquence. Des • Quelles situations de travail ne confieriez-
aspects prospectifs relatifs à l’emploi visé, des vous pas à un débutant ?
nécessités politiques ou réglementaires ainsi que • Si vous deviez choisir un remplaçant, dans
des visées stratégiques, sociales ou éducatives, quelle(s) situation(s) de travail le placeriez-
peuvent également être prises en compte. vous pour vérifier qu’il est compétent ?
1 Les fiches compérences sont réalisées lors de la phase d’ingénierie
du référentiel professionnel du diplôme, par des délégués régionaux
à l’ingénierie de formation (DRIF) des DRAAF-SRFD.
2 L’analyse du travail réalisée ne retient que les « ressources » qui
peuvent être développées par la formation ou par l’expérience : n’y
figurent ni les aptitudes ni les qualités personnelles.
6
Page 7
Chaque champ de compétences fait l’objet d’une fiche descriptive, détaillée dans les
pages suivantes.
1. Fiches compétences correspondant aux champs de compétences de l’option Fiches
Responsable d’entreprise agricole compétences
2. Fiches compétences thématiques spécifiques à
l’option
Champs de compétences SPS Finalités
Choix des productions et des
services mis en marché par
l’entreprise
Permettre à l’entreprise de
Construction et évaluation de
Pilotage stratégique de s’adapter et d’innover dans un
scénarios d’évolutions possibles
l’entreprise agricole et conduite du contexte en évolution permanente
du système de production et ou de
changement tout en limitant les risques
commercialisation associés au changement
Conduite d’un changement de
système de production et ou de
commercialisation
Diagnostic de l’état des sols
Préservation et amélioration Conception d’un assolement et Améliorer la fertilité physique,
des sols et de la biodiversité d’une rotation chimique et biologique des sols
fonctionnelle
Valorisation des effluents d’élevage
et des déchets végétaux
Observation et appréciation de
l’état de l’agroécosystème
Gestion intégrée de la santé Atteindre les objectifs de
Conduite des processus de animale et végétale production en prenant en compte
production l’évolution des politiques agricoles
Conduite du système fourrager et la réglementation
Amélioration du bien-être des
animaux d’élevage
Valoriser les produits et les
services mis en marché par
Commercialisation des produits Mise en marché d’un produit ou l’entreprise en tenant compte de
agricoles et des services d’un service l’évolution prévisible des marchés
et de l’émergence de nouveaux
débouchés
Négociation d’un contrat
(d’approvisionnement, de vente
ou d’assurance) ou, d’un projet Assurer le développement et
Négociation, concertation et d’investissement l’insertion de l’entreprise dans
élaboration d’un projet le tissu économique local et le
Élaboration d’un projet collectif territoire
d’entreprises, de filière ou de
territoire
Organisation du travail, gestion Encadrement d’une équipe Améliorer l’organisation collective
des ressources et des relations du travail et les relations humaines
humaines Gestion des pointes de travail au sein de l’entreprise
Gestion de trésorerie
Analyse des coûts de production,
des marges brutes et nettes Améliorer les performances
économiques, sociales et
Gestion et administration de Analyse des performances environnementales de l’entreprise
l’entreprise technico-économiques, tout en maintenant ou en
financières, environnementales et augmentant le niveau de revenu
sociales de l’entreprise
Gestion des démarches qualité
Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 7
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Champ de
compétences
Situations professionnelles significatives Pilotage
stratégique
• Choix des productions et des services mis en marché par l’entreprise de l’entreprise
• Construction de scénarios d’évolutions possibles du système de production agricole
et ou de commercialisation et conduite
• Conduite d’un changement de système de production et ou de commercialisation du changement
Finalités
Permettre à l’entreprise de s’adapter et d’innover dans un contexte en évolution permanente tout en
limitant les risques associés au changement.
Responsabilité / autonomie
Le responsable d’entreprise agricole définit, seul ou avec ses associés, ses finalités, ses objectifs et sa stratégie
d’entreprise à moyen et long terme, avec ou sans l’aide de techniciens, de conseillers et/ ou d’experts. À
ce titre, il dispose d’une forte capacité d’initiative pour concevoir un système productif et évolutif visant à
renforcer son autonomie de décision et la résilience de son système.
Le REA raisonne le choix des productions et des services mis en marché par l’entreprise. Il exerce pleinement
la responsabilité sociétale des activités de son entreprise au travers de ses choix socio-techniques. La marge
de manœuvre du chef d’entreprise est directement liée au niveau d’intégration dans les filières et aux cahiers
des charges auxquels il a souscrit et à la réglementation applicable à l’entreprise.
La recherche de la triple performance et la production des connaissances nouvelles qui l’accompagne
impliquent un important travail collaboratif en réseau entre acteurs, des échanges de pratique entre pairs et
la participation à des démarches collectives d’entreprises, de filières ou de territoires. La veille, la conduite
d’essais et ainsi que la formation et l’autoformation du REA et de ses salariés sont des activités essentielles
pour permettre à l’entreprise de s’adapter et d’innover dans un contexte en évolution permanente.
Environnement de travail
L’activité de l’agriculteur ou du salarié hautement qualifié s’exerce à l’extérieur et/ou en bâtiments.
L’observation, la veille, la formation, la gestion de données et le travail administratif, représentent une partie
croissante de l’activité. Le recours aux outils et technologies numériques devient important.
Le métier est exercé à titre individuel ou dans un cadre sociétaire (GAEC, EARL, SCEA…). Il est fréquent que
la main d’œuvre de l’entreprise se compose de l’exploitant, de son conjoint et ou de ses associés et d’un ou
plusieurs salariés. Cependant, l’activité au quotidien amène souvent l’agriculteur ou son salarié à travailler
seul. Quelle que soit la taille de l’entreprise et ses orientations, le pilotage stratégique de l’entreprise, la
recherche de la triple performance et la conduite du changement modifient de manière significative le métier
de REA et celui de salarié, leurs environnements de travail et la relation au vivant.
De plus en plus ouvert sur le territoire, les démarches collectives et l’innovation, l’agriculteur travaille
avec une grande diversité de partenaires : agriculteurs, animateurs de réseaux, consommateurs finaux
et/ ou intermédiaires, conseillers, fournisseurs, entreprises de travaux agricoles, banques et assurances,
administrations, collectivités… L’entreprise agricole est également de plus en plus soumise à une diversité de
risques et d’aléas climatiques, sanitaires, économiques et l’évolution rapide des marchés, de la réglementation
et des attentes sociétales obligent l’agriculteur à utiliser des outils d’aides à la décision et à savoir s’entourer
d’experts pour adapter en permanence son système et ses pratiques.
Indicateurs de réussite
• Conformité des résultats économiques aux objectifs
• Conformité de la quantité de travail aux objectifs de qualité de vie
• Performance énergétique et environnementale
• Résilience et vulnérabilité de l’entreprise aux aléas et à la conjoncture
• Sensibilité aux aides, autonomie financière et dépendance aux intrants
• Résilience du système au stress et/ ou perturbations d’origines biotiques, abiotiques et économiques
• Respect de la réglementation, des normes de qualité, des engagements contractuels
• Situation par rapport aux références techniques, économiques, sociales et environnementales disponibles
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Champ de compétence : Pilotage stratégique de l’entreprise agricole et conduite du changement • Contribution à l’emploi • Identité professionnelle et ancrage territorial de l’entreprise • Transmissibilité de l’entreprise Savoir-faire de base • Réaliser un diagnostic de l’entreprise et de l’agroécosystème • Concevoir un système de production et de commercialisation • Simuler des modifications du système de production et de commercialisation en utilisant des outils adéquats • Déterminer des objectifs de production • Concevoir, programmer et mettre en œuvre les changements techniques, économiques, financiers, sociaux… • Utiliser des outils de suivi et d’évaluation, des indicateurs et tableaux de bord • Contrôler le respect de la réglementation et des clauses des contrats passés • Comparer le système et les performances de l’entreprise avec d’autres entreprises et systèmes Savoirs de référence cités par les professionnels • Savoirs interdisciplinaires en agronomie, zootechnie, écologie • Écologie des agroécosystèmes • Complémentarité des approches stratégique, systémique et analytique • Systèmes de culture et d’élevage et complémentarité des productions • Systèmes de production, de commercialisation et de distribution • Filières de production et marchés agricoles • Signes de qualité (SICO, mentions valorisantes, certificats de conformité) • Attentes des consommateurs et de la société • Place de l’entreprise dans le circuit économique : fournisseurs de produits et services, clients, opérateurs, etc. • Politiques agricoles et organisations professionnelles agricoles (OPA) • Droit rural, réglementation et statuts de l’entreprise agricole • Gestion d’entreprise et de projet • Références technico-économiques, sociales et environnementales territorialisées Savoir-faire consolidés par l’expérience • Anticiper les enjeux, les risques et les évolutions du secteur professionnel • Concevoir un changement de pratiques, de système de production, de système de commercialisation • Planifier et conduire la phase de transition lors d’un changement en limitant les risques • Adapter ses outils et indicateurs de pilotage • Capitaliser les expériences d’autres agriculteurs pour produire de nouveaux savoirs pour l’action • Mobiliser les réseaux d’acteurs dans la conduite de ses projets • Savoir s’entourer de techniciens et d’experts scientifiques • Faire adhérer les associés et salariés au projet de changement • Communiquer sur ses pratiques et son métier Comportements professionnels • Sens des responsabilités et du bien commun • Ouverture d’esprit • Rigueur • Anticipation et adaptabilité • Initiative et autonomie • Propension à la recherche des meilleures pratiques Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 9
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Champ de
compétences
Préservation et
Situations professionnelles significatives amélioration
des sols et de
• Diagnostic de l’état des sols la biodiversité
• Conception d’un assolement et d’une rotation fonctionnelle
• Valorisation des effluents d’élevage et des déchets végétaux
Finalités
Améliorer la fertilité physique, chimique et biologique des sols.
Responsabilité / autonomie
Le responsable d’entreprise dispose d’une forte autonomie et d’une grande capacité d’initiative pour valoriser
les processus naturels et améliorer la vie des sols au travers de ses choix socio-techniques. Il raisonne le
choix du mode de conduite des cultures et/ ou de l’élevage et met en oeuvre les pratiques et les itinéraires
techniques les plus adaptées à ses objectifs.
La recherche de la triple performance et l’évolution rapide des connaissances techniques et scientifiques
qui l’accompagne implique de la part du REA et de ses salariés d’acquérir la maîtrise d’une grande diversité
de stratégies alternatives, de techniques et d’agroéquipements innovants. Le chef d’entreprise valorise sa
propre expérience au regard de l’expérience de ses pairs et des expertises produites par les partenaires et les
réseaux avec lesquels il choisit de travailler.
Cette autonomie s’exerce dans le cadre des réglementations auxquelles ses activités le soumettent et
des engagements qu’il a choisis de contractualiser. Pour un salarié hautement qualifié, la délégation de
responsabilité porte sur la conception des itinéraires techniques et sur le raisonnement des interventions qui
sont alors partagées avec l’employeur.
Environnement de travail
L’environnement de travail est de plus en plus ouvert sur le territoire, l’innovation et les échanges d’expérience
dans le cadre de démarches collectives. L’amélioration des sols et de la biodiversité implique la réalisation
d’observations, la conduite d’essais et un suivi régulier de l’état de l’agroécosystème. Elle implique également
de travailler au bureau, à distance ou à l’extérieur avec différents collectifs de travail, de réaliser la veille
scientifique et technique et se former. L’environnement de travail est aussi plus complexe avec notamment
de fortes exigences techniques et scientifiques.
Indicateurs de réussite
• Potentiel agronomique des sols et ou stock de carbone organique
• Diversité biologique et génétique des espèces et des variétés cultivées (par an et par ha)
• Rendement en biomasse totale et en protéines totales récoltées par hectare
• Part des intrants azotés issus de la fixation symbiotique et/ou de son recyclage par le cheptel
• Réduction du travail mécanique et de la compaction des sols
• Surfaces d’intérêt écologique (% de la SAU)
• Degré d’intégration des systèmes de culture et d’élevage
• Pertinence de l’assolement, de la rotation et des pratiques culturales au regard de la vie des sols
• Pertinence du découpage parcellaire au regard du risque d’érosion et de lixiviation
• Recyclage agronomique des effluents d’élevage et des déchets végétaux
• Résilience du système au stress ou perturbations d’origines biotiques, abiotiques et économiques
Savoir-faire de base
• Observer pour apprécier la vie biologique des sols, la flore spontanée et la santé des cultures
• Identifier et compter la faune auxiliaire (vers de terre, carabes, auxiliaires et prédateurs)
• Interpréter un profil cultural pour apprécier la vie biologique des sols
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Champ de compétence : Préservation et amélioration des sols et de la biodiversité fonctionnelle • Évaluer le potentiel agronomique des sols et les potentialités de l’agroécosystème • Concevoir un assolement et une rotation adaptée aux potentialités de l’agroécosystème • Valoriser les effluents d’élevage et les déchets végétaux • Réduire le travail mécanique du sol • Limiter le compactage du sol • Couvrir le sol (implanter une culture) dès la récolte • Choisir et réussir l’implantation de couverts végétaux en fonction de la succession culturale • Gérer les infrastructures agroécologiques (SIE) de manière extensive • Raisonner les apports d’amendements et la fertilisation des cultures • Préserver le sol de l’érosion et du lessivage • Valoriser la diversité biologique et génétique naturelle, cultivée ou élevée • Gérer les prédateurs des cultures et la flore spontanée en utilisant des techniques culturales et des méthodes biologiques, physiques ou chimiques • Mettre en oeuvre des pratiques et techniques culturales à l’aide d’équipements agricoles adaptés Savoirs de référence cités par les professionnels • Raisonnement agronomique et économique global à l’échelle de l’exploitation • Vie et travail du sol • Techniques culturales simplifiées (TCS) sans labour (TCSL) • Semis directs (SD), sous Couverts (SDC), sous Couverts Vivants (SDCV) • Diversité biologique et génétique • Méthodes simplifiées d’observation et de comptage de la faune auxiliaire • Complémentarité des productions • Gestion intégrée de la santé animale et végétale • Techniques d’implantation des couverts végétaux Savoir-faire consolidés par l’expérience • Observer et interpréter la vie des sols • Ne pas intervenir et gérer le stress associé à la prise de risque • Réussir l’implantation des couverts végétaux et/ ou de cultures associées • Optimiser la complémentarité entre les différentes productions • Valoriser la diversité biologique et génétique naturelle, cultivée ou élevée • Recycler les nutriments (carbone, soufre, azote, phosphore) • Adapter son système et ses pratiques à l’état et aux potentialités de l’agroécosystème • Concevoir et/ ou transposer une pratique agricole ou un itinéraire technique innovant • Mettre en relation ses observations, ses connaissances et les recommandations du conseil agricole • Valoriser les échanges de pratiques et d’expériences entre pairs pour en tirer des enseignements • Situer les résultats de l’entreprise au regard de références technico-économiques, sociales et environnementales territorialisées • Savoir s’entourer de techniciens et d’experts • Communiquer sur ses pratiques professionnelles et la vie des sols Comportements professionnels • Sens de l’observation • Ouverture d’esprit • Propension à rechercher les pratiques et techniques les plus adaptées • Esprit novateur • Propension à se former tout au long de la vie Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 11
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Champ de
compétences
Situations professionnelles significatives
Conduite des
• Observation et appréciation de l’état de l’agroécosystème processus de
• Gestion intégrée de la santé animale et végétale production
• Conduite du système fourrager
• Amélioration du bien-être des animaux d’élevage
Finalités
Atteindre les objectifs de production en prenant en compte l’évolution des politiques agricoles et de la
réglementation.
Responsabilité / autonomie
Le REA raisonne le choix du mode de conduite des productions et met en oeuvre les pratiques et les itiné-
raires techniques les plus adaptées à ses objectifs. À ce titre, il dispose d’une forte autonomie et d’une grande
capacité d’initiative pour concevoir un agroécosystème productif qui renforcent son autonomie de décision
et la résilience de son système. La recherche de la triple performance et l’évolution rapide des connaissances
qui l’accompagne implique de concevoir des itinéraires techniques qui valorisent les processus naturels et
renforce la complémentarité des productions animales et végétales à l’échelle de l’entreprise, de la filière et
du territoire. Quand il est chef de culture ou d’élevage, le salarié est appelé à piloter tout ou partie du sys-
tème et à participer à la conception des itinéraires techniques.
Environnement de travail
La conduite des productions s’effectue seul, en équipe, avec des agriculteurs voisins ou avec des entreprises
de travaux agricoles à l’extérieur et/ ou dans des bâtiments à atmosphère contrôlée. L’utilisation d’agroé-
quipements de plus en plus sophistiqués, du numérique et d’outils de diagnostic ou d’aide à la décision
devient courante. Les processus de production mis en oeuvre s’appuient notamment sur l’observation, des
enregistrements réguliers, des normes de qualité et des procédures de contrôle. La conduite des productions
nécessite également une connaissance élargie de l’environnement professionnel : entreprises et coopéra-
tives d’amont et d’aval, organismes de contrôle et de certification, collectivités. La recherche de la triple
performance implique des échanges de pratique entre pairs et un travail collaboratif en réseau pour acquérir
de nouvelles références. La formation et la conduite d’essais sont des activités essentielles pour concevoir et/
ou transposer des systèmes et des itinéraires techniques innovants.
Indicateurs de réussite
• Conformité des résultats aux objectifs de production OU revenu net par actif OU EBE par ha et par
associées
• Ratios dépenses en intrants achetés par l’exploitation / CA hors aides
• Quantité d’heures travaillées par hectare OU rentabilité horaire du travail
• Charges opérationnelles et charges de mécanisation, frais vétérinaires et charges variables liées à la SFP
• Autonomie alimentaire et fourragère
• Diversité des productions (par an et ha)
• Rendement en biomasse totale et en protéines totales récoltées par hectare
• Bilan azoté de surface et balance globale azotée de l’exploitation
• Amélioration de la santé et du bien être animal
• Résilience du système au stress et/ ou perturbation d’origine biotique, abiotique et économique
Savoir-faire de base
• Définir les objectifs de production, de rendement et de marge des ateliers de production
• Sélectionner des espèces, des variétés et des races adaptées à ses objectifs et à l’agroécosystème
• Construire un assolement, une rotation et un itinéraire technique adaptés à ses objectifs et à l’agroécosys-
tème
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Champ de compétence : Conduite des processus de production • Établir un bilan et un plan de fertilisation • Observer pour apprécier l’état des sols, la santé des cultures, le comportement et le bien-être animal, la présence d’auxiliaires, de bioagresseurs, de la flore spontanée, d’espèces bio-indicatrices • Établir et mettre en oeuvre un plan de gestion intégré de la santé animale et végétale • Interpréter un profil, une analyse (de sols, de récolte de céréales, de fourrages, etc.), une carte de rendement • Gérer les bio-agresseurs et la flore spontanée par des méthodes biologiques, physiques ou chimiques • Cultiver des couverts végétaux et raisonner leur composition en fonction de la succession culturale • Réaliser un schéma de reproduction pour l’élevage • Dresser un bilan fourrager et établir un système de gestion des prairies et du pâturage • Planifier et mettre en oeuvre la reproduction des animaux • Élaborer un plan d’alimentation des animaux et mettre en oeuvre le pâturage des animaux • Composer, calculer et distribuer des rations saines et équilibrées et un abreuvement en quantité et en qualité • Contenir et manipuler, alloter, déplacer et réaliser les interventions liées à la conduite de l’élevage • Réaliser les opérations de prophylaxie et combiner au besoin différentes méthodes de soin • Aménager le parcellaire pour favoriser le bio-contrôle • Aménager les bâtiments pour améliorer les conditions d’ambiance et le bien-être animal • S’assurer des bonnes conditions de chargement, de transport et d’abattage des animaux • Gérer et valoriser les effluents d’élevage et les déchets végétaux • Procéder aux enregistrements et réaliser les contrôle liés à la conduite des productions • Mettre en œuvre des systèmes et des techniques d’irrigation économe en eau • Concevoir, conduire et évaluer un essai cultural et/ ou variétal Savoirs de référence cités par les professionnels • Raisonnement et leviers agronomiques et/ ou zootechniques • Complémentarité des approches systémiques, analytiques et empiriques • Méthodes simplifiées d’observation et de comptage de la faune auxiliaire & plantes bio-indicatrices • Références technico-économiques, sociales et environnementales territorialisées • Relations homme-animal et relations « eau-sol-plante-climat » • Gestion intégrée de la santé animale et végétale • Techniques culturales simplifiées (TCS) sans labour (TCSL) • Semis directs (SD), Semis Directs sous Couverts (SDC), Semis Directs sous Couverts Vivants (SDCV) • Couverts végétaux, cultures associées et plantes de services • Besoins alimentaires des animaux et planning fourrager • Anatomie et physiologie des espèces et races animales d’élevage • Caractéristiques des fourrages entrant dans la composition de la ration • Machinisme agricole, installations, équipements et bâtiments d’élevage • Réglementations et normes de qualité • Notions d’élaboration du rendement et de la qualité • Notions d’autoécologie et de phytosociologie, de phytothérapie, d’aromathérapie et d’homéopathie • Notions de triple performance, d’agroécologie, de systèmes de culture et d’élevage innovants Savoir-faire consolidés par l’expérience • Observer pour apprécier l’état des sols, la santé des cultures, le comportement et le bien-être animal, la présence d’auxiliaires, de bioagresseurs, de la flore spontanée, d’espèces bio-indicatrices • Évaluer les rendements en cours de campagne et ajuster l’assolement • Raisonner une intervention (intervenir ou pas et à quel moment) et gérer le stress associé à la prise de risque • Intervenir sur l’animal en conditions de sécurité et de moindre stress Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 13
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Champ de compétence : Conduite des processus de production
• Concevoir et/ ou transposer un système de production, un itinéraire technique, une pratique innovante
• Analyser les résultats des productions dans la durée (sur l’ensemble de la rotation en productions
végétales)
• Tirer les enseignements de son expérience, ré-évaluer et adapter ses stratégies de conduite des
productions
• Communiquer sur ses pratiques professionnelles
Comportements professionnels
• Avoir le sens de l’observation
• Aptitude à la prise de décision
• Aptitude au dialogue et à la coopération
• Aptitude à attendre et à ne pas intervenir
• Avoir le sens des responsabilités et être rigoureux
• Anticiper les risques, les opportunités, les évolutions et les changements
• Faire preuve d’ouverture d’esprit et de curiosité
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Champ de
compétences
Situations professionnelles significatives
Commercialisation
Mise en marché d’un produit ou d’un service des produits
agricoles
et des services
Finalités
Valoriser les produits et les services mis en marché par l’entreprise en tenant compte
de l’évolution prévisible des marchés et de l’émergence de nouveaux débouchés
Responsabilité / autonomie
Le responsable d’entreprise dispose d’une forte autonomie et d’une grande capacité d’initiative pour choisir
les produits & services mis en marché par l’entreprise et les circuits de commercialisation les plus adaptées
à ses objectifs. Il adapte sa production et sa stratégie de commercialisation à des circuits de distribution
existants ou à créer. La recherche de la triple performance et le développement de nouveaux débouchés et/
ou de nouveaux modes de mise en marchés impliquent que le responsable d’entreprise se réapproprie la
fonction de commercialisation et accompagne la mise en marché des produits et services commercialisés. Sa
stratégie commerciale peut limiter ou bien au contraire renforcer son autonomie de décision, la rentabilité
de son activité et la résilience de son système. Cette autonomie s’exerce dans le cadre minimal des réglemen-
tations auxquelles ses activités le soumettent et des engagements commerciaux qu’il a librement choisi de
contractualiser. Il est également responsable de la qualité des produits mis en marché en matière de santé
publique, d’alimentation et d’environnement. Il peut choisir de déléguer ou d’assurer lui-même, collective-
ment ou individuellement, la vente et la promotion de ses produits, de l’image de l’entreprise, de la marque
et/ ou celle de la filière. Selon le système de commercialisation, il adapte la nature et l’organisation du travail
qui en découlent en tenant compte :
• Des attentes des consommateurs, de la relation avec la clientèle ;
• Des modes de vente ou de livraison ;
• De la nécessité ou non de main d’œuvre salariée ;
• De la concentration de l’offre locale et donc de la concurrence éventuelle ;
• De la disponibilité en termes de temps de travail et d’amplitude horaire.
Lorsqu’il est salarié, le titulaire de l’emploi peut se voir confier tout ou partie de la mise en marché des pro-
duits et services commercialisés, les décisions stratégiques sont alors partagées avec l’employeur..
Environnement de travail
L’environnement de travail est de plus en plus ouvert sur le territoire et/ ou la mondialisation des échanges
dans le cadre de démarches liées à l’origine ou la qualité. La diversité croissante des modèles économiques
détermine le degré d’implication du responsable d’entreprise, de ses associés ou de ses salariés, les in-
frastructures et le temps de travail liés à la commercialisation. En fonction de la taille de l’entreprise et du
type de circuit de distribution, la commercialisation peut constituer un poste de travail à part entière. L’acti-
vité implique de travailler dans des environnements de travail très différents (ex. e-commerce, vente directe,
marchés à terme, etc.) avec une grande diversité d’acteurs : coopératives, grandes et moyennes surfaces,
commerce de détails, particuliers et associations de consommateurs, sociétés de courtage, groupements de
producteurs (GIE), négociants, acheteurs publics, industries agroalimentaires, réseaux sociaux, entreprises
de marketing et sociétés de transport, etc. L’environnement de travail est aussi plus complexe avec notam-
ment de fortes exigences réglementaires, techniques et relationnelles. Elle implique de communiquer sur
son entreprise et des échanges de pratique entre pairs.
Indicateurs de réussite
• Valeur ajoutée (VA) crée par l’entreprise
• Conformité des produits aux normes, réglementations et cahiers des charges
• Amélioration de la satisfaction des acheteurs
• Respect des engagements et contrats commerciaux
• Coûts de production et prix de revient
• Diversification de la gamme de produits et de services
• Niveau d’intégration commerciale et risques commerciaux
Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 15
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Champ de compétence : Commercialisation des produits agricoles et des services
• Amélioration des contrôles internes, de la qualité, de la traçabilité
• Nombre de circuits de distribution et d’intermédiaires
• Relations producteurs-consommateurs OU part du CA réalisé en filière courte ou vente directe
• Résilience du mode de commercialisation à l’évolution des marchés, des prix et/ ou de la concurrence
Savoir-faire de base
• Se fixer des objectifs de commercialisation et concevoir un plan d’action
• Gérer son temps de travail et dégager le temps nécessaire pour la commercialisation
• Évaluer le chiffre d’affaires et les résultats que l’on doit dégager sur l’année
• Fixer des prix (connaître son prix de revient et sa marge)
• Négocier avec les acheteurs
• Identifier la concurrence, cibler la clientèle et la démarcher
• Développer un argumentaire de vente
• Établir un prévisionnel de production
• Aménager un point de vente et/ ou un lieu de stockage
• Planifier (achat des fournitures, actions commerciales, livraisons, abattage en élevage, etc.)
• Gérer les stocks et préparer des commandes et/ ou les livraisons
• Livrer les produits et optimiser les déplacements
• Réaliser le suivi administratif (facturation, règlements, remise de chèques, cahier de caisse, etc.)
• Gérer le fichier clients, les relances, les prises de commande, les livraisons
• Créer et/ ou actualiser des outils de communication (signalétique, site Internet, stand, portes ouvertes,
etc.)
• Animer une vente (sur un marché, un salon, etc.)
• Adapter le produit ou la gamme de produits à la demande et/ ou tester de nouveaux produits
• Évaluer des résultats, la satisfaction de la clientèle et réajuster sa stratégie commerciale
• Prospecter de nouveaux débouchés (marchés, partenaires, modes de commercialisation)
Savoirs de référence cités par les professionnels
• Filières, modes de mise en marché et circuits de distribution
• Normes et réglementations (commerciale, sanitaire, etc.)
• Négociation commerciale, contrats de vente et modalités de règlement
• Relationnels
• Techniques de communication et technologies de l’Information et de la Communication (TIC)
• Signes d’identification de la qualité et de l’origine (SICO) et mentions valorisantes, CCP, marques collectives
• Interprofessions et organisations économiques de producteurs
• Attentes sociétales en matière de santé publique, d’alimentation, d’environnement et d’agriculture de
proximité
• Benchmarking (parangonnage)
• Notions de qualité et de démarches qualité
• Notions de mercatique, de merchandising et de marketing
Savoir-faire consolidés par l’expérience
• Négocier un prix de vente, un accord commercial
• Attendre et/ ou prendre une décision de vente
• Analyser son marché et faire évoluer ses prix et/ ou sa gamme de produits
• Réaliser une étude de marché
• Tirer les enseignements de son expérience et valoriser les échanges de pratiques entre pairs
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Champ de compétence : Commercialisation des produits agricoles et des services Comportements professionnels • Aptitude à la coopération • Faire preuve d’adaptabilité et de réactivité • Être ouvert, aimable et accueillant • Être à l’écoute et attentif aux attentes implicites et explicites des clients • Aptitude à se former tout au long de la vie et à rechercher les pratiques les plus adaptées à ses objectifs Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 17
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Champ de
compétences
Situations professionnelles significatives
• Négociation d’un contrat ou d’un projet d’investissement Négociation,
• Élaboration d’un projet collectif d’entreprises, de filière ou de territoire
concertation
et élaboration
d’un projet
Finalités
Assurer le développement et l’insertion de l’entreprise dans le tissu économique local et le territoire.
Responsabilité / autonomie
Le responsable d’entreprise dispose d’une forte autonomie et d’une grande capacité d’initiative pour
prendre des engagements professionnels, solidaires ou contractuels et s’impliquer dans des projets, des
réseaux et des démarches collectives d’entreprises, de filière ou de territoire. Responsable de la négocia-
tion des contrats commerciaux, des projets d’investissement et de développement, il exerce pleinement
la responsabilité sociétale des activités de son entreprise au travers de ses choix socio-techniques. Cette
autonomie s’exerce dans le cadre minimal des réglementations auxquelles ses activités le soumettent et des
engagements qu’il ou elle a librement choisi de contractualiser. Pour un-e salarié-e hautement qualifié-e, la
délégation de responsabilité peut porter sur tout ou partie d’une négociation commerciale, le respect des
engagements contractuels et la mise en œuvre des projets. Les décisions de gestion sont alors partagées avec
l’employeur.
Environnement de travail
L’environnement de travail est de plus en plus ouvert sur le territoire, l’innovation et la coopération entre ac-
teurs dans le cadre de démarches collectives. L’environnement de travail est aussi plus complexe avec notam-
ment de fortes exigences relationnelles. L’activité implique de communiquer sur son métier, son entreprise
et ses pratiques. Elle implique également de travailler au bureau, à distance ou à l’extérieur avec une grande
diversité de collectifs et d’acteur : agriculteurs, techniciens, chercheurs, élus, fonctionnaires, entrepreneurs,
consommateurs, responsables associatifs. Lorsqu’il décide de prendre ou se voit confier des responsabilités,
il doit alors gérer son temps entre le travail sur l’entreprise et celui au service du collectif.
Indicateurs de réussite
• Participation à des projets collectifs d’entreprises, de filière, de recherche ou de territoire
• Implication dans des réseaux professionnels, associatifs, territoriaux ou sociaux
• Engagement de Mesures Agro-Environnementales et Climatiques (MAEC)
• Démarches collectives (GIEE, Fermes DEPHY, etc.), Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole (CUMA),
groupement de producteurs et d’employeur, entraides
• Signes d’Identification de la Qualité et de l’Origine (SICO) et mentions valorisantes, marques commerciales
• Nombre et diversité des parties prenantes associées au projet
• Valeur ajoutée (VA) crée par l’entreprise
Savoir-faire de base
• Travailler en collaboration au sein d’une équipe, d’un groupement, d’un collectif, d’un réseau
• Déterminer un prix de revient et un prix de vente
• Négocier (un prix, un contrat, un emprunt, un contrat d’assurance, un accord, une contrepartie)
• Se repérer dans l’organisation du territoire
• Analyser les jeux et stratégies d’acteurs
• Communiquer sur ses pratiques, son entreprise et ses productions
• Prendre la parole dans un groupe, une assemblée
• Afficher et défendre une position
• Argumenter et débattre
• Préparer une (stratégie de) négociation
• Élaborer un projet et des objectifs opérationnels
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Champ de compétence : Négociation, concertation et élaboration d’un projet Savoirs de référence cités par les professionnels • Relationnels • Politiques agricoles (publiques et territoriales) • Organisations professionnelles agricoles et collectivités territoriales • Filières et marchés agricoles • Démarches collectives • Attentes sociétales (santé et alimentation, aménagement du territoire et environnement) • Conduite de projet • Benchmarking (parangonnage) Savoir-faire consolidés par l’expérience • Porter un projet au sein de son entreprise, d’une filière, du territoire • Prendre des responsabilités professionnelles • Mettre en place et formaliser des partenariats, des accords, des contrats… • Analyser les jeux et stratégies d’acteurs • Mobiliser, susciter l’adhésion, convaincre • Leadership (chefferie) • Tirer parti de ses expériences • Analyser une situation dans toute sa complexité • Interagir efficacement avec ses collaborateurs, ses pairs, ses partenaires Comportements professionnels • Éthique Responsabilité sociétale des entreprises (RSE) • Être à l’écoute • Être et savoir se rendre disponible • Sens des responsabilités • Sens de l’initiative • Sens critique • Avoir l’esprit d’équipe • Aptitude au dialogue professionnel (à la confrontation de point de vue) • Faire preuve d’adaptabilité (s’intégrer et intégrer les autres dans un collectif de travail) • Savoir s’engager et se désengager • Maîtrise de soi • Réactivité • Savoir résister à la pression et au stress • Se former tout au long de la vie Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 19
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Champ de
compétences
Organisation de
Situations professionnelles significatives travail, gestion
• Encadrement d’une équipe des ressources
• Gestion des pointes de travail
et des relations
humaines
Finalités
Améliorer l’organisation collective du travail au sein de l’entreprise.
Responsabilité / autonomie
Le REA est responsable de l’application des réglementations liées à la législation du travail, et à la sécurité
des personnes et des équipements. Il est également responsable du mode d’organisation du travail qu’il
propose, ainsi que du type de relations qu’il met en place. Ces responsabilités et devoirs s’exercent tant dans
la relation entre salariés et employeurs que dans la relation entre associés. Le REA est également souvent
responsable de l’encadrement d’un stagiaire ou d’un apprenti en formation sur son exploitation.
Environnement de travail
La gestion du travail recouvre deux dimensions qui sont fortement liées : l’organisation du travail et le ma-
nagement des personnes qui constituent le collectif de travail de l’exploitation. Devant l’augmentation de
la taille des exploitations et la diminution de la part de main d’œuvre familiale mobilisable, les agriculteurs
apportent plusieurs types de réponses : recours à une main d’œuvre salariale, exploitation à plusieurs asso-
ciés ou réponse individuelle pour exécuter des travaux autrefois pris en charge par un collectif de travail. Si la
mécanisation est venue compenser ce phénomène, certains travaux non mécanisables demeurent pénibles
et nécessitent force physique et endurance. Globalement, les ressources en main d’œuvre peuvent devenir
rapidement un facteur limitant et leur gestion constituer un élément déterminant du fonctionnement de
l’exploitation. Les employeurs potentiels confrontés à une pénurie de main d’œuvre qualifiée sont amenés
à recruter des personnes de plus en plus éloignées du milieu agricole, qu’ils auront à accompagner, former
et fidéliser. Cette problématique est très prégnante pour les travaux saisonniers. L’employeur peut être alors
amené à organiser le déplacement, l’hébergement de salariés. Le REA peut faire appel à de la main d’œuvre
salariée, à des prestataires de service, à des solutions collectives telles que les services de remplacement,
les groupements d’employeurs, l’entraide, la mise en commun d’ateliers. L’organisation du travail se raisonne
de manière individuelle ou collective à l’échelle d’une ou plusieurs exploitations. Elle nécessite des réajuste-
ments permanents en fonction des conditions climatiques ou de contraintes internes (maladies, absences) et
externes (événements, réunions, imprévus).
Indicateurs de réussite
• Adéquation ressource en travail / besoin dans les chantiers
• Respect des législations liées aux travailleurs et aux équipements de l’exploitation
• Réalisation des tâches/prévisions
• Qualité des résultats obtenus
• Satisfaction des personnes au travail
• Evolution professionnelle des salariés
Savoir-faire de base
• Répondre aux besoins de main d’œuvre de l’entreprise en mobilisant les organisations et structures de
l’emploi sur son territoire
• Recruter un salarié
• Faciliter l’intégration des nouveaux salariés sur leur poste de travail
• Planifier les activités et les travaux en fonction de l’organisation de l’entreprise et des acteurs extérieurs
concernés : client, fournisseur, prestataire, groupement, CUMA…
• Coordonner les chantiers : préparation, mise en œuvre, suivi
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Champ de compétence : Organisation de travail, gestion des ressources et des relations humaines • Formaliser une commande dans une situation de sous-traitance • Donner des consignes explicites • Accompagner le développement des compétences et des emplois dans l’entreprise • Évaluer les risques professionnels • Prendre les mesures de prévention liées aux risques professionnels • Mettre en œuvre les mesures et règles d’hygiène et de sécurité • Animer une équipe • Réguler la communication au sein du collectif de travail • Évaluer les besoins en main d’œuvre (quantitatifs et qualitatifs) et les ressources disponibles • Mesurer les temps de travail • Aménager des locaux réservés à l’usage des salariés… Savoirs de référence cités par les professionnels • Les différentes formes juridiques et fiscales d’organisation individuelle et collective du travail • Législation du travail : code du travail, conventions collectives relatives au secteur, contrats de travail • Législation sociale et organismes : Pôle emploi, MSA… • Éléments d’organisation du travail et de gestion des ressources humaines • Règles de communication efficace • Animation d’un collectif de travail, gestion des conflits • Dispositifs de formation professionnelle continue • Réglementations générales sur la sécurité des biens et des personnes, la santé et l’hygiène au travail, • Principes généraux de la prévention des risques professionnels • Notions de management Savoir-faire consolidés par l’expérience • Établir un cahier des charges pour une prestation • S’impliquer dans les organisations du travail, ou les mettre en place • Contribuer à l’élaboration d’un plan de formation Comportements professionnels • Être à l’écoute • Respecter les règles déontologiques des relations dans le travail • Intéresser le collectif de travail à la conduite du système d’exploitation Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 21
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Champ de
compétences
Situations professionnelles significatives
• Gestion de trésorerie Gestion et
• Analyse des coûts de production, des marges brutes et nettes
administration de
• Analyse des performances technico-économiques, financières,
l’entreprise
environnementaleset sociales de l’entreprise
• Gestion des démarches qualité
Finalités
Améliorer les performances économiques, sociales et environnementales de l’entreprise tout en maintenant
ou en augmentant le niveau de revenu.
Responsabilité / autonomie
Lorsqu’il est « chef d’entreprise », le titulaire de l’emploi est responsable, seul ou avec ses associés, des déci-
sions qu’il est amené à prendre sur l’exploitation. En autonomie, il négocie des contrats et contractualise des
engagements pour assurer le développement et l’insertion de l’entreprise dans le tissu économique local et
le territoire. Le chef d’entreprise engage sa responsabilité dans tous les documents qu’il transmet aux tiers en
relation avec l’entreprise. Il s’assure en permanence de la fiabilité des informations produites et de la qualité
des documents transmis. Il peut être aidé dans cette tâche par un salarié spécialisé, ou avoir recours à un
conseiller (organisme de gestion, cabinet comptable…). Quand il est « salarié hautement qualifié », le titu-
laire de l’emploi, est le plus souvent responsable des cultures et/ou d’un élevage ou d’un atelier. Il bénéficie
d’une autonomie d’action et de décision dans le cadre défini par son employeur.
Environnement de travail
Les obligations réglementaires encadrant les activités agricoles (traçabilité, conditionnalité des aides, décla-
rations PAC) conduisent le chef d’entreprise ou le salarié hautement qualifié à traiter, à produire et à mettre
en forme une quantité importante de données et d’informations sur le fonctionnement de l’entreprise ou
celle des productions dont il est responsable. L’entreprise dispose en général d’un local spécifique pour ef-
fectuer les tâches administratives, les travaux de comptabilité et le traitement de l’information. En cas d’or-
ganisation collective de ces tâches (en particulier pour les sociétés), le travail de bureau peut être partagé ou
assuré par l’un des associés.
Indicateurs de réussite
• Fiabilité des données communiquées
• Rigueur dans le classement et l’archivage
• Solvabilité et rentabilité de l’entreprise en conformité avec la réglementation
• Respect des engagements, des cahiers des charges (démarches qualité et obligations réglementaires)
• Amélioration des performances économiques, sociales et environnementales de l’entreprise
Savoir-faire de base
• Rechercher, traiter et classer les informations et justificatifs nécessaires au(x) contrôle(s)
• Utiliser des logiciels professionnels : comptables, de suivi technique et de bureautique
• Utiliser des indicateurs et tableaux de bord pour le suivi de l’activité de l’entreprise
• Calculer et analyser les marges brute et nette par production
• Rédiger des courriers, des documents d’information et renseigner des formulaires
• Constituer un dossier administratif
• Produire des données techniques, économiques et financières fiables
• Analyser et interpréter les résultats comptables, technico-économiques et financiers
• Établir ou faire établir les documents comptables de fin d’exercice
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Champ de compétence : Gestion et administration de l’entreprise
• Mettre en place un suivi de trésorerie (suivi des recettes et des dépenses)
• Solliciter les agréments et effectuer les déclarations requises
• Télé-déclarer en ligne ses surfaces et demandes d’aides, TVA,
• Assurer la traçabilité de ses productions et celle de ses approvisionnements
• Programmer les approvisionnements et suivre les stocks
• Facturer les produits et prestations
• Négocier les prix et les contrats fournisseurs
• Gérer les contrats de travail et établir les fiches de paie
Savoirs de référence cités par les professionnels
• Outils d’aide à la décision
• Logiciels et applications professionnels
• Indicateurs de performances et de durabilité
• Différents types d’aides et de subventions à l’agriculture
• Réglementations juridiques et fiscales, législation du travail
• Règles et obligations administratives, comptables et financières
• Outils et techniques d’analyse des performances environnementales
• Budget de trésorerie
• Outils de gestion prévisionnelle
Savoir-faire consolidés par l’expérience
• Concevoir des documents adaptés à sa méthode de travail et à son entreprise
• Être autonome en matière de traitement des données de l’entreprise et d’interprétation des résultats
• Vérifier la fiabilité des informations collectées et produites
• Contrôler la conformité à la réglementation, à la norme ou à la référence
• Contractualiser des services à l’entreprise (juridique, logistique, informatique, assurances, conseil de
gestion…)
• Mesurer l’incidence du choix du système de production et de son mode de conduite sur les performances
technico-économiques, financières, environnementales et sociales de l’entreprise
Comportements professionnels
• Être à l’écoute des acteurs internes et externes de l’entreprise
• Être rigoureux et méthodique
• Appréhender les démarches administratives comme des outils potentiels pour une bonne gestion de
l’entreprise
• Considérer le traitement de l’information comme un travail à part entière
Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 23
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Ces fiches thématiques ont été établies à partir d’investigations complémentaires,
destinées à apporter des informations sur des pratiques ou techniques mises en
oeuvre dans des systèmes à visée agroécologique forte.
Fiches
thématiques
Thématiques SPS Finalités
Conduite des prairies temporaires et naturelles Optimiser les résultats de l’élevage en renforçant
Systèmes d’élevage tout herbe Adaptation de la conduite du troupeau à la pousse l’autonomie alimentaire du troupeau, le bien-
de l’herbe être animal et la résilience du système d’exploi-
et à dominante herbe
Adaptation du troupeau au système tout herbe tation par l’accroissement de la place de l’herbe
ou à dominante herbe dans le système.
Conception (définition) d’un projet agroforestier
Taille et soins des arbres Associer des productions agricoles animales et/
Agroforesterie dans les sys- ou végétales et des arbres forestiers et/ ou frui-
tèmes de culture et/ou d’éle- Choix et entretien du paillage et/ ou de l’enherbe- tiers sur une même parcelle agricole pour opti-
vage ment sur l’inter-rang miser l’utilisation de l’espace, des ressources na-
Conduite des productions associées (animales et/ turelles et la complémentarité des productions.
ou végétales)
Conception et développement Concevoir des systèmes de culture et/ou d’éle-
de systèmes de culture et/ou Design (conception et développement) du sys- vage, de transformation et/ou de commerciali-
d’élevage, de transformation tème d’exploitation sation productifs valorisant l’homme, le vivant et
et/ou de commercialisation une agriculture permanente autonome et éco-
utilisant les techniques de la Observation (lecture de paysage) nome en ressources.
permaculture
Conversion en agriculture biologique d’un sys-
tème d’exploitation
Conduite d’un système de pro- Conception d’un itinéraire technique visant à Atteindre les objectifs de production en prenant
duction, de transformation et/ préserver et/ou à améliorer le potentiel agrono- en compte l’évolution des politiques agricoles et
ou de commercialisation en mique des sols et/ou celui des prairies sans ap- la réglementation
agrobiologie ports de matière organique
Gestion de l’enherbement d’une culture
Gestion de la santé animale et végétale
Concevoir un système de culture permettant
Conduite de système de Interpréter un profil de sol de préserver et d’améliorer le potentiel agrono-
culture utilisant les techniques Élaborer un itinéraire technique (entre 2 cultures) mique des sols en réduisant le travail mécanique
de l’agriculture de conserva- Réaliser (Évaluer ou observer) un diagnostic de la du sol et les besoins en intrants (engrais, produit
tion ou agriculture écologique- biodiversité fonctionnelle des sols phytosanitaire, carburant) sans les interdire pour
ment intensive Concevoir et évaluer un essai cultural préserver et améliorer la rentabilité économique
à long terme.
Choix de l’équipement au niveau technique et
agronomique ou zootechnique
Améliorer la précision et la cohérence des inter-
Interprétation d’une cartographie de rendement ventions sur les cultures et les animaux d’élevage
Modulation des opérations culturales (densité de en combinant toutes les solutions alternatives
Agriculture et élevage de pré- semis, fertilisation, épandage, pulvérisation, irri- (mécaniques, robotiques et bio-contrôle) et
cision gation) économes en intrants (produits phytosanitaires
• Modulations intra-parcellaires de la densité de se- et antibiotiques) sans exclure leur utilisation en
mis en fonction des analyses (carte) de sols dernier recours.
• Modulations intra-parcellaires des traitements fon-
gicides en fonction de la pression de maladies
Restructuration parcellaire Optimiser le système de production pour conser-
ver ou renforcer son autonomie de décision en
Conception d’un assolement en commun
Assolement en commun réalisant des économies d’échelle, des gains de
Optimisation de l’utilisation des agroéquipements productivité en mutualisant les moyens de pro-
et de l’organisation du travail duction.
Réalisation d’une étude de marché avant l’instal-
lation ou la production Augmenter la rentabilité de la vente des pro-
Élaboration d’un plan de culture pour la disponibi- duits de l’exploitation tout en gardant la maîtrise
Commercialisation en circuits lité de produits tout au long de l’année de la commercialisation, en cohérence avec la
courts
Négociation d’un contrat de vente conduite de l’activité de production inscrite dans
Organisation du travail en prenant en compte l’ac- une dynamique de qualité.
tivité vente
Accueil des clients ou des groupes
Réalisation d’une prestation touristique Obtenir des résultats conformes aux objectifs
fixés pour conforter l’activité de l’entreprise agri-
Agritourisme Promotion commerciale de l’activité cole et contribuer au développement durable de
Organisation d’une offre touristique groupée avec son territoire.
d’autres acteurs du territoire
Transformer tout ou partie d’une ou plusieurs
Organisation de l’atelier de transformation productions (alimentaires et/ou non alimen-
Transformation des produits Fabrication des produits taires) pour une valorisation optimale correspon-
fermiers
Conservation et stockage des produits dant aux objectifs de l’entreprise, en cohérence
24 avec la conduite de l’activité de production.
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Situations professionnelles significatives
Systèmes d’élevage
• Conduite des prairies temporaires et naturelles tout herbe et à
• Adaptation de la conduite du troupeau à la pousse de l’herbe dominante herbe
• Adaptation du troupeau au système tout herbe ou à dominante herbe
Finalités
Optimiser les résultats de l’élevage en renforçant l’autonomie alimentaire du troupeau, le bien-être animal et la
résilience du système d’exploitation par l’accroissement de la place de l’herbe le système.
Responsabilité / autonomie
Le REA exerce pleinement la responsabilité sociétale de son entreprise au travers des choix socio-techniques.
Il assume en particulier ses choix propres à ce type de système, notamment en termes de niveau de com-
plexité/simplification du système, d’intensification/extensification, de la place accordée à l’herbe et au pa-
turage dans le système, de niveau de productivité (herbe et animaux), de durée de cycle de production, de
période de mise-bas, de niveau d’investissement et de charges, de filière de commercialisation et de qualité
visée pour des produits animaux, de nature du travail, de partenaires professionnels, etc.
Généralement l’exploitant qui opte pour un système d’élevage tout herbe et à dominante herbe recherche
l’autonomie de l’exploitation sur divers plans : autonomie alimentaire pour le troupeau, faible dépendance
aux intrants et aux services externes notamment parce que les travaux des cultures sont réduits par l’absence
ou le faible recours à des fourrages souvent coûteux (maïs notamment), faible endettement
Environnement de travail
L’existence d’une surface de pâturage importante à proximité des bâtiments d’élevage constitue un facteur
clé. Ce type de système est fortement lié à la saisonnalité de l’exploitation de l’herbe et du pâturage en par-
ticulier, ainsi qu’à l’évolution de la météo durant l’année, notamment la pluviométrie. Les données géo-pé-
do-climatiques de l’exploitation déterminent donc largement le type d’élevage à base d’herbe que l’on peut
mettre en œuvre. Par exemple, les régions nord et nord-ouest de la France conviendront plutôt aux systèmes
bovin lait, les régions sud Loire et Massif central aux systèmes ovins/caprins lait, les régions des Causses et
du Larzac aux systèmes ovins viande.
Le facteur géo-climatique et météorologique impacte également les conditions de travail à l’extérieur et le
bien être des animaux, notamment pour les systèmes qui retiennent de garder en pâture les animaux toute
l’année ou presque y compris les mois d’hiver. L’aménagement et l’entretien d’abris naturels (talus, haie,
arbres…) et la disponibilité d’une assez large gamme de parcelles (terre résistantes au piétinement par temps
humide, pâtures ombragées et humides en période de forte chaleur…) permet d’atténuer les effets négatifs
de la météo sur les animaux.
La simplification apparente du système fourrager ne doit pas masquer la complexité de l’exploitation op-
timale de l’herbe par pâturage et sous d’autres formes. En termes de travail, si la période de mise bas de
printemps et l’observation des animaux et des champs continuent à exiger du temps, les pointes de travail
liées à l’implantation, l’entretien et la récolte des cultures sont amoindries et les déclarations réglementaires
(PAC…) sont simplifiées. La mono traite parfois recherchée dans les systèmes tout herbe permet par ailleurs
d’alléger sensiblement les astreintes et le temps de travail.
L’implication de l’éleveur dans un ou des réseaux de pairs ayant opté de pour ce type de système est essen-
tielle. L’exploitant peut aussi recourir au conseil spécialisé. Enfin, conjoncturellement, ce type de système
peut faire l’objet de subventions spécifiques à l’hectare (mesures agro-environnementale MAEC système
herbe par exemple).
Indicateurs de réussite
• Absence de surpâturage et de piétinement
• Part de la production liée au pâturage
• Part de la production permise par la ration de base (hors concentré)
• Adéquation entre la quantité et la qualité des fourrages, le stade physiologique et la production attendue
par l’animal
Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 25
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Fiche : Systèmes d’élevage tout herbe et à dominante herbe
• Qualité du foin, qualité de l’ensilage d’herbe, qualité de l’enrubannage
• Abondance et richesse des espèces prairiales et de la biodiversité
• Qualité et prix du lait (TB, TP) ou de la viande
• Frais vétérinaires et charges variables liées à la SFP
• Charge de mécanisation
• Coût alimentaire par animal ou par 1000litres ou par kg de carcasse
• Rentabilité horaire du travail
• Rallongement du nombre de lactations des mères et diminution du taux de renouvellement
• Respect des objectifs de production par animal
• Respect de la période de vêlage retenue et du ratio 1 veau par vache et par année
• Prise en compte du bien-être animal
Savoir-faire de base
• Estimer des stocks d’herbe sur pied
• Réaliser un bilan fourrager, mettre en adéquation les besoins du troupeau avec les pâturages et les stocks
disponibles
• Établir et renseigner un planning de pâturage
• Concevoir un système de pâturage (paddock, pâturage dynamique tournant,…) adapté à la configuration
de son exploitation (parcellaire, taille du troupeau, distances, types de sol, qualité des chemins, présence
d’eau, …) et à ses objectifs de production et de travail (notamment calculer les surfaces de paddock ou de
parcelles pour le troupeau)
• Implanter une prairie temporaire
• Aménager les parcelles destinées à la pâture
• Établir une ration
• Choisir un système de distribution des rations et distribuer les aliments
• Mesurer la croissance et le stade physiologique des espèces prairiales à l’aide d’un herbomètre
• Observer l’état de la prairie, la pousse de l’herbe, les animaux
• Entretenir l’état des clôtures et des chemins, et pourvoir à l’abreuvement des animaux
• Faire adopter un veau à une mère nourrice
• Éduquer son troupeau (éviter qu’une partie du troupeau arrête de brouter avant l’heure prévue)
• Échanger avec les réseaux de pairs ayant adopté un système similaire et autres réseaux professionnels)
Savoirs de référence cités par les professionnels
• Contraintes pédo-climatiques de l’agroécosystème jusqu’au niveau de la parcelle
• Agronomie
• Techniques d’implantation et d’entretien des prairies
• Types de pâturage et modes d’exploitation
• Autres types d’exploitation de l’herbe : foin, ensilage d’herbe, enrubannage, séchage en grange…
• Flore spontanée
• Zootechnie générale et spécialisée
• Besoins alimentaires des animaux selon leur stade physiologique
• Composition, valeur alimentaire des différents fourrages et concentrés
• Plantes prairiales et leur cycle
• Associations d’espèces (exemple graminées-légumineuses)
• Notions de phytothérapie, d’aromathérapie et d’homéopathie
• Notions de bien-être animal
• Systèmes de cultures et systèmes d’élevage innovants
• Communiquer sur les systèmes herbagers et ses pratiques professionnelles
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Fiche : Systèmes d’élevage tout herbe et à dominante herbe Savoir-faire consolidés par l’expérience • Caler le cycle de l’herbe pâturée avec le cycle de lactation ou de croissance du troupeau • Estimer et adapter la durée d’exploitation d’une parcelle ou d’un paddock et l’intervalle entre 2 pâturages • Observer le comportement des parcelles et des animaux et en tirer les leçons • Anticiper (exemples : la météo, la croissance de l’herbe, les réactions des animaux, …) • Communiquer sur les systèmes tout herbe ou à dominante herbe et ses pratiques professionnelles Comportements professionnels • Patience (ne pas forcément « casser » la prairie naturelle si elle donne moins pendant quelques années)… • Résistance au regard critique • Curiosité, propension à l’innovation Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 27
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Situations professionnelles significatives
Agroforesterie
• Conception (définition) d’un projet agroforestier dans les systèmes
• Taille et soins des arbres de culture et/ ou
• Choix et entretien du paillage et/ ou de l’enherbement sur l’inter-rang
d’élevage
• Conduite des productions associées (animales et/ ou végétales)
Finalités
Associer des productions agricoles animales et/ ou végétales et des arbres forestiers et/ ou fruitiers sur une
même parcelle agricole pour optimiser l’utilisation de l’espace, des ressources naturelles et la complémentarité
des productions.
Responsabilité / autonomie
Le responsable d’entreprise agricole définit, seul ou avec ses associés, ses finalités, ses objectifs et son pro-
jet, avec ou sans l’aide de techniciens, de conseillers et/ ou d’experts. Propriétaire des parcelles choisies, il
définit les objectifs de plantation, les méthodes de gestion et d’exploitation des éléments arborés (haies,
arbres isolés, verger, agroforesterie intraparcellaire, boqueteau, ripisylve) en place ou à venir, en lien avec
les productions associées. Le choix du projet initial engage fortement l’exploitant compte-tenu de la durée
du cycle de production des cultures pérennes d’une part, et des contraintes en matière de choix et d’utilisa-
tion des agro-équipements. Lorsqu’il est salarié qualifié, responsable de culture ou d’élevage, le titulaire de
l’emploi peut se voir confier tout ou partie de la gestion technico-économique et de la commercialisation des
productions.
Environnement de travail
L’agroforesterie modifie de manière significative l’organisation et l’environnement de travail du REA et de
ses salariés. Elle implique d’accepter une adaptation des habitudes de travail et une évolution des pratiques
professionnelles. Les projets agroforestiers nécessitent du temps, du soin et de la disponibilité pour observer
et intervenir (notamment en période estivale) en respectant le végétal. Le développement de l’agroforesterie
et la production des connaissances nouvelles qui l’accompagne impliquent un important travail collaboratif
en réseau avec les acteurs du développement et de la recherche, de l’autoformation et des échanges de
pratique entre pairs. Les politiques agricoles prévoient des mesures de soutien et des aides financières pour
soutenir son développement.
Indicateurs de réussite
• Taux de reprise des plants
• Optimisation de l’utilisation de l’espace et des éléments naturels (eau, lumière, éléments nutritifs, etc.)
• Production de biomasse (bois, fruits, etc.) et/ ou de compléments alimentaires pour l’élevage
• Qualité de la taille et des soins apportés aux éléments arborés
• Amélioration des sols, du bien-être animal et de la biodiversité (y compris dans la composition des
paysages)
• Qualité et/ ou de la valeur commerciale des productions
• Efficacité des protections
• Hauteur disponible sous le houppier pour le passage des engins agricoles
• Résilience du système de production aux perturbations d’origines biotiques, abiotiques et économiques
• Amélioration de la valeur foncière de la parcelle
Savoir-faire de base
• Définir les finalités et objectifs du projet
• Préparer le sol (piquetage et sous-solage, émiettage)
• Sélectionner (acheter) et conserver des plants
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Fiche : Agroforesterie dans les systèmes de culture et/ou d’élevage • Planter les arbres et/ ou arbustes • Pailler aux pieds des arbres • Protéger les plants (des prédateurs) et ou poser une clôture de protection autour de la parcelle • Tuteurer et/ ou haubaner les plants • Soigner et tailler (élaguer et conduire) les arbres en fonction d’objectifs spécifiques • Maîtriser l’enracinement des éléments arborés • Regarnir (en paillage et remplacement des plants morts ou peu vigoureux) • Conduire les productions associées (plantes cultivées et/ ou pâturées et/ ou animaux d’élevage) • Monter un dossier (technique, administratif et financier) • Réaliser une veille réglementaire, technique et scientifique Savoirs de référence cités par les professionnels • Notions d’autoécologie des essences forestières et/ ou fruitières des plantes cultivées et/ ou pâturées • Notions de phytosociologie • Notions d’agroécologie • Notions biodiversité • Notions de résilience des systèmes de production • Notions de commercilisation des bois et produits dérivés • Adaptation et atténuation du changement climatique • Raisonnement agronomique et/ ou zootechnique • Politiques agricoles, aides et financements (complément vert, PDR, etc.) • Réglementation • Dynamiques des agroécosystèmes Savoir-faire consolidés par l’expérience • Mettre en relations ses observations, ses connaissances et les avis ou recommandations reçues • Élaguer en fonction d’objectifs spécifiques • Sélectionner (acheter) les plants • Prendre du recul & accepter les changements de pratiques induits par l’agroforesterie • Adapter la conduite des plantes cultivées et ou pâturées au fils du temps en fonction de l’évolution des interactions avec les éléments arborés • Communiquer sur l’agroforesterie et ses pratiques professionnelles • Adapter et/ ou transposer les bonnes pratiques de ses pairs • Concevoir un système de culture et/ ou d’élevage innovants • Tirer les enseignements de son expérience • Gérer l’isolement, les attitudes négatives et les controverses autour de l’agroforesterie Comportements professionnels • Respecter le végétal (évitement du stress et des blessures par négligence) • Respecter le rythme des saisons (conduite des opérations culturales liées aux éléments arborés) • Accorder du temps et du soin aux éléments arborés • Curiosité et ouverture d’esprit • Avoir l’esprit critique • Être rigoureux (en particulier dans la conduite du bois d’œuvre « Les arbres ne poussent pas tous seuls ») Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 29
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Conception et
développement de
systèmes de culture
Situations professionnelles significatives : et/ou d’élevage,
de transformation
• Design (conception et développement) du système d’exploitation et/ou de
• Observation (lecture de paysage) commercialisation
utilisant les
techniques de la
Finalités permaculture
Concevoir des systèmes de culture et/ ou d’élevage, de transformation et/ou
de commercialisation productifs valorisant l’homme, le vivant et une
agriculture permanente autonome et économe en ressources.
Responsabilité / autonomie
Le REA définit, seul ou avec ses associés, ses finalités, ses objectifs et son projet, avec ou sans l’aide de tech-
niciens, de conseillers et/ ou d’experts. Très autonome et créatif, il dispose d’une forte capacité d’initiative
pour concevoir un agroécosystème productif et évolutif visant à renforcer son autonomie de décision et la
résilience de son système. Le REA exerce pleinement la responsabilité sociétale des activités de son entre-
prise au travers de ses choix socio-techniques. Quand il est salarié qualifié, le titulaire de l’emploi peut se voir
confier tout ou partie de la gestion technico-économique des activités de productions, de commercialisation
et/ ou de transformation de l’entreprise.
Environnement de travail
Le REA, ses associés et leurs salariés travaillent en étroite collaboration, seuls ou en équipe, en relation avec
des entreprises de travaux et de services, des partenaires techniques, associatifs, institutionnels et/ ou scien-
tifiques. Les activités s’exercent tant à l’extérieur et/ ou en bâtiments (point de vente, serres, bâtiment d’éle-
vage, atelier de transformation) avec une amplitude horaire variable en fonction des activités et des saisons,
qu’au bureau et en rendez-vous (réunion, livraison). L’auto-construction (machines-outils et/ ou bâtiments)
est une activité importante pour améliorer l’ergonomie des postes de travail et le développement de tech-
nologies intermédiaires économes en ressources. Le développement de la perma-culture et la production
des connaissances nouvelles qui l’accompagnent impliquent un important travail collaboratif en réseau, de
l’autoformation et des échanges de pratique entre pairs.
Indicateurs de réussite
• Vision holistique et respect des principes fondamentaux de la permaculture
• Productivité du travail et du système d’exploitation (niveau de production par unité de surface)
• Efficacité énergétique du système d’exploitation
• Utilisation efficiente des intrants (eau, énergies, nutriments, foncier, travail…)
• Bien-être du REA et de ses salarié-es ou associé-es et convivialité dans les relations de travail
• Résilience du système au stress et/ ou perturbation d’origine biotique, abiotique et économique
• Préservation et amélioration du capital naturel et des services écosystémiques
• Utilisation de la verticalité pour optimiser les surfaces (ex. Tours potagères, agroforesteries)
• Optimisation des interactions entre « éléments » et « fonctions » du design, de la circulation des flux (de
matières, d’énergies, etc.) et des effets de lisière ou de bordure
• Développement progressif des activités et design évolutif
• Amélioration des sols, du bien-être animal, de la biodiversité et de la composition des paysages
• Transmissibilité de l’entreprise
Savoir-faire de base
• Nourrir le sol pour nourrir la plante
• Observer pour apprécier la santé des cultures, la vie biologique des sols et la biodiversité
fonctionnelle
• Identifier et compter la faune auxiliaire (vers de terre, carabes, auxiliaires et prédateurs des
cultures)
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Fiche : Conception et développement de systèmes de culture et/ou d’élevage, de transformation et/ou de commercialisation utilisant les techniques de la permaculture Savoir-faire de base • Définir ses besoins, ses finalités et ses objectifs • Observer, décrire et interpréter le paysage • Utiliser des logiciels SIG (systèmes d’information géographique) (Ex. Géoportail, ...) • Identifier les flux (de matières, d’énergies, etc.) et la circulation des flux • Diagnostiquer les potentialités de l’agroécosystème • Identifier les ressources existantes et mobilisables • Identifier les attentes des parties intéressées des activités de l’entreprise • Diversifier les approches (technique, scientifique, empirique et sensible) et les méthodes d’analyse (systémique et analytique) • Designer (concevoir et développer) un système d’exploitation • Identifier les besoins et fonctions de chaque élément existant, à créer ou à modifier du design • Positionner les éléments du design dans l’espace pour optimiser les interactions bénéfiques • Évaluer l’intensité des interactions entre les éléments du design • Organiser la complémentarité des fonctions du design • Vérifier que chaque élément du design rempli plusieurs fonctions et que chaque fonction est remplie par plusieurs éléments • Observer, créer ou modifier des effets de lisières ou de bordure • Représenter les éléments du design (fonctions, interactions et flux) à l’aide d’un plan ou d’une carte mentale • Travailler en réseau, échanger entre pairs et savoir s’entourer de techniciens et d’experts • Mettre en relations ses observations, ses connaissances et les avis ou recommandations reçues • Ré-évaluer et adapter (faire évoluer) son système d’exploitation • Réaliser une veille réglementaire, technique et scientifique Savoirs de référence cités par les professionnels • Permaculture (principes et éthique), méthodes de design (OBREDIM…) et conduite de projet • Lecture de paysage • Raisonnement agronomique et/ ou zootechnique • Vie du sol, biodiversité et services écosystémiques • Adaptation et atténuation du changement climatique • Réglementation, politiques agricoles et financements (complément vert, PDR, etc.) • Enjeux économiques, sociaux, environnementaux et culturels du développement durable • Notions d’autoécologie et de phytosociologie • Notions de bien-être animal • Notions d’agroécologie, d’agrobiologie et d’agriculture naturelle, de cultures permanentes et forêts jardins • Notions d’ergonomie • Notions de bio-indications (plantes notamment) et de bio-mimétisme • Notions d’économie positive et circulaire Savoir-faire consolidés par l’expérience • Observer et interpréter (lecture de paysage) • Prendre du recul & accepter les changements de pratiques induits par la permaculture • Adapter la conduite des productions à l’évolution des finalités du REA et de la dynamique de l’agroécosystème • Communiquer sur la permaculture et ses pratiques professionnelles • Concevoir et/ ou transposer un système de culture et/ ou d’élevage innovants (agroforesteries, conservation des sols, agrobiologie, forêts jardins, etc.) • Gérer l’isolement, les attitudes négatives et les controverses autour de la permaculture Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 31
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Fiche : Conception et développement de systèmes de culture et/ou d’élevage, de transformation et/ou de
commercialisation utilisant les techniques de la permaculture
Comportements professionnels
• Créativité (inventif)
• Aptitude à savoir « prendre le temps et prendre son temps »
• Curiosité et ouverture d’esprit
• Écoute active
• Convivialité
• Être attentif aux changements
• Aptitude à savoir prendre du recul et avoir l’esprit critique
• Être rigoureux (en particulier dans la conduite des productions « Les cultures ne poussent pas tous seules »)
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Conduite d’un
système de
production, de
Situations professionnelles significatives transformation
• Conversion en agriculture biologique d’un système d’exploitation et/ou de
• Conception d’un itinéraire technique visant à préserver et/ ou à améliorer le potentiel
commercialisation
agronomique des sols et/ ou celui des prairies sans apports de matière organique en agrobiologie
• Gestion de l’enherbement d’une culture
• Gestion de la santé animale et végétale
Finalités
Produire, transformer et commercialiser des biens alimentaires en s’appuyant sur la valorisation des processus
écologiques et l’utilisation de substances naturelles afin de préserver et d’améliorer la vie santé des sols, la
biodiversité, l’environnement, le bien-être animal, la satisfaction des consommateurs et le rôle des paysans
comme acteur du développement local.
Responsabilité / autonomie
Le producteur doit mettre en œuvre, seul ou avec ses associés, le mode de production biologique conformé-
ment au règlement européen (RCE 834/2007). À ce titre, il est garant de la conformité des produits certifiés
et doit se conformer au plan de contrôle. Il est responsable du choix d’engager un processus de conversion
partielle ou totale à l’agriculture biologique des productions de l’entreprise. Le REA exerce pleinement la
responsabilité sociétale des activités de son entreprise au travers de ses choix socio-techniques et prend
activement part à la commercialisation de ces productions.
Environnement de travail
Le REA, ses associés et/ ou leurs salariés travaillent seuls ou en équipe, avec des agriculteurs, des partenaires
techniques, des coopératives, des organismes certificateurs, des consommateurs, des distributeurs spéciali-
sés, des collectivités, etc. Il peut s’appuyer sur les politiques publiques (régionales, nationales, européennes
et internationales) et mobiliser les aides à l’installation et à la reconversion. Les activités s’exercent le plus
souvent à l’extérieur et/ ou en bâtiments (point de vente, serres, bâtiment d’élevage, atelier de transforma-
tion) mais aussi au bureau (veille) et en rendez-vous (livraison). L’agriculture biologique utilise des agro-équi-
pements spécifiques ; l’autoconstruction (machines outils et/ ou bâtiments) peut-être une activité impor-
tante pour améliorer la technicité et l’ergonomie des postes de travail. Le développement de l’agrobiologie
et la production des connaissances nouvelles qui l’accompagnent impliquent un important travail collaboratif
en réseau, de l’autoformation et des échanges de pratique entre pairs.
Indicateurs de réussite
• Respect du cahier des charges et des principes fondamentaux de l’agriculture biologique
• Atteinte des objectifs de production et de commercialisation
• Rentabilité économique (EBE) de l’exploitation et revenu disponible
• Adéquation des besoins de main d’œuvre (BMO) au volume et pointes d’activités
• Préservation et amélioration de l’état sanitaire des cultures et des animaux
• Diversification des productions, des variétés et des espèces
• Efficience de l’organisation du travail, charges et pénibilité du travail
• Préservation et amélioration de la fertilité des sols, du bien-être animal, de la biodiversité
• Résilience du système au stress et/ ou perturbation d’origine biotique, abiotique et économique
Savoir-faire de base
• Mettre en œuvre les étapes de reconversion vers le mode de production biologique
• S’informer sur les dispositifs d’accompagnement de la reconversion et de la conduite biologique
• Observer à différentes échelles (exploitation, territoire, filière) pour en tirer un diagnostic initial
Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 33
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Fiche : Conduite d’un système de production, de transformation et/ou de commercialisation en agrobiologie
• Repérer les ressources potentielles de l’exploitation et de son environnement : flore et faune naturelles,
type de sol, exposition, filières (réseaux, coopératives, CUMA, entreprises de service, abattoirs)
• Aménager le parcellaire pour favoriser les équilibres naturels
• Établir un prévisionnel de production
• Définir une méthode de suivi cultural en adéquation avec les potentialités de l’agroécosystème
• Élaborer la rotation des cultures, les itinéraires techniques culturaux et adapter l’assolement
• Observer pour déclencher au moment opportun les interventions nécessaires
• Raisonner le désherbage à l’échelle de la rotation et de la culture
• Réaliser le désherbage par des moyens appropriés (mécanique, manuel et/ ou thermique)
• Préserver et améliorer la matière organique du sol
• Gérer la flore spontanée
• Développer des moyens de lutte préventifs : PBI…
• Promouvoir ses productions auprès des distributeurs, des coopératives et des consommateurs
• Contrôler la conformité des pratiques aux règles de la production biologique
• Gérer la documentation et les enregistrements exigés par l’organisme certificateur, la PAC et les règles de
conditionnalité
• Utiliser les engins agricoles spécifiques
• Réaliser des essais en parcelle (de semences, culturaux et variétaux)
Savoirs de référence cités par les professionnels
• Approches systémiques, analytiques et empiriques
• Parasites et maladies : origines et causes, symptômes, seuils de nuisibilité, cycles, techniques de lutte
• Faune et la flore auxiliaire : reconnaissance, cycle, rôle, préservation
• Carences : symptômes, causes et techniques de remédiations
• Vie des sols, potentiel et leviers agronomiques
• Itinéraires techniques
• Agro-équipements spécifiques
• Impacts des traitements sur la flore et la faune auxiliaire
• Filières et circuits de distribution
• Réglementation, certification AB, organismes certificateurs, processus de certification et plan de contrôle
• Politiques agricoles, conditionnalité, aides et dispositifs d’accompagnement à la conversion et à la
certification
• Notion de succession écologique et de dynamique des milieux
• Notion de phytosociologie
• Notions de phytothérapie, aromathérapie et homéopathie
Savoir-faire consolidés par l’expérience
• Analyser les risques et les opportunités liés à la conversion en AB
• Anticiper l’évolution des marchés, des attentes des consommateurs et des prix
• Sélectionner les semences, variétés, races utilisables en agrobiologie et adaptées aux objectifs du
producteur
• Élaborer des projets collectifs de commercialisation de produits bio
• Mesurer l’évolution d’une maladie
• Proposer des améliorations
• Interpréter la présence d’espèces bio-indicatrices
• Interpréter la lecture de paysage
• Concevoir et/ ou transposer une pratique innovante
• Gérer l’isolement et les controverses autour de l’agriculture biologique
• Communiquer sur l’agrobiologie et ses pratiques professionnelles
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Fiche : Conduite d’un système de production, de transformation et/ou de commercialisation en agrobiologie Comportements professionnels • Accepter de remettre en cause ses pratiques • Être attentif aux signaux permettant de prévenir les risques • Accepter la prise de risque • Faire preuve d’ouverture d’esprit, de lucidité, de patience, • Aptitude à coopérer au sein d’un collectif • Aptitude à se former tout au long de la vie Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 35
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Agriculture de
Situations professionnelles significatives conservation
• Interpréter un profil de sol
ou agriculture
• Élaborer un itinéraire technique (entre 2 cultures)
écologiquement
• Réaliser (Évaluer ou observer) un diagnostic de la biodiversité fonctionnelle des sols
intensive
• Concevoir et évaluer un essai cultural
Finalités
Concevoir des systèmes de culture permettant de préserver et d’améliorer le potentiel agronomique des sols en
réduisant le travail mécanique du sol et les besoins en intrants (engrais, produit phytosanitaire, carburant) sans les
interdire pour préserver et améliorer la rentabilité économique à long terme.
Responsabilité / autonomie
Le REA dispose d’une forte capacité d’initiative pour concevoir un agroécosystème productif et évolutif visant
à renforcer son autonomie de décision et la résilience de son système. Il exerce pleinement la responsabi-
lité sociétale des activités de son entreprise au travers de ses choix socio-techniques. Quand il est chef de
culture, le titulaire de l’emploi peut se voir confier tout ou partie de la conduite des cultures et participer à la
conception des itinéraires techniques.
Environnement de travail
Le REA, ses associés et leurs salariés travaillent en étroite collaboration, seuls ou en équipe, en relation avec
des agriculteurs, avec ou sans l’aide de techniciens, de conseillers et/ ou d’experts scientifiques. Le déve-
loppement de l’agriculture de conservation et la production des connaissances nouvelles qui l’accompagne
impliquent un important travail collaboratif en réseau, de l’autoformation et des échanges de pratique entre
pairs. L’autoconstruction de machines agricoles, la conduite d’essais culturaux et la production fermière de
substances naturelles et d’intrants (semences, engrais, etc.) sont des activités essentielles pour concevoir et/
ou transposer des itinéraires techniques innovants.
Indicateurs de réussite
• Respect des principes fondamentaux de l’agriculture de conservation
• EBE par hectare et par associé(s)
• Couverture permanente du sol
• Réduction du travail mécanique du sol
• Diversification des cultures (allongement de la rotation et diversification de l’assolement)
• Amélioration de la matière organique des sols (MO) ou du potentiel agronomique des sols
• Augmentation de la production de biomasse
• Augmentation de la séquestration du carbone dans les sols
• Densité apparente du sol (g/cm3)
• Homogénéisation du potentiel agronomique des sols
• Résilience du système au stress et/ ou perturbation d’origine biotique, abiotique et économique
Savoir-faire de base
• Nourrir le sol pour nourrir la plante
• Observer pour apprécier la santé des cultures, la vie biologique des sols et la biodiversité fonctionnelle
• Identifier et compter la faune auxiliaire (vers de terre, carabes, auxiliaires et prédateurs des cultures)
• Interpréter un profil cultural pour apprécier la vie biologique des sols
• Couvrir le sol (implanter une culture) dès la récolte
• Cultiver des couverts végétaux comme des cultures (intercultures longues d’hiver et courtes d’été)
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Fiche : Agriculture de conservation ou agriculture écologiquement intensive • Raisonner le choix (la composition) d’un couvert végétal en fonction de la succession culturale • Raisonner le choix variétal des cultures • Raisonner le choix d’une date et le mode d’implantation d’un semis • Gérer le taux d’humidité du sol lors de l’implantation des cultures • Préparer et/ou appliquer des substances naturelles (décoctions, macérations, infusions, purins) • Réaliser des apports d’intrants à bas-volume • Mesurer les éléments minéraux présents dans les couverts végétaux en réalisant une pesée (par espèces) • Produire ou s’approvisionner et raisonner l’utilisation de bois raméal ou rameaux fragmenté(s) (BFR) • Gérer les prédateurs des cultures (limaces, mulots, taupes, campagnols, etc.) et la flore spontanée par des méthodes physiques ou biologiques alternatives aux produits chimiques • Concevoir, conduire et évaluer un essai cultural et/ ou variétal • Produire, récolter, trier (à l’aide d’un séparateur rotatif ou d’un tamis) et stocker des semences • Raisonner le choix (points forts et points faibles) et le coût d’achat des agroéquipements • Paramétrer un système de guidage par satellite en temps réel (GPS cinématique RTK) • Construire ou adapter (modifier) soi-même un matériel agricole • Mettre en relations ses observations, ses connaissances et les avis ou recommandations reçues • Ré-évaluer et faire évoluer son système de production Savoirs de référence cités par les professionnels • Techniques culturales simplifiées (TCS) sans labour (TCSL) • Semis directs (SD), Semis Directs sous Couverts (SDC), Semis Directs sous Couverts Vivants (SDCV) • Couverts végétaux vivants • Veille technique, scientifique, réglementaire et de politiques agricoles • Principes actifs des plantes • Méthodes de mesure des éléments minéraux des couverts (MERCI, etc.) • Méthodes simplifiées d’observation et de comptage de la faune auxiliaire • Méthodes de veille technique, scientifique, réglementaire et de politiques agricoles • Vie du sol, biodiversité fonctionnelle et services écosystémiques • Notions de bio-indicateurs de la qualité des sols • Notions de dynamique biologique des sols et des milieux agricoles • Notions d’autoécologie et de phytosociologie, de climax prairial et forestier • Notions d’agriculture écologiquement intensive et d’agroécologie • Notions d’adaptation et atténuation du changement climatique Savoir-faire consolidés par l’expérience • Observer et interpréter la vie des sols • Attendre et ne pas intervenir • Gérer le stress associé à la prise de risque • Adapter la conduite des cultures à la dynamique biologique des sols et des milieux agricoles • Concevoir et/ ou transposer une pratique agricole ou un itinéraire technique • Communiquer sur l’agriculture de conservation et ses pratiques professionnelles • Tirer les enseignements de son expérience • Gérer l’isolement, les attitudes négatives et les controverses autour de l’agriculture de conservation Comportements professionnels • Accepter le changement • Aptitude à la coopération • Aptitude à la prise de décision • Aptitude à attendre et à ne pas intervenir • Être curieux et ouvert d’esprit Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 37
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Situations professionnelles significatives :
• Choix de l’équipement au niveau technique et agronomique ou zootechnique
Agriculture
et élevage de
• Interprétation d’une cartographie de rendement
précision
• Modulation des opérations culturales (densité de semis, fertilisation, épandage,
pulvérisation, irrigation)
ͳͳ Modulations intra-parcellaires de la densité de semis en fonction
des analyses (carte) de sols
ͳͳ Modulations intra-parcellaires des traitements fongicides en fonction
de la pression de maladies
Finalités :
Améliorer la précision et la cohérence des interventions sur les cultures et les animaux d’élevage en combinant
toutes les solutions alternatives (mécaniques, robotiques et bio-contrôle) et économes en intrants (produits
phytosanitaires et antibiotiques) sans exclure leur utilisation en dernier recours.
Responsabilité / autonomie :
Le responsable d’entreprise agricole (REA) conserve son autonomie et la responsabilité du pilotage de son
entreprise, du choix de ses productions et de ses itinéraires techniques, tout en cherchant à améliorer la pré-
cision et la cohérence de ses interventions sur les cultures et/ ou les animaux d’élevage. Il lui appartient de
choisir ses prestataires de service, ses conseillers techniques et de raisonner le choix des agro-équipements
qu’il utilise. Il décide de suivre ou non les préconisations qui lui sont faites, en fonction de leur intérêt éco-
nomique et de leur impact sur l’environnement, et en fonction de ses observations et de ses connaissances.
La nécessité de disposer d’équipements (informatiques embarqués) et de « matériels agricoles d’application
modulée » (semoir, épandeur, pulvérisateur, engins de récolte et matériel d’irrigation) doit être raisonnée en
tenant compte de son impact sur la rentabilité des d’investissements, le taux d’endettement de l’entreprise
et ses charges (de mécanisation et de structures). Le REA doit par ailleurs veiller à la propriété des données
(DATA) fournies par les techniques de détection et utilisées par les outils de diagnostic agronomique ou zoo-
technique et d’aide à la décision des sociétés auxquelles il fait appel.
Lorsqu’il est salarié qualifié, responsable de culture ou d’élevage, le titulaire de l’emploi applique et vérifie
l’application aux champs, en salle de traite et/ ou dans les bâtiments d’élevage, des consignes du REA. Il peut
être amené, en cas de dysfonctionnement d’intégration des données, à intervenir pour réaliser la mainte-
nance informatique de 1er niveau avec l’assistance d’un technicien
Environnement de travail :
La mise en œuvre de l’agriculture de précision modifient de manière significative l’environnement de travail
et le métier de REA et de salarié, l’organisation du travail ainsi que la relation au vivant. Elle implique des
relations de travail avec des opérateurs, des techniciens et des ingénieurs spécialisés dans la télédétection,
le diagnostic agronomique ou zootechnique et les outils d’aide à la décision. L’application des préconisations
à l’aide de consoles impliquent la maîtrise de différents systèmes d’exploitation et une adaptation des ha-
bitudes de travail. Associés à d’autres leviers agronomiques et/ ou zootechniques, l’agriculture de précision
favorise, autant qu’elle suscite, des changements de pratiques et de système de production.
Indicateurs de réussite :
• Amélioration de l’autonomie de décision du REA
• Charges de mécanisation et niveaux d’endettement
• Efficacité énergétique du système d’exploitation
• Acceptabilité sociale des changements de pratiques professionnelles
• Réduction de la pénibilité du travail et amélioration de l’organisation du travail
• Réduction d’intrants (ratio poids des intrants achetés sur chiffre d’affaires hors aides PAC)
• Réduction de la pression des pratiques agricoles sur l’environnement
• Réduction du travail du sol (TCS et TCSL) et du tassement des sols
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Fiche : Agriculture et élevage de précision • Potentiel agronomique des sols • Prise en compte des attentes du marché et des attentes sociétales • Amélioration de la santé et du bien-être animal • Optimisation des itinéraires techniques (ITK) des cultures sur l’ensemble de la rotation • Transmissibilité de l’entreprise • Résilience du système au stress et/ ou perturbation d’origine biotique, abiotique et économique Savoir-faire de base • Identifier les paramètres et données qui alimentent les outils d’aide à la décision • Raisonner l’investissement financier en agriculture de précision de manière individuelle / ou collective • Intégrer les données de détection à l’aide d’une console • Appliquer au champ la modulation intra-parcellaire à l’aide de matériels agricoles d’application modulée • Utiliser des robots et des systèmes automatisés (robot, drone, hélicoptère, systèmes d’affichage de don- nées) • Mettre en œuvre les techniques mécaniques, robotiques et le bio-contrôle • Analyser le fonctionnement et les besoins des équipements et matériels agricoles d’application modulée • Raisonner le choix et vérifier la compatibilité des solutions (équipements et matériels agricoles) proposées • Lire et interpréter une carte (de rendement, de résistivité des sols, etc.) • Réaliser la maintenance informatique de 1er niveau avec l’assistance d’un technicien • Aménager le parcellaire pour favoriser le bio-contrôle (haies, zones refuges, bandes réservoirs » de biodi- versité, protection des populations de pollinisateurs et de leurs habitats, etc.) • Aménager la cour de ferme (aire de lavage, de remplissage, biobac, stockage des phytosanitaires, etc.) • Savoir s’entourer de techniciens, d’experts et de conseiller • Interpréter une cartographie de rendement • Réaliser une veille technique, scientifique, réglementaire et de politiques agricoles Savoirs de référence cités par les professionnels • Raisonnement et leviers agronomiques et/ ou zootechniques • Matériels agricoles d’application modulée • Informatiques embarquées (technologies de guidage et de transfert de données cartographiques (DATA)) • Protection intégrée de la santé animale et végétale et techniques de bio-contrôles • Techniques de désherbage mécanique et semis-direct sous-couvert • Notions de techniques de détection (terrestres, aériennes, satellitaires) • Notions d’autoécologie et de phytosociologie animale et végétale • Notion de systèmes de culture et d’élevage innovants « en ruptures » • Notions de modèles agronomiques de diagnostics et de décision (Drone, FARMSTAR, Miléos, etc.) • Notions de processus et de méthodes informatiques • Références technico-économiques, sociales et environnementales territorialisées Savoir-faire consolidés par l’expérience • Évaluer les opportunités et les risques d’une intervention en fonction de ses objectifs et de ses observations • Établir et/ou négocier un cahier des charges pour le fournisseur d’équipements ou de services • Mettre en relations ses observations, ses connaissances et les préconisations reçues • Savoir prendre du recul et avoir l’esprit critique • Échanger avec ses pairs pour tirer les enseignements de l’expérience d’autres agriculteurs • Anticiper les risques et les opportunités liées aux évolutions de la technologie • Communiquer sur l’agriculture et/ ou l’élevage de précision et ses pratiques professionnelles Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 39
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Fiche : Agriculture et élevage de précision
Comportements professionnels
• Aptitude à la prise de décision
• Capacité d’abstraction, de décomposition et de structuration des données
• Capacité à dialoguer avec différents corps de métier connexes
• Capacité à accepter un certain « dessaisissement » de ses parcelles et à changer ses habitudes de travail
• Curiosité et ouverture d’esprit
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Situations professionnelles significatives
• Restructuration parcellaire Assolement en
• Conception d’un assolement en commun commun
• Optimisation de l’utilisation des agroéquipements et de l’organisation du travail
Finalités
Optimiser le système de production pour conserver ou renforcer son autonomie de décision en réalisant des
économies d’échelle, des gains de productivité en mutualisant les moyens de production.
Responsabilité / autonomie
Depuis la loi du 23 février 2005 relative au développement des territoires ruraux (Art. L. 411-39-1 du code
rural), l’assolement en commun a été ouvert à tous les agriculteurs dans le cadre d’une société en partici-
pation (SEP). Chaque responsable d’entreprise agricole (REA) « associé » conserve la pleine gestion de son
entreprise et des activités qui lui sont propres, tout en mettant en commun les terres pour une conduite des
cultures sur l’ensemble. Il lui appartient de procéder aux regroupements culturaux de parcelles et de définir
les assolements avec ses associés.
La déclaration de surfaces peut être déposée par la société en participation ou par le REA. Dans cette hy-
pothèse, le caractère d’agriculteur est reconnu à la SEP et la surface des exploitations de l’assolement en
commun sera considérée comme une exploitation unique. Les modalités de contrôle de conditionnalité (PAC)
d’une SEP sont identiques à celles qui s’appliquent à toute autre exploitation. Les membres d’assolements en
commun peuvent ne pas vouloir déclarer globalement les surfaces exploitées, chaque membre de l’assole-
ment en commun dépose de façon individuelle une déclaration de surface.
Chaque REA participe, avec ses associés, à définir les modalités de fonctionnement du groupe qui constituent
le règlement intérieur dans le cadre d’une société en participation. La coopération entre générations et la
dynamique de groupe favorisent une évolution des pratiques professionnelles.
Environnement de travail
Le REA, ses associés et leurs salariés travaillent en étroite collaboration, seul ou en équipe, avec ou sans l’ap-
pui de conseillers et de techniciens. L’entraide et les échanges de pratiques au sein du groupe sont fréquents.
L’organisation du travail, le partage des tâches et la mise en commun du matériel impliquent des temps de
concertation et une adaptation des rythmes et des habitudes de travail de chacun.
Indicateurs de réussite
• Efficacité technico-économique
• Productivité, technicité et spécialisation du travail
• Souplesse (flexibilité) dans l’organisation du travail (ex.remplacements)
• Changement de pratiques professionnelles et techniques innovantes
• Optimisation de la taille des îlots et du matériel (choix, achat et utilisation)
• Préservation et renforcement de la dynamique de groupe
• Mise à disposition de terres « propres et saines » à l’exploitant suivant
• Préservation et amélioration du potentiel agronomique des sols
• Complémentarité des productions
• Viabilité économique (transmissibilité) de l’entreprise
Savoir-faire de base
• Élaborer un projet collectif d’entreprise
• Savoir s’entourer d’experts et de conseillers
• Définir les modalités de fonctionnement du groupe (un règlement intérieur)
Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 41
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Fiche : Assolement en commun
• Répartir les tâches et les responsabilités entre associés
• Organiser et harmoniser les rythmes de travail
• Déterminer des clés de répartition des résultats économiques
• Choisir une méthode de facturation
• Restructurer le parcellaire (regroupements culturaux de parcelles) en îlots de « taille efficace »
• Concevoir un assolement en commun sur plusieurs campagnes
• Raisonner une succession culturale
• Travailler « en équipe »
• Mesurer les impacts sur le revenu de chaque situation, en entraide, avec assolement en commun avec ou
sans transfert de matériel
• Faire une déclaration PAC dans le cadre d’une société en participation (SEP)
Savoirs de référence cités par les professionnels
• Droit et gestion d’entreprise, de projet et des ressources humaines
• Montage juridique, technique et fiscale de société
• Notions de société en participation (SEP)
• Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole (CUMA)
• Groupement d’employeur
• Droit rural, réglementation et politiques agricoles
• Développement agricole
• Successions culturales
• Agroéquipements & machinisme agricole
• Références technico-économiques, sociales et environnementales territorialisées
Savoir-faire consolidés par l’expérience
• Savoir-faire relationnels
• Savoir prendre du recul et avoir l’esprit critique
• Échanger avec ses pairs pour tirer les enseignements de l’expérience d’autres agriculteurs
• Faire des compromis mutuellement avantageux
• Anticiper les risques et les opportunités liées aux évolutions du secteur professionnel
• Communiquer sur ses pratiques professionnelles
Comportements professionnels
• Aptitude à la coopération
• Aptitude à la négociation
• Aptitude à la prise de décision
• Capacité à accepter un certain « dessaisissement » de ses parcelles et à changer ses habitudes de travail
• Sens des responsabilités
• Être pragmatique
• Curiosité et ouverture d’esprit
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Situations professionnelles significatives
• Réalisation d’une étude de marché avant l’installation ou la production
Commercialisation
• Élaboration d’un plan de culture pour la disponibilité de produits tout au long
de l’année
en circuits courts
• Négociation d’un contrat de vente
• Organisation du travail en prenant en compte l’activité vente
Finalités
Augmenter la rentabilité de la vente des produits de l’exploitation tout en gardant la maîtrise de la
commercialisation, en cohérence avec la conduite de l’activité de production inscrite dans une dynamique
de qualité.
Responsabilité / autonomie
Le responsable d’entreprise agricole qui commercialise ses produits en circuit court dispose d’une forte auto-
nomie et d’une grande capacité d’initiative pour choisir les produits mis en marché par l’entreprise. Il décide
des lieux de vente (boutique sur place, marchés…) et choisit, le cas échéant, l’intermédiaire de commercia-
lisation (boutiques spécialisées, restauration collective, distributeurs libre-service…). Il est responsable vis-
à-vis de la clientèle de la qualité des produits vendus et de leur conformité à la réglementation. Il définit la
politique de prix et est autonome dans ses choix de communication et de promotion de ses produits. Il peut
décider de contractualiser avec la clientèle et/ou de faire partie d’une structure collective de commerciali-
sation en circuit court, engageant alors sa responsabilité. Il est également responsable de l’organisation du
travail, du développement de sa clientèle et de sa fidélisation.
Environnement de travail
L’environnement de travail est de plus en plus ouvert sur le territoire. La commercialisation en circuit court
implique de travailler avec une grande diversité d’acteurs du territoire. L’environnement de travail est com-
plexe avec notamment de fortes exigences réglementaires, relationnelles ainsi qu’avec la forte progression
du numérique et de la vente en ligne. Le REA doit tenir compte de la concentration de l’offre locale et donc de
la concurrence éventuelle. Cette activité de vente peut constituer un poste de travail à part entière sur une
exploitation. Elle implique une disponibilité en termes de temps de travail et d’amplitude horaire (horaires
décalés, congés de fin de semaine, jours fériés…). La vente directe peut s’effectuer en intérieur (magasin)
comme en extérieur (marchés). Plusieurs entreprises agricoles peuvent s’organiser collectivement sur un
lieu de vente unique. Le REA cherche à aller à la rencontre de sa clientèle et à la fidéliser. La relation avec
la clientèle dans le cadre de la vente directe s’effectue le plus souvent en présence physique du producteur
(marché, vente directe à la ferme,..). Elle se noue par le dialogue et l’instauration d’une relation de confiance
entre producteur et consommateurs.
Indicateurs de réussite
• Valeur ajoutée (VA) crée par l’entreprise (marges brutes et nettes)
• Satisfaction / accroissement / fidélité de la clientèle
• Respect des contrats commerciaux et des cahiers des charges
• Production diversifiée tout au long de l’année
Savoir-faire de base
• Réaliser une étude de marché
• Établir un prévisionnel de production
• Élaborer un plan de culture annuel
• Adapter le volume des productions au prévisionnel de vente
• Calculer son prix de revient, prix de vente et sa marge
• Négocier avec un acheteur
Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 43
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Fiche : Commercialisation en circuits courts
• Organiser son temps de travail et dégager le temps nécessaire pour la commercialisation
• Gérer le fichier clients
• Gérer les relances (faire un mailing)
• Assurer le suivi administratif des ventes (facturation, règlements, remise de chèques, cahier de caisse, ..)
• Créer et actualiser des outils de communication (signalétique, cartes de visite, plaquettes, flyer, site
Internet, stand, organisation de portes ouvertes,...)
• Animer une vente (sur un marché, un salon ou une manifestation)
• Accueillir et communiquer avec la clientèle
• Développer un argumentaire de vente
• Évaluer la satisfaction de la clientèle
• S’insérer dans des réseaux de commercialisation en circuit court
• Gérer et préparer les commandes
• Aménager un local de vente et ou de stockage
• Présenter les produits sur le lieu de vente
• Gérer les stocks
Savoirs de référence cités par les professionnels
• Économie des filières et des marchés
• Réglementations liées à la vente en circuit court et à l’étiquetage des produits
• Technologies de la vente en ligne (e-commerce)
• Signes d’Identification de la Qualité et de l’Origine (SICO), mentions valorisantes, CCP, marques collectives
• Mercatique
• Merchandising
• Techniques de communication
• Contrats de vente et modalités de règlement
• Attentes sociétales (santé et alimentation, environnement)
• Benchmarking (parangonnage)
Savoir-faire consolidés par l’expérience
• Négocier
• Faire évoluer sa gamme de produits
• Évaluer les résultats et réajuster la stratégie commerciale
• Professionnaliser un salarié pour l’activité de vente directe
• Communiquer sur ses pratiques professionnelles
• Rechercher les conditionnements et présentation des produits adaptés.
• Suivre les tendances sociétales en termes de consommation, de comportements et de modes d’achat
Comportements professionnels
• Avoir le sens du relationnel
• Prendre soin de son apparence physique
• Faire preuve d’adaptabilité et de réactivité
• Être rigoureux dans ses engagements
• Faire preuve d’ouverture d’esprit et de disponibilité
• Être à l’écoute des attentes de la clientèle /savoir innover
• Respecter la réglementation en matière de sécurité et d’hygiène
• Se former tout au long de la vie
• Accepter la critique et être capable de se remettre en question
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Situations professionnelles significatives
• Accueil des clients ou des groupes
• Réalisation d’une prestation touristique Agritourisme
• Promotion commerciale de l’activité
• Organisation d’une offre touristique groupée avec d’autres acteurs du territoire
Finalités
Obtenir des résultats conformes aux objectifs fixés pour conforter l’activité de l’entreprise agricole et
contribuer au développement durable de son territoire.
Responsabilité / autonomie
Le REA conduit, seul ou avec ses associés, en totale responsabilité et autonomie une activité de tourisme
en milieu rural, complémentaire de son activité de production. Il est responsable de l’application de la lé-
gislation fiscale, juridique et comptable s’appliquant à l’activité. Il déclare son activité auprès des services
de l’État, respecte les normes spécifiques et la réglementation en vigueur. Le REA détermine les prestations
qu’il propose en prenant en compte le système global d’exploitation qui peut intégrer d’autres activités de
production, de transformation ou de services, en s’appuyant sur le contexte local et son potentiel touris-
tique. Ces choix lui appartiennent en propre, dans le cadre des stratégies qu’il développe et en fonction des
moyens dont il dispose. Il peut, pour conduire son activité, s’appuyer sur les compétences d’intervenants
d’organismes professionnels : chambres d’agricultures, office du tourisme, centrales de réservation, etc. Son
activité est parfois encadrée par un cahier des charges (marque commercial, certification ou label) ou une
convention (accueil de public spécifique).
Environnement de travail
Le tourisme rural est conçu comme une activité de diversification permettant de dégager un revenu complé-
mentaire de l’exploitation. L’environnement géographique et humain de l’activité (densité de population, ter-
ritoire péri-urbain, zone à fort potentiel touristique) a une incidence sur son développement. Les principales
activités de tourisme rural concernent l’hébergement et la restauration (gîte rural, chambre d’hôte, camping
à la ferme, ferme-auberge, hébergement insolite), l’accueil et l’animation de groupes et l’organisation d’acti-
vités de loisirs et /ou éducatives (fermes pédagogiques, points de vente à la ferme, location d’équidés pour
la promenade ou le tourisme…). À ces activités souvent saisonnières (hors temps scolaire, soirées, week-end)
s’ajoutent aujourd’hui des activités particulières nécessitant des compétences et/ ou réseaux spécifiques :
séjour photos parc naturel, circuit agrotourisme, cuisine, etc. Dans l’exercice de cette activité, le REA est en
relation avec des réseaux associatifs locaux ou départementaux, des agents de développement et/ ou des
collectivités territoriales. L’activité touristique nécessite un contact permanent avec le public demandant
une main d’œuvre spécialisée dans des champs de compétences qui ne relèvent pas de l’agriculture et une
aptitude pour l’accueil et la communication.
Indicateurs de réussite
• Indicateurs techniques : taux d’occupation, nombre de clients accueillis
• Adéquation des compétences et des besoins de main d’œuvre (BMO) au volume et pointes d’activités
• Respect des réglementations et des cahiers des charges éventuels
• Satisfaction de la clientèle
Savoir-faire de base
• S’informer et relayer les différentes offres du territoire et les évolutions et/ou tendances
• Évaluer les potentialités touristiques et patrimoniales du territoire
• Concevoir un produit touristique et des activités de loisirs
• Recevoir et accueillir des clients
Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 45
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Fiche : Agritourisme
• Réaliser des prestations adaptées aux différentes clientèles
• Organiser des activités de loisirs
• Animer et gérer un groupe
• Organiser le travail de l’atelier en lien avec celui des autres ateliers de l’exploitation
• Assurer le suivi de la clientèle
• Évaluer la satisfaction de la clientèle
• Rechercher de nouveaux clients
• Participer à des foires, salons, manifestations
• Concevoir ou faire réaliser des supports de communication
• Assurer le nettoyage, l’entretien et la maintenance des bâtiments
• Réaliser les enregistrements pour le suivi de l’activité
Savoirs de référence cités par les professionnels
• Techniques de communication et d’accueil, relationnel clients
• Méthodes pédagogiques et d’animation
• Richesses du patrimoine local
• Organisations professionnelles du tourisme
• Techniques de base et réglementation relatives à la restauration et l’hôtellerie
• Techniques de mise en valeur des produits
• Modes de commercialisation des produits touristiques
• Techniques de recherche de clientèle
• Analyse de la demande de la clientèle
• Réglementations liées à l’activité : accueil du public, procédures d’habilitation, transport de personnes,
d’animaux, organisation d’événements, registres de sécurité
• Conception et aménagements de locaux spécifiques
• Installations, équipements et matériels spécifiques : fonctionnement, utilisation, entretien, maintenance
• Communiquer sur ses pratiques professionnelles
Savoir-faire consolidés par l’expérience
• Maintenir une dynamique de réseaux autour de l’activité
• Adapter les prestations aux évolutions des souhaits de la clientèle
• Créer de nouvelles prestations
Comportements professionnels
• Être rigoureux dans ses engagements
• Être à l’écoute et réceptif aux attentes des clients
• Être disponible
• Être attentif au relationnel
• Veiller en permanence à la conformité des installations, équipements aux normes de sécurité et d’hygiène
• Savoir s’adapter (à l’imprévu, à tout type de public)
• Aptitude à coopérer au sein d’un collectif
• Aptitude à se former tout au long de la vie
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Situations professionnelles significatives
• Organisation de l’atelier de transformation
Transformation des
• Fabrication des produits
produits fermiers
• Conservation et stockage des produits
Finalités
Transformer tout ou partie d’une ou plusieurs productions (alimentaires et/ou non alimentaires) pour une valorisation
optimale correspondant aux objectifs de l’entreprise, en cohérence avec la conduite de l’activité de production.
Responsabilité / autonomie
Le REA, seul ou avec ses associés, conduit en totale responsabilité et autonomie l’atelier de transformation.
Les décisions concernant le choix des produits à commercialiser, les circuits commerciaux, les aménagements
à réaliser lui appartiennent en propre sauf dans le cas d’un atelier collectif où la responsabilité est partagée
avec les autres utilisateurs. Le REA est responsable de l’application des règles d’hygiène et du contrôle de la
qualité des produits, ainsi que du respect des obligations légales du transformateur. La transformation peut
être encadrée par un cahier des charges (Signes d’identification de la qualité et de l’origine –SIQO et men-
tions valorisantes). Il peut confier tout ou partie du travail à réaliser à un ou plusieurs salariés. Il peut pour
conduire son atelier avoir recours à un conseil technique ou à des laboratoires spécialisés (contrôle qualité).
Il conduit les activités dans une démarche de Responsabilité Sociale et Environnementale
Environnement de travail
Selon que les produits sont commercialisés directement ou pas, la nature et l’organisation du travail ainsi que
les locaux et équipements, vêtements de travail nécessaires peuvent être très variables. La transformation
peut être saisonnière selon les caractéristiques des produits. La fabrication et le stockage s’effectuent dans
des lieux où les conditions d’ambiance doivent être maîtrisées. Suivant les produits, le travail dans l’atelier
de transformation se déroule dans un milieu froid, parfois humide. On y manipule quotidiennement des pro-
duits d’entretien et de nettoyage. Le respect des conditions d’hygiène du personnel, du matériel, des installa-
tions et des locaux est permanent. Le port des EPI est obligatoire. L’accueil de prestataires, de partenaires et
de pairs pour notamment des échanges de pratiques notamment engage le Responsable dans une démarche
de respect des règles de sécurité.
Indicateurs de réussite
• Conformité des produits transformés, certification qualité
• Valorisation de la matière première, coût de production, marge.…
• Réseau de distribution adapté au produit transformé
• Adéquation travail / main d’œuvre disponible
• Respect des réglementations et des cahiers des charges
• Satisfaction des clients
Savoir-faire de base
• Déterminer les besoins en équipements et matériels
• Organiser le travail de transformation
• Mettre en œuvre le processus de fabrication
• Réaliser les opérations de transformation des produits en fonction de leur nature
• Contrôler le respect de la réglementation (contrôles produits, contrôle locaux, nettoyage…)
• Évaluer la qualité du produit transformé (visuelle, organoleptique…)
• Ajuster la fabrication en fonction des observations et mesures effectuées
• Conditionner et étiqueter les produits transformés
Recueil de fiches de compétences du Brevet professionnel Responsable d’entreprise agricole - Juillet 2017 47
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• Assurer le stockage, la conservation et la distribution des produits dans les conditions requises
• Nettoyer et désinfecter les locaux, les matériels et équipements
• Assurer l’entretien et la maintenance des matériels utilisés
• Traiter les effluents, gérer les déchets et valoriser les co-produits
• Assurer la traçabilité de l’activité (enregistrements…)
Savoirs de référence cités par les professionnels
• Organisation du process
• Principales réglementations s’appliquant à l’activité de transformation (hygiène et sécurité, traçabilité,
étiquetage, vente, transport…
• Principes élémentaires de la transformation : respect de la chaîne du froid, qualité et fraîcheur des matières
premières, rôles des composants majeurs, effets des traitements thermiques…
• Caractéristiques des produits à transformer et des ingrédients
• Nature et rôles des analyses et contrôles qualité
• Méthodes de contrôle préventives et curatives (analyse sensorielle, paramètres techniques des produits …)
• Caractéristiques des équipements et matériels spécifiques : modalités d’utilisation, entretien et maintenance
• Méthodes de prévention des risques
• Méthodes de conservation, de stockage et de distribution
• Notions de qualité des produits
• Notions de démarches qualité
• Les enjeux environnementaux et sociétaux de la transformation et de la distribution
• Méthodes de gestion de l’eau, des effluents et de maîtrise des énergies
• Connaissance de l’environnement acteurs de la filière, politiques alimentaires, circuits de distribution
Savoir-faire consolidés par l’expérience
• Anticiper les problèmes et/ou accidents de fabrication
• Tester de nouveaux procédés de fabrication, développer de nouveaux produits, réviser sa gamme
• Produire les volumes adaptés aux débouchés prévus et aux matières premières
• Communiquer sur ses pratiques professionnelles
Comportements professionnels
• Être méthodique et rigoureux à toutes les étapes du processus de fabrication et de suivi des produits
• Être attentif aux signes permettant de prévenir les accidents de fabrication
• Veiller en permanence à l’application des règles d’hygiène, de propreté et de sécurité
• Être attentif à la prévention des risques
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Ministère de l’agriculture, de l’alimentation
Direction Générale de l’Enseignement et de la Recherche
Sous-direction des politiques de formation et d’éducation
Bureau des diplômes de l’enseignement technique
1ter avenue de Lowendal – 75700 Paris 07SP
Juillet 2017
Document 6 : Former aux transitions agroécologiques en BP REA (Brevet professionnel Responsable d’Entreprise Agricole) (PDF, 3 Mo)
Source PDF : https://chlorofil.fr/fileadmin/user_upload/02-diplomes/referentiels/secondaire/bp/rea/former-tae/former-tae-bprea.pdf
Extraction texte intégrale : 12 page(s).
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Former aux transitions agroécologiques en BP REA Brevet professionnel Responsable d’Entreprise Agricole
Page 2
Les centres de formation qui mettent en oeuvre le BP REA sont régulièrement
confrontés, dans les cahiers des charges des financeurs :
• à des injonctions pédagogiques : individualisation des parcours après
positionnement, multimodalité,...
• à des injonctions de contenus : égalité des chances, transitions,...
S’agit-il à chaque fois de verdir le dispositif de formation du BP REA avec un module
supplémentaire ? Ou bien de mieux montrer en quoi les compétences du REA
affichées dans le référentiel répondent aux enjeux du financeur ?
Ah oui ? Et nous, dans notre
région, dans le Lot "parcours
Au PRF, dans toutes les actions d’installation agricole", il faut
qualifiantes, il faut maintenant aborder sur au moins 35 heures
un module sur la transition l’adaptation au changement
écologique et énergétique climatique.
Je sais pas trop comment on va
Déjà qu’en BP REA, on manque de
en tenir compte. Mais c’est sûr
temps !
qu’il faut le faire.
Page 3
SOMMAIRE
Créer un module spécifique consacré aux transitions agroécologiques p. 5
Mobiliser uniquement les disciplines techniques ? p. 6
On a déjà fait évoluer nos situations d’évaluation p. 7
Mais sur mon territoire, ça ne bouge pas ! p. 8
L’agroécologie, ce n’est pas juste une définition institutionnelle p. 9
L’agroécologie, différentes acceptations mais qui ne se valent
p. 10
pas toutes
Pour en savoir plus p. 11
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Page 5
Créer un module spécifique consacré
aux transitions agroécologiques ?
Un financeur de formation traduit dans son cahier des charges ses exigences, porteuses d’aspirations
sociétales, de nécessités d’évolution de branches professionnelles et d’ambitions de formation tout au
long de la vie. Il est de plus en plus fréquent que l’agroécologie et les transitions, sous cette dénomination
ou une autre, orientent les cahiers des charges des parcours à l’installation de futurs agriculteurs. Il en a
été de même lorsque le ministère en charge de l’agriculture a décidé, dans le cadre du plan Enseigner à
Produire Autrement – EPA 1 – de rénover le BP REA.
Dès la première page, le référentiel affiche a couleur :
Extrait du référentiel professionnel
«De l’agroécosystème au système alimentaire mondiale, la "triple performance"
économique, sociale et environnementale et la transition agro-écologique
constituent le nouveau modus operandi [...] dans les exploitations agricoles.»
Ainsi, la démarche du financeur et celle du ministère dans sa prescription au travers du référentiel
semblent compatibles et convergentes. Aussi, plutôt que de « coller » dans le planning de formation un
petit module indépendant sur l’agroécologie, les transitions, l’adaptation aux dérèglements climatiques
ou encore la biodiversité ou les paysages, … n’est-ce pas l’opportunité de revisiter le référentiel du BP
REA en pointant les capacités qui se prêtent particulièrement bien à la prise en compte de ces enjeux
au sein des modules et des situations d’apprentissage ?
N’est-ce pas l’occasion de mieux révéler au financeur la place de l’agroécologie et des transitions dans
le référentiel de compétences et d’évaluation du BP REA ? Même si toutes les capacités du BP REA
sont concernées par les transitions et l’agroécologie, certaines sont, à cet égard particulièrement
remarquables (fig. 1).
Figure 1 – Extrait de correspondance entre les champs de compétences du référentiel professionnels
et les capacités
C1.1 - Développer une culture professionnelle en
lien avec le vivant
Champs de
Capacités
compétences Bouclage des cycles
Ecosystème & Agrosystème
C1 - Se situer en tant que professionnel Services écosystèmiques
C1.1 - Développer une culture professionnelle en lien avec le vivant
C1.2 - Se positionner dans les différents types d’agriculture, leur histoire, C1.2 - Se positionner dans les différents types
leurs fondements, leur organisation d’agriculture, leur histoire, leurs fondements, leur
Pilotage stratégique de organisation
Agroécologie : origines, dimensions et définitions
l’entreprise agricole et C2 - Piloter le système d’exploitation
Concept de transition
conduite du changement C2.1 - Réguler l’activité au regard de la stratégie, des opportunités, des
Durabilité faible et forte
Organisation du travail, événements
Ressources communes
gestion des ressources et des C2.2 - Gérer le travail
Efficience/Substitution/Reconception
relations humaines
C3.1 - Combiner les différentes activités liées aux
Préservation et amélioration C3 - Conduire le processus de production dans l’agroécosystème
productions
des sols et de la biodiversité C3.1 - Combiner les différentes activités liées aux productions Préservation et amélioration des sols et de la
fonctionnelle C3.2 - Mettre en oeuvre les opérations liées à la conduite des productions biodiversité fonctionnelle
Ressources communes
Elaboration de scénarios de transition
Former aux transitions agroécologiques en BP REA - Institut Agro Dijon - Eduter Ingénierie - Janvier 2024 5
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Mobiliser uniquement
les formateurs techniques ?
Les formateurs techniques sont le plus souvent mobilisés pour former aux transitions. Mais maîtriser
des situations professionnelles en transition nécessite de mobiliser et d’articuler des ressources de
nature différente (connaissances, savoir-faire, comportement professionnels) et relevant de différentes
disciplines. Et ça s’entraîne ! Cela veut dire que les formateurs doivent être capables de se parler, de
travailler autour des situations choisies, chacun avec sa contribution, sa manière de voir le monde.
Travailler en interdisciplinarité, ce n’est pas mettre sa discipline dans sa poche. Bien au contraire. Cela
ne signifie pas non plus de tout faire ensemble tout le temps mais plutôt d’être au clair sur sa propre
contribution à l’entrainement et au développement des capacités.
De l’intérêt d’un travail en équipe pédagogique
Séverine David et Laurence Lens, formatrices, nous font part des changements opérés suite à un travail
collectif au sein de leur équipe de BP REA
Un module disciplinaire « Biologie-écologie » était encore planifié, mais à partir de la rentrée 2023, ce
module disparaît pour être totalement intégré à l’ensemble de la formation. L’objectif étant d’avoir une
approche entièrement professionnelle. En effet les apprenants n’arrivent pas à faire le lien entre « Biologie-
écologie » et pratiques professionnelles. Cette évolution colle mieux avec l’approche capacitaire et les
modules. Un module représente une ou des situations de travail sur un thème précis (gestion sanitaire
de son troupeau / de sa culture, faisabilité d’un projet, …). Ils sont répartis en semaine d’apprentissage,
ce qui permet aux apprenants d’avoir le temps de bien appréhender toutes les composantes d’une
situation professionnelle. La TAE étant complètement intégrée dans chaque module, les apprenants
n’ont aucun problème pour faire le lien. Une fois le module passé, ils sont capables d’envisager des liens
avec les autres modules sans difficulté.
L’approche capacitaire, située, mobilise des savoirs disciplinaires, elle mobilise aussi des savoirs
techniques, pragmatiques, vernaculaires … C’est la confrontation des différentes manières de faire, la
construction à plusieurs – apprenants, formateurs et professionnels – du problème auquel on doit faire
face qui permet d’imaginer une diversité de solutions possibles …
De l’intérêt d’un travail coopératif avec des professionnels
Dans un CFA agricole d’un département du Massif Central, où 85% du territoire est voué à l’élevage
d’herbivores, avec des systèmes jugés/dits extensifs l’équipe du BP REA s’est sentie, comme les
professionnels du territoire, moins concernée par la transition agroécologique, dans la mesure où les
professionnels estiment être déjà vertueux.
Les épisodes de sécheresse estivale sévère ont conduit l’équipe du BP REA à s’intéresser à la vulnérabilité
des exploitations au changement climatique, et à se saisir du sujet, à partir des diagnostics réalisés par
les apprentis sur les entreprises des maîtres d’apprentissage et en relation avec d’autres professionnels
du territoire intéressés par une réflexion collective. La mobilisation d’un partenariat plus large a permis
à l’équipe du BP REA de s’intéresser non seulement à l’adaptation au changement climatique, mais aussi
à l’atténuation du changement climatique.
https://osez-agroecologie.org/bossoutrot-vulnerabilite-des-exploitations-au-changement-climatique
6
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On a déjà fait évoluer
nos situations d’évaluation
Au PRF, dans toutes les actions Ah oui ? Et nous, dans notre région, dans
qualifiantes, il faut maintenant un le Lot "parcours d’installation agricole",
module sur la transition écologique et il faut aborder sur au moins 35 heures
énergétique l’adaptation au changement climatique.
La détermination de la situation d’évaluation de la capacité 3.1 « Combiner les activités du système de
production » est assez cruciale au regard des raisonnements que la transition agroécologique promeut.
Force est de constater que dans de nombreux centres de formation, la situation d’évaluation consiste
in fine à réaliser un dossier de façon à présenter le système de production, analyser ses forces et ses
faiblesses et réaliser des propositions d’amélioration. Cette situation d’évaluation s’avère peu pertinente
à plusieurs titres :
• Au regard de l’approche capacitaire, la réalisation d’un dossier est une situation de type scolaire.
• Au regard de la traduction de la capacité, si l’on prend en compte les deux critères d’évaluation
de la capacité 3.1., une présentation ne constitue pas un diagnostic notamment agroécologique et
la suggestion d’améliorations d’un système de production ne représente pas une élaboration de
scénarios d’évolution.
Critères qui s’imposent
(ce qui doit être regardé dans la situation d’évaluation L’enjeu consiste à faire évoluer la situation d’évaluation
pour évaluer la capacité à certifier)
pour qu’elle devienne plus pertinente.
Diagnostic de performances, notamment Le recueil de situations de travail locales va permettre
agroécologique de repérer des situations dans le périmètre de la
Le candidat évalue quelques forces et fragilités du capacité qui posent le plus question aux agriculteurs :
système de production au regard de ses performances
économiques, environnementales et sociales
dans certains territoires, ce sera l’alimentation du
Elaboration d’itinéraires techniques
troupeau, compte tenu des épisodes de sécheresse,
Le candidat montre comment s’articulent les ailleurs ce sera l’épuisement des sols, ou l’adaptation à
différentes activités du système de production pour une épizootie, …
obtenir la meilleure performance globale de l’entreprise
Le centre de formation va alors construire une situation d’évaluation qui place les stagiaires et apprentis
dans une véritable situation professionnelle, dans un contexte problématique qui oblige à faire évoluer
le système de production. La situation d’évaluation pourrait par exemple devenir :
• Elaboration d’un nouveau plan d’épandage Il sera important, dans le sujet, d’insister
sur le contexte de transition et ses enjeux,
• Conception d’un nouvel assolement
de guider vers un diagnostic du système
• Construction d’un nouveau planning fourrager de production, et non un inventaire de
• Conception d’un nouveau verger ses composantes, et d’inciter à élaborer
• Mise en place d’un Plan de gestion durable de plusieurs scénarios en lien avec différentes
haies multifonctionnelles voies de transition (durabilité faible ou
• ... forte).
Former aux transitions agroécologiques en BP REA - Institut Agro Dijon - Eduter Ingénierie - Janvier 2024 7
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Mais sur mon territoire,
ça bouge pas !
Les scénarios de l’ADEME pour Les scénarios de l’ADEME pour atteindre
atteindre la neutralité carbone en 2050 la neutralité carbone en 2050 prévoient
prévoient tous une diminution de la aussi une diminution du recours à
consommation de viande ! l’irrigation !
Déjà qu’en BP REA,
on manque de temps !
Mais c’est impossible de produire
autre chose que de la viande dans nos Dans notre région de production intensive de
terroirs herbages ! grandes cultures, on voudrait introduire de
nouvelles cultures, allonger les rotations : mais
cela n’intéresse personne !
S’il est possible de concevoir qu’un futur responsable d’entreprise agricole puisse ne pas se sentir
concerné par l’agroécologie et les transitions, il est souhaitable d’aborder le sujet par une entrée que
l’équipe juge à enjeux sur son territoire, et avec laquelle elle se sent à l’aise et légitime.
Cela peut être une entrée par une problématique professionnelle (sécheresse, réduction des IFT,
alternatives au glyphosate …) et/ou territoriale (en lien avec une ressource commune telle que l’eau ou le
sol par exemple). Les apprenants sont alors mis en enquête sur cet objet, avec des professionnels voire
d’autres acteurs du territoire pour, ensemble, construire des solutions envisageables. La question n’est
pas d’enseigner ce qu’est l’agroécologie mais, en focalisant sur cet objet, en l’interrogeant, de construire
des savoirs « instruments de la pensée » (sur l’agroécologie, les voies de la transition, les liens entre les
pratiques agricoles, les ressources communes et les processus écologiques qu’il est possible de valoriser
et mobiliser).
Ces objets pédagogiques territorialisés invitent les apprenants à problématiser des situations complexes
où des acteurs territoriaux parties prenantes des questions traitées sont enquêtés pour envisager des
hypothèses de solutions en termes de durabilité comme dans le cas du glyphosate (fig. 2).
Figure 2 – Schéma conceptuel simplifié pour penser l’enseignement des alternatives au glyphosate
(Peltier & Ringeval, 2022)
Echelles (parcelle exploitation basin versant)
Interactions et services écosystémiques
Système de culture
AGROÉCOSYSTÈME
Légumineuses
Physique
Couverts Comment envisager des alternatives FERTILITÉ
ROTATIONS au glyphosate dans une perspective de Chimique
DU SOL
Diversité durabilité ?
Longueur Biologique
TRYPTIQUE DE LEVIERS
Chimie de synthèse Mécanique
Vivant
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L’agroécologie, ce n’est pas juste
une définition institutionnelle
L’agroécologie est difficilement réductible à une définition.
Si le Ministère de l’agriculture et de la souveraineté
L’agroécologie, c’est facile, il y a une alimentaire en donne une définition : « L'agroécologie est
définition institutionnelle ! l'utilisation intégrée des ressources et des mécanismes
de la nature pour mieux produire. Elle allie les dimensions
écologique, économique et sociale et vise à mieux tirer
parti des interactions entre végétaux, animaux, humains
et environnement. », celle-ci est suffisamment lâche pour
être polysémique
La figure 3, issu d’un travail avec les formateurs engagés dans l’étude-action « Renforcer la place de
la Transition agroécologique en BP REA : Quelles pratiques de formation pour quelles pratiques
agroécologiques ? », met en évidence les multiples facettes que l’agroécologie représente pour eux.
Figure 3 – Les dimensions de l’agroécologie relevées pour les formateurs(trices)
Cette richesse et cette diversité des représentations peut s’expliquer par les différentes dimensions de
l’agroécologie selon Wezel & al. La figure 4 montre que l’agroécologie est difficilement réductible à une
discipline, un mouvement ou des pratiques mais qu’elle se nourrit le plus souvent des trois.
Figure 4 – Les dimensions de l’agroécologie selon Wezel & al. (2009)
AGROÉCOSYSTÈME
Pratiques
Disciplines scientifiques Mouvement
Ecologie de Environnementalisme Développement rural Techniques
Parcelle agricole
l’agroécosystème
Agriculture durable
Ecologie du système
alimentaire
Former aux transitions agroécologiques en BP REA - Institut Agro Dijon - Eduter Ingénierie - Janvier 2024 9
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L’agroécologie, différentes acceptions
mais qui ne se valent pas toutes
D’autres instruments peuvent aider à comprendre les différentes acceptions de l’agroécologie et,
surtout, à entraîner les apprenants à raisonner dans des niveaux de durabilité plus ou moins forts.
La figure 5 met en évidence ces différentes manières de penser la durabilité. Une première manière
peut consister à la nier, une seconde à la concéder (durabilité faible) ou une troisième à repenser le
système (durabilité forte). Ce modèle permet de mettre en exergue l’ambivalence des termes et met en
lumière des paradigmes différents qui s’affrontent et des obstacles qui peuvent s’être installés chez les
apprenants comme chez les formateurs. Le relevé puis la mise en travail des représentations au sein de
l’équipe permet de construire une culture partagée et un projet collectif.
📢 Figure 5 – L’agriculture dans différents niveaux de durabilité d’après Fabre & Fleury (2010)
Négation DD Adaptation DD Rupture
Maîtrise scientifique et technique Réduire impacts Partenariat Homme/Nature :
Rapport à la (technologie) de la nature Technologies vertes concilier conservation
nature Croissance & préservation (en écosystèmes et développement
compensation) socioéconomique
Gestion technocratique :
Mode de gestion Gestion intégrée, concertée,
séparation conception / Consultation des parties
sociale des territorialisée : construction des
vulgarisation / exécution, prenantes
problèmes problèmes par les acteurs
application
Maîtrise technique de la nature ; Les technologies se substituent Intégration de la nature, des
application de process / OAD aux ressources naturelles : équilibres des écosystèmes
• amélioration de l’efficience • substitution des intrants
Agriculture des entrants chimiques par les services
• réduction des effets de écosystémiques
l’environnement • visée "système alimentaire
• centrage "production" durable"
📢 Figure 6 – Le modèle ESR (d’après Duru & Léger)
Efficience Substitution Reconception
Utilisation raisonnée des
ESR appliquée Développement & gestion de
INTRANTS de synthèse, INTRANTS biologiques et
aux intrants la BIODIVERSITÉ agricole et
phosphates naturels, énergie, eau organiques
selon M. Duru spontanée
d’irrigation
Redéfinition des objectifs
stratégiques et transformation
donc, de la théorie générale de
L’objet de l’innovation est l’action avec interrogation de la
C’est l’ITK qui est l’objet de
l’acte technique. La logique est totalité des itinéraires et des actes
ESR selon F. l’innovation. Sans remise en
correctrice, à court terme. Ce techniques. C’est une démarche
Léger cause fondamentale des objectifs
sont fréquemment des logiques qui engage une transformation
stratégiques
de retrait du projet personnel, de la lecture
du contexte, celle des ressources,
voire la façon dont se définit
l’identité et le statut de l’acteur.
10
Page 11
Pour en savoir plus
Des ressources pour agir
Bellon S., Doré T., Les mondes de l’agroécologie, Éditions Quæ, 2019.
David, S., Lens, L., (2023), Faire évoluer les pratiques de formation pour renforcer la place de
la transition agroécologique en BP REA (CFPPA des Ardennes) : https://www.ensfea.fr/wp-content/
uploads/2023/09/E34_Com_DAVID_Severine_LENS_Laurence.pdf
Gaborieau I., Vidal M., (coord.), (2022), Repères, démarches et outils pour former aux
transitions agroécologiques, Educagri éditions, 2022.
Gaborieau. I., ESR, un instrument pour penser les transitions agroécologiques (vidéo de 8
min) : https://pollen.chlorofil.fr/crisalide/resultat-de-la-recherche-plein-texte/vuecrisalide/5195/
Gaborieau, I., (2023), Scénario d’accompagnement d’équipe pédagogique – Relever et
mettre au travail les représentations sur l’agroécologie : https://pollen.chlorofil.fr/crisalide/
ressources-et-scenarios/crisalide/5717/
Héraut, F., (2023), Scénario d’accompagnement d’équipe pédagogique – Quel
questionnement pour entraîner les raisonnements de la transition agroécologique en BP
REA : https://pollen.chlorofil.fr/crisalide/resultat-de-la-recherche-plein-texte/vuecrisalide/5499/
Héraut. F., Gaborieau, I., (2022), La place de la transition agroécologique en BP REA (vidéo de
45 min) : https://pollen.chlorofil.fr/crisalide/ressources-et-scenarios/crisalide/5451/
Mayen P., Apprendre à produire autrement : quelques conséquences pour former à produire
autrement, POUR, n°219, 2013. Disponible sur : https://www.cairn.info/revue-pour-2013-3-
page-247.htm
Mayen P., Connaître et penser, le défi d’intelligence des pratiques agroécologiques,
Agronomie, environnement et sociétés, décembre 2016. Disponible sur : https://agronomie.
asso.fr/aes-6-2
Roussel, C.,Cuquel, L., (2023), Construire un collectif pour porter et partager les
transitions agroécologiques (7 CFPPA de la région Sud) : https://www.ensfea.fr/wp-content/
uploads/2023/09/E33_Com_ROUSSEL_Claire.pdf
Former aux transitions agroécologiques en BP REA - Institut Agro Dijon - Eduter Ingénierie - Janvier 2024 11
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Ce document fait suite à une étude-action « Renforcer la place de l’agroécologie en
BP REA – Quelles pratiques de formation pour quelles pratiques agroécologiques ? »
menée avec 8 équipes de BP REA des régions Grand-Est et Bourgogne-Franche-Comté :
CFPPA de Montmorot, CFA de la Nièvre, CFPPA de Quétigny, CFPPA de l’Aube, CFPPA
d’Avize, CFPPA du Balcon des Ardennes, CFPPA de Courcelles-Chaussy, CFPPA d’Obernai.
Qu’elles en soient remerciées.
Formatrices référentes de cette action : Isabelle Gaborieau & Françoise Héraut
Institut Agro Dijon
Eduter Ingénierie
26, BD Petitjean - BP 87 999
21079 DIJON Cedex
Janvier 2024
Document 7 : Rénovation du BP REA : Session institutionnelle de lancement (PDF, 3 Mo) du 20 au 22 mars 2018, Rennes
Source PDF : https://chlorofil.fr/fileadmin/user_upload/02-diplomes/referentiels/secondaire/bp/rea/bp-reaSILRennes2018.pdf
Extraction texte intégrale : 102 page(s).
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Brevet Professionnel
Responsable d’Entreprise Agricole
Session Institutionnelle de Lancement
Rennes les 20, 21, 22 Mars 2018
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Programme de la session
Mardi 20 Mars PM
14H Présentation du programme, Aspects logistiques Plénière
14H15 Objectifs d’une Session Institutionnelle de Lancement Plénière
Possibilités d’appui
Recueil des questions des participants Plénière
14H30 Présentation des fondamentaux du nouveau BP REA Plénière
L’approche capacitaire
L’approche agroécologique
Les documents et outils de référence Plénière
15H Présentation du référentiel professionnel Plénière
15H30 Présentation du référentiel de certification Plénière
Les grandes caractéristiques de l’évaluation
16H Atelier: Place de l’agroécologie dans le BP REA Plénière
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Programme de la session
Mercredi 21 Mars AM
8H 30 Atelier: Découverte et appropriation du référentiel Groupes
11H Atelier: Evolution de la carte des UCARE dans les centres Groupes
12H30 Atelier: Perspectives pour l’évaluation
Mercredi 21 Mars PM
15H00 Atelier: Perspectives pour l’évaluation (suite) Groupes
Jeudi 22 Mars AM
8H 30 Atelier: Conséquences sur la formation Groupes
10H30 Atelier: Mise en perspective de l’agroécologie dans le Groupes
dispositif
11H30 Bilan des questionnements et clôture Plénière
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Logistique
Répartition des groupes : Listes dans vos pochettes
Plénières : amphithéâtre Camille Moule
Salles travaux de groupe:
Groupe 1: « Salle 1ère Année »
Groupe 2: « Salle 2ème Année »
(Face à l’amphithéâtre, voir plan pochettes)
Horaires:
Début des travaux: 8H30
Fin des travaux : Mardi 20 18H00 et Mercredi 21 17H30, Jeudi 22 12H
Repas du midi Mercredi: 13H30
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Objectifs d’une Session Institutionnelle de Lancement
Elle vise le « quoi » plus que le « comment »
• Une session institutionnelle vise à présenter les
caractéristiques d’un diplôme, ses fondements et les grandes
lignes des éléments nécessaires à la mise en œuvre de la
formation et de l’évaluation
• Elle donne un aperçu du travail d’ingénierie et de la
formation à mettre en œuvre mais doit être complétée par
d’autres formations
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Formations complémentaires
Des formations nationales (PNF)
consultables sur le site « FORMCO »
Pour 2018
http://formco.agriculture.gouv.fr
Intitulé de la formation Nb de Lieu Dates Code
jours FORMCO
Mise en œuvre du BPREA (dispositif de formation) 6 AgroSup 10, 11 et 12 Avril 522495
Dijon 5, 6 et 7 Juin
Agrément à la conduite du dispositif d’évaluation UC 6 AgroSup 27, 28 et 29 522440
Dijon Mars
16, 17 et 18 Mai
Actualisation de l’agrément UC (Agrément avant 2012) 4 AgroSup 6 et 7 Mars 522467
Dijon 4 et 5 Avril
Elaborer une UCARE En cours de mise en place 522521
Entretien d’évaluation Niveau 4 En cours de mise en place 522522
UC: Conduire ou participer à un Jury UC 2 AgroSup 4 et 5 Avril 522442
Dijon
UC: Conduire le changement (rénovation), impact sur le 4 AgroSup 20 et 21 Juin 522444
pilotage pédagogique des CFA et des CFPPA (direction) Dijon 10 et 11 Octobre
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Formations complémentaires
Des formations nationales (PNF)
consultables sur le site « FORMCO »
http://formco.agriculture.gouv.fr
Pour 2018
Intitulé de la formation Nb de Lieu Dates Code
jours FORMCO
Modularisation 2,5 A définir 23 et 24 Mai 522494
4 juin
Multimodalité : Formation en situation professionnelle 2,5 A définir 17 Septembre 522507
18 et 19 Octobre
La fonction d’accompagnement 2,5 AgroSup 14 Mai 522508
Dijon 21 et 22 Juin
Pédagogie de l’alternance En cours de mise en place
Animer une réunion de Maîtres d’apprentissage En cours de mise en place
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Formations complémentaires
Des formations et une animation au niveau régional
Avec l’appui d’AgroSup Dijon-Eduter, chaque DRAAF/SRFD met
en place une animation et des formations afin d’accompagner
régionalement la mise en œuvre du BPREA
AgroSup Dijon- Eduter anime le réseau de ces « Correspondants
régionaux UC», en charge de cette animation
Contact: Correspondant régional ou Chargé de FPCA de votre région
(coordonnées: document pochette)
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Questionnement…
Quelle est « LA » grande question que vous vous posez
sur le nouveau BPREA?
Utilisation des Post-it
Ces questions seront utilisées au moment du bilan
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Le nouveau BPREA:
Les points fondamentaux
du changement
- L’approche capacitaire
- L’approche agroécologique
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A quoi correspond une
CAPACITE dans un référentiel
de certification?
Situations professionnelles
Capacité professionnelle Situations professionnelles
Situations professionnelles
Certifier une capacité ce n’est pas certifier une ou plusieurs disciplines . Les disciplines
sont intéressantes que parce qu’elles contribuent au développement de capacités.
Les capacités renvoient à la vie sociale ou professionnelle.
Chaque capacité professionnelle correspond à un ensemble de situations
professionnelles, en relation avec un champ de compétences du référentiel
professionnel (parfois plusieurs).
Maîtriser une capacité, cela veut dire être prêt à agir dans les situations
correspondantes.
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Un exemple de capacité
La capacité C 31 correspond au champ de compétences « préservation
et amélioration de la biodiversité fonctionnelle »
SITUATIONS
PROFESSIONNELLES
SIGNIFICATIVES (de la
CAPACITE
compétence)
PROFESSIONNELLE
Champ : Préservation et amélioration de
la biodiversité fonctionnelle
C 31 combiner les différentes • Diagnostic de l’état des sols
activités liées aux productions • Conception d’un assolement et
d’une rotation
• Valorisation des effluents d’élevages
et des déchets végétaux
Les SPS du référentiel restent à un niveau de généricité élevé. Les équipes ont besoin
d’identifier des situations concrètes, spécifiques, contextualisées, et de les analyser pour
identifier les ressources mobilisées dans l’action.
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Le contexte de l’approche agroécologique
Les conséquences pour les acteurs de l’EA
- Les diplômes « phares » de l’enseignement agricole,
BP REA et bac pro CGEA, ont été rénovés dans cette
perspective, il y a des évolutions importantes dans les
référentiels
- Des contenus de formation et des pratiques
pédagogiques en évolution pour favoriser les
apprentissages
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Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
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Les documents
et
outils de référence
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Arrêté de création du BP REA
Référentiel de diplôme
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Il cadre la création du diplôme:
Durée de formation, modalités d’obtention,
équivalences, nombre d’UC…
Il fixe la durée de la formation: « Au moins 1200 heures en centre et en milieu professionnel »
« La durée de formation en milieu professionnel est d’au moins 8 semaines »
Il précise sa date d’application: « 1er janvier 2018 »
ainsi que la date d’abrogation de l’ancien arrêté (ancien BPREA): « 1er Janvier 2020 »
Il est annexé à l’arrêté de création
Il est le même que celui du Baccalauréat Professionnel CGEA
Il comprend :
- La description du contexte de l’emploi de REA
- La Fiche Descriptive d’Activités (FDA) qui liste les tâches mises en œuvre par un REA
- Les Situations Professionnelles Significatives (SPS) organisées en champs de compétence
Il est prescriptif
Il comprend:
- La liste des capacités attestées par le diplôme
- Les modalités d’évaluation permettant la délivrance du diplôme (UC)
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Les notes de service
Elles fournissent un cadrage prescriptif pour mettre en
application l’arrêté de création et le référentiel de diplôme
DGER/SDPFE/2014-109 du 13/02/2014
Elle précise les modalités de la procédure d’habilitation:
Elle cadre les critères et les conditions de l’élaboration du dossier de demande
d’habilitation à la DRAAF
DGER/SPDFE/2016-31 du 15/01/2016
Elle fournit les instructions générales de l’organisation de l’examen des diplômes délivrés par UC :
- Concepts et principes (notion de capacité, de situation de travail…)
- Les acteurs du dispositif (responsabilités, cadrage par le jury…)
- Les règles de conception des épreuves, des situations support et les relations centre/jury
- Les dispositions d’adaptation des parcours
Elle fournit en annexe, des outils de formalisation du dispositif
DGER/SDPFE/2017-513 du 12/06/2017
Elle précise les modalités et les critères (obligatoires) d’évaluation de chacune
des capacités du BPREA ainsi que des exemples d’indicateurs
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Les documents d’appui
Elles apportent des éléments essentiels pour la formation et l’évaluation
Pour chaque champ de compétences, elles donnent des indications sur les savoirs,
les savoir-faire, les comportements du REA ainsi que des précisions sur le contexte
des situations
Il apporte des recommandations complémentaires aux prescriptions
Il propose une méthode et des principes pour l’évaluation en situation professionnelle
Il apporte des éléments importants sur les UCARE, le développement des capacités, l’alternance…
Il précise les perspectives agroécologiques
Les documents et outils à produire
Elle est nécessaire à la production d’épreuves en situation professionnelle
Elle permet de repérer les éléments qui interviennent dans le raisonnement de l’activité d’un REA
Habilitation: Démarche obligatoire qui lie le centre à l’autorité académique
Le dossier détaille le dispositif proposé par le centre pour mettre en œuvre la
formation et l’évaluation certificative 23
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Documents disponibles sur le site chlorofil.fr
http://www.chlorofil.fr/diplomes-et-referentiels/formations-et-diplomes/bp/responsable-
dentreprise-agricole.html
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Présentation
du référentiel
professionnel
du BP REA
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LA RÉNOVATION DU RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL
Commande DGER
• Évolutions récentes et à venir du métier dans sa diversité
• Agroécologie
Méthodologie
• Revue de littérature
• Groupes métiers « Ne pas spécialiser les jeunes trop rapidement »
• Enquêtes auprès des professionnels
• Référentiel et fiches de compétences
Un référentiel « Métier » en 3 parties : contexte, FDA et SPS
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LE RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL : CE QUI A CHANGÉ
• Le terme « Entreprise » a remplacé celui d'exploitation
• La diversité des agricultures
– ne pas opposer les modèles agricoles
– valoriser la complémentarité des approches
– chacun doit construire son « modèle »
• Anticiper et s'adapter à un contexte en rapide évolution
• Nouveaux rapports au métier et au vivant, au territoire et à la société
• Les agriculteur-ices sont de + en + polyvalents et multi-compétent-es
• Triple performance et transition agroécologique
• Accompagnement du changement
Un métier de + en + complexe et exigeant, techniquement et en termes
de savoir-faire relationnels, « intensif » en connaissances
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AUTONOMIE, RESPONSABILITÉ ET
ENVIRONNEMENT DE TRAVAIL
• Responsabilité sociétale au travers des choix socio-techniques du REA
en termes d'impacts (économique, social et environnemental) des
activités de l'entreprise
• Autonomie et capacité d'initiative pour concevoir un système productif
et évolutif visant à renforcer son autonomie de décision et la résilience
de son système.
• La transition agroécologique et la production de connaissances
nouvelles qui l'accompagne impliquent un important travail collaboratif
en réseau, des échanges de pratiques entre pairs et la participation à
des démarches collectives.
• La veille, la conduite d'essais, le parangonnage, la formation et
l'autoformation du REA et de ses salariés ainsi que, dans certains cas,
l'autoconstruction de machines/outils sont des activités essentielles
pour permettre à l’entreprise de s’adapter et d’innover dans un
contexte en évolution permanente.
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LE RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL : CE QUI A
CHANGÉ
Contexte des filières de productions végétales
Le principal défi à relever en grandes cultures est d'ordre
environnemental
Système autonome et économe en intrants
Préservation des ressources naturelles dites
« communes »
Commercialisation en circuits courts
AB et productions sous cahiers des charges
(SICO)
Démarches collectives GIEE, DEPHY)
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Contexte des filières de production animales
Spécialisation des élevages
Santé et bien-être (BEA)
S'adapter au prix élevé des intrants &
volatilité des prix & marchés
Contraintes de travail & écarts de revenus
Émissions de GES
Qualité sanitaire
Valorisation de la gestion des IAE
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Page 31
FACTEURS D’ÉVOLUTION : CE QUI A CHANGÉ
Evolution de la démographie agricole
– Vieillissement & santé des chef-fes d'exploitation
– Féminisation
– Attractivité du métier
– 1/3 Installations hors cadre & 2/3 non-aidées (DJA)
– Fluidité des parcours professionnels “depuis” et
“vers” l’agriculture
– Plans de Professionnalisation Personnalisé (PPP)
Réforme de la PAC (2015)
– Paiement « vert »
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Page 32
Agricultures : produisons autrement
– Code rural (Art.1)
– Valoriser les processus naturels, la diversité et les
régulations biologiques
– A l'échelle de l'exploitation, des territoires et des
filières
Atténuation & adaptation au changement climatique
– Menaces & opportunités
Les « Fermes numériques »
– Les agroéquipements accompagnent et suscitent les
changements de pratiques et de systèmes
La traçabilité des pratiques & qualité des productions
– Tertiarisation & gestion de la qualité
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Les 5 grandes fonctions de la fiche descriptive
des activités (FDA)
• Différentes configuration d'emplois ...
• 5 grandes fonctions
• Le cœur du métier reste caractérisé par la relation de l’individu
au vivant et sa capacité de gérer les processus de productions
• Un sens aigu de l’observation
• Une vision globale du fonctionnement de
l’agroécosystème
• Un entrepreneur responsable et autonome
• Écouter et dialoguer
• Négocier des contrats, à contractualiser des
engagements et à élaborer des projets collectifs
d'entreprise, de filière ou de territoire
• Gérer les ressources & relations humaines
• ... 33
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Fiche descriptive des activités
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LES 7 GRANDES FONCTIONS DE LA FDA
1. Pilotage stratégique de l’entreprise agricole
2. Préservation et amélioration des sols, de la ressource en eau et de la biodiversité
3. Conduite des processus de productions
4. Commercialisation des produits agricoles et des services
5. Négociation, concertation et élaboration d’un projet
6. Organisation du travail, gestion des ressources et des relations humaines
7. Gestion et administration de l’entreprise agricole
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FONCTIONS ET TACHES, l’exemple de la fonction 2
Préservation et amélioration des sols, de la ressource en eau et de la
biodiversité
Maintient ou enrichit le sol en matières organiques et favorise les régulations
biologiques
a) Construit une rotation adaptée au milieu et équilibrée sur le plan
agronomique
b) Construit collectivement ou individuellement un assolement parcellaire
diversifié
c) Met en œuvre des techniques de préparation du sol
d) Raisonne et réalise les apports d’amendements
e) Cultive des couverts végétaux permanents ou temporaires (...)
f) Composte ou valorise les fumiers, pailles, déchets végétaux et effluents
d’élevage
g) Plante et entretient arbres isolés, haies, bosquets, ripisylves et
alignements d’arbres (...)
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fonction 2, suite
Préserve le sol de l’érosion et du lessivage
a) Détecte et apprécie les signes précurseurs de l’érosion et du
lessivage
b) Met en œuvre des pratiques culturales à l’aide d’équipements
agricoles adaptés
c) Alterne cultures d’hiver et de printemps dans la rotation et
l’assolement des cultures
d) Entretient ou implante haies, mares, talus et fossés…
e) Implante et préserve les prairies, bandes enherbées…
f) Modifie ou adapte le découpage parcellaire
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CHAMPS DE COMPÉTENCES ET SITUATIONS
PROFESSIONNELLES SIGNIFICATIVES
Champ 1 : Pilotage stratégique de l’entreprise agricole et conduite du
changement
• Choix des productions et des services mis en marché par l’entreprise
• Construction et évaluation de scénarios d’évolutions possibles du
système de production
• Conduite d’un changement de système de production et ou de
commercialisation
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CHAMPS DE COMPÉTENCES ET SITUATIONS
PROFESSIONNELLES SIGNIFICATIVES
Champ 2 : Préservation et amélioration des sols et de la biodiversité
fonctionnelle
• Conception d’un assolement et d’une rotation
• Diagnostic de l’état des sols
• Valorisation des effluents d’élevage et des déchets végétaux
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CHAMPS DE COMPÉTENCES ET SITUATIONS
PROFESSIONNELLES SIGNIFICATIVES
Champ 3 : Conduite des processus de production
• Observation et appréciation de l’état de l’agroécosystème
• Gestion intégrée de la santé animale et végétale
• Conduite du système fourrager
• Amélioration du bien-être des animaux d’élevage
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CHAMPS DE COMPÉTENCES ET SITUATIONS
PROFESSIONNELLES SIGNIFICATIVES
Champ 4 : Commercialisation des produits agricoles et des
services
• Mise en marché d’un produit ou d’un service
Champ 5 : Négociation, concertation et élaboration d’un projet
• Négociation d’un contrat (...) ou d’un projet d’investissement
• Élaboration d’un projet collectif d’entreprises, de filière ou de territoire
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CHAMPS DE COMPÉTENCES ET SITUATIONS
PROFESSIONNELLES SIGNIFICATIVES
Champ 6 : Organisation du travail, gestion des ressources et des relations
humaines
• Encadrement d’une équipe
• Gestion des pointes de travail
Champ 7 : Gestion et administration de l’entreprise
• Gestion de trésorerie
• Analyse des coûts de production, des marges brutes et nettes
• Analyse des performances technico-économiques, financières, environnementales et
sociales
• Gestion des démarches qualité
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FICHES DE COMPÉTENCES
Fiches “Champs de compétences” Fiches complémentaires
Pilotage stratégique de l’EA et Agriculture de précision
conduite du changement
Agrobiologie
Préservation et amélioration des
sols et de la biodiversité Agroforesterie
Conduite des processus de Assolement en commun
production Agriculture de conservation des sols
Commercialisation des produits Permaculture
agricoles et des services
Système d'élevage à dominante herbe
Négociation, concertation et
élaboration d’un projet Transformation fermière
Organisation de travail, gestion des Commercialisation en circuits courts
ressources et des relations Agrotourisme
humaines
...
Gestion et administration de
l'entreprise Biodynamie
Ecoconception paysagère
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Présentation
du référentiel
de
certification
du BP REA
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Les capacités et les champs de compétences
CG 1
Chaque capacité est adossée à un ou UC 1 Se situer en tant que professionnel
deux champs de compétence
Organisation du Pilotage stratégique
CG 2 (ESP)
travail, gestion des de l’entreprise
ressources et des agricole et conduite UC 2 Piloter le système de production
relations humaines du changement
Préservation et
Conduite des CG 3 (ESP)
amélioration des sols
processus de UC 3 Conduire le processus de
et de la biodiversité production dans l’agrosystème
production
fonctionnelle
Gestion et CG 4 (SP)
administration de UC 4 Assurer la gestion technico-
l’entreprise économique, financières et
administrative de l’entreprise
Commercialisation Négociation,
CG 5 (SP)
des produits concertation et UC 5 Valoriser les produits ou les
agricoles et des élaboration d’un services de l’entreprise
services projet
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Les capacités des UCARE
Champ de CG 6
compétences, SPS UCARE Transformation ou
A identifier et 1 Services ou Production
construire A identifier et à formuler
Champ de CG 7
compétences, SPS UCARE Libre
A identifier et 2 A identifier et à formuler
construire
Cas particulier pour permettre
Les capacités globales et intermédiaires des UCARE ne délivrance de l’attestation
peuvent en aucun cas être redondantes avec les valant CACES Cat 1 à 9 : Une
UCARE doit être
capacités du référentiel national
spécifiquement consacrée à la
mise en œuvre des
agroéquipements
Cette UCARE fera l’objet d’une
note de service spécfique qui
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en cadrera le contenu
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Les capacités du référentiel
CG 1 : Se situer en tant que professionnel
CI 11 : Développer une culture professionnelle en lien avec le vivant
CI 12 : Se positionner dans les différents types d’agriculture, leur histoire, leurs fondements,
leur organisation
CG 2 : Piloter le système de production
CI 21 : Réguler l’activité au regard de la stratégie, des opportunités, des évènements
CI 22 : Gérer le travail
CG 3 : Conduire le processus de production dans l’agroécosystème
CI 31 : Combiner les différentes activités liées aux productions
CI 32 : Mettre en œuvre les opérations liées à la conduite des productions
CG 4 : Assurer la gestion technico-économique, financière et administrative de l’entreprise
CI 41 : Porter un diagnostic sur les résultats de l’entreprise à l’aide d’indicateurs technico-
économiques et financiers
CI 42 : Réaliser des choix pour l’entreprise en matière de situation fiscale et juridique
CG 5 : Valoriser les produits ou services de l’entreprise
CI 51 : Commercialiser un produit ou un service
CI 52 : Négocier dans le cadre d’un contrat ou d’un projet collectif
CG 6 : S’adapter à des enjeux professionnels particuliers (Transformation, Services ou Production)
CG 7 : S’adapter à des enjeux professionnels particuliers
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Les capacités et les critères d’évaluation
Chaque capacité intermédiaire est évaluée à partir de deux critères imposés nationalement
Des indicateurs, en nombre réduit, sont choisis et/ou construits par l’équipe en fonction
de la situation support de l’évaluation, ils précisent le critère
Le document complémentaire apporte des recommandations
complémentaires aux prescriptions de la NS, pour chacune des capacités
afin de faciliter la mise en œuvre de l’évaluation et de la formation
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 49
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La mise en œuvre de l’évaluation en situation professionnelle
La capacité est « un potentiel d’action »
L’évaluation ne porte donc plus directement sur les savoirs mais sur l’activité du candidat
On se fonde pour évaluer sur le résultat de son action mais aussi sur ses raisonnements et
sur les ressources qu’il a mobilisées dans la situation
Le candidat doit donc être placé en situation « d’agir, de faire » puis en situation
d’expliciter son activité
« Former et évaluer en mobilisant une approche par le travail évite
la décomposition en « tâches isolées » et préserve le caractère
intégratif de l’action » (NS 15/01/2016)
«L’évaluation en situation professionnelle doit permettre à l’intéressé
d’expliciter les raisonnements conduits et les choix opérés au travers
d’un temps d’explicitation, de retour, de l’intéressé sur les actions
conduites (oral ou écrit) »
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 50
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Le plan d’évaluation : documents et outils d’appui et de cadrage
Un travail d’équipe
Capacités à évaluer
Détermination des
situations
professionnelles
supports de
l’évaluation
Plan d’évaluation
Elaboration des
Epreuve(s)
Sujets et grilles
Annexes 1, 2 et 3
Annexes 4 et 5
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Quelques règles… nouvelles ou pas !
Toutes les capacités intermédiaires (CI) doivent être évaluées
Une capacité intermédiaire n’est évaluée qu’une seule fois
L’évaluation de la prestation du candidat est formalisée par des commentaires
relatifs au développement de chaque CI puis à celui de la capacité globale (UC)
avant proposition au jury
Une grille d’évaluation de l’épreuve (annexe 4) et une grille de validation de l’UC (annexe 5)
Une épreuve ne peut concerner que 3 UC maximum
Le nombre d’épreuves dans le BP REA est limité à 11 (1,5 fois le Nb d’UC)
Les UCARE sont évaluées à partir de situations spécifiques
Les temps en milieu professionnel sont indispensables dans le dispositif d’évaluation
Le tuteur prend une place importante dans l’évaluation
Le formateur est le seul responsable de l’évaluation
La délibération du jury se fait au niveau de l’UC et plus au niveau du diplôme
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Equivalence ancien et nouveau BP REA (arrêté 16 février 2018)
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La suite dans
les ateliers…..
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Atelier Agroécologie
Déroulement
Mardi 20 16H15 – 18H00
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
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Objectifs de l’atelier Agroécologie
L’objectif de cet atelier est de permettre aux participants de se
familiariser avec la notion d’agroécologie et l’approche
« enseigner à produire autrement » et la place que ces deux
notions tiennent dans le nouveau BPREA.
Il s’agit en fait d’une part de confronter ses représentations avec
ce que peuvent en dire des experts du domaine (vidéos) puis
d’échanger en groupe afin de partager ces représentations et
d’en tirer les principaux traits communs
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Déroulé de l’atelier
• Introduction
• Q-sort
• Des questions - des débats? peut-être des réponses dans vidéo de
François Léger
• 2/3 diapos pour caler quelques idées / AE
• Enseigner la TAE
Les deux premières parties de la vidéo Patrick Mayen-Thierry Doré.
Minutage : de 4’15 à 13’30
Et de 17’46 à 18’46
• conclusion
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
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Q-SORT, agroécologie, ce que vous en pensez
Dans la liste suivante, sélectionnez 3 propositions avec lesquelles vous êtes
d'accord et 3 avec lesquelles vous êtes en désaccord.
• L'agroécologie est avant tout un projet politique
• L'agroécologie est avant une discipline scientifique
• L'agroécologie est avant tout un mouvement social
• L'agroécologie est avant tout un ensemble de pratiques agricoles
• L'agroécologie peut s'apprendre
• Il est possible de changer les habitudes des agriculteurs
• Changer les habitudes des agriculteurs n'est pas aisé car tout le monde subit la
pression d'un monde professionnel conservateur
• La plus efficace des transmissions est la transmission générationnelle
• L'agroécologie est un leurre
• Apprendre des savoirs agroécologiques, c'est s'inscrire à l'encontre d'une
agriculture productiviste
• Former à l’agroécologie conduit à modifier radicalement la posture du conseiller,
de l'enseignant ou du formateur
• Les agriculteurs font de l'agroécologie sans le savoir
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
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Histoire du terme agroécologie
2000
1929 1970, Amérique latine - Reconnaissance
Bensin Inadéquation du modèle impacts négatifs
Sélection de plantes révolution verte aux - Inquiétudes effets
sur leur adaptation sociétés paysannes sanitaires
aux conditions - mobilisation
locales services
Disparition du écosystémiques
terme
Vives
Adaptation Autre schéma de oppositions
= objet 1er pensée
agro Promouvoir
écologie l’autonomie
Protéger les Favoriser les
ressources interactions
Boucler les
cycles D’après François Léger, AgroParistech
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
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Des références : les vidéos visionnées dans
l’atelier
• https://www.canal-
u.tv/video/canal_uved/1_agroecologie_translation_
ou_metamorphose.19781
• http://www.chlorofil.fr/diplomes-et-
referentiels/formations-et-diplomes/baccalaureat-
professionnel/conduite-et-gestion-de-lentreprise-
agricole.html
Et aussi les pages Enseigner à produire
autrement du site chlorofil.fr:
• http://www.chlorofil.fr/enseigner-a-produire-
autrement.html
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
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Page 62
Atelier Référentiel
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
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Objectifs de l’atelier
• S’approprier le référentiel du BP REA rénové
• Illustrer les SPS
• Repérer le périmètre des capacités
• S’engager dans le recueil ultérieur de situations
de travail locales
Déroulement
Mercredi 8h30/10h30
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
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Avertissement
• Importance de l’analyse de situations de travail locales
pour une équipe
• L’extrait correspond à 1/10 d’un entretien.
• La vidéo a un mauvais son, l’extrait n’est pas monté et
ne reprend pas des propos tenus en amont, et qui font
probablement défaut : prendre donc cette vidéo pour ce
qu’elle est, un outil de travail pour l’atelier ayant une
portée limitée.
• La vidéo ne rend peut-être pas compte de la
compétence du REA en raison de sa qualité technique
médiocre.
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
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Une situation de travail locale
• Un individu = Cédric
• Qui agit = Actions
• Dans un contexte
• Une action sous-tendue par des raisonnements
• C’est ce que vous allez décrypter dans l’atelier
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
65
Page 66
Une CAPACITE, c’est quoi ?
La capacité est définie comme un pouvoir d’agir efficacement d’un
individu dans une famille de situations. Capacités et situations sont
indissociables.
Par famille de situations on entend des situations proches qui présentent
des traits communs : elles répondent aux mêmes buts, mobilisent les
mêmes ressources, font appel à des raisonnements similaires.
Les RESSOURCES,
c’est quoi ?
= savoirs, savoirs faire et comportements professionnels
Exemple Un objectif de formation est un ensemble
La notion de distance est un savoir de savoirs ou de savoir-faire alors que la
Semer en ligne est un savoir-faire capacité en est la combinaison
Avoir le sens de l’observation, respecter les règles de
prudence vis-à-vis des personnes sont des
comportements professionnels
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
66
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Où trouve t-on les CAPACITES ?
Référentiel du BP REA
Référentiel professionnel
Contexte de l’emploi visé,
fiche descriptive d’activités
champs de compétences et
SPS
Référentiel de certification
Liste des Capacités
Modalités d’évaluation
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 Menu principal
67
Page 68
Dans cet atelier, comment va-t-on
travailler?
Situation singulière
REA Nadine et Jean-
Paul // Cédric
SITUATIONS
PROFESSIONNELLES
CAPACITE C n°
RESSOURCES CRITERES
Besoin d’être au clair sur 3 aspects :
1. les situations professionnelles où la capacité s’exprime
2. les ressources que la capacité mobilise
3. et les critères. 68
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
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Les RESSOURCES mobilisées par Cédric dans
la situation qu’il évoque,
comment les repérer?
Prises d’information sur le
contexte
Décisions
Raisonnement de la décision = combinaison
buts-prises d’informations-savoirs-règles
d’action
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
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Page 70
Atelier UCARE
Déroulement
Mercredi 11H00 – 12H15
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
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Objectif de l’atelier : s’outiller pour engager un travail de
redéfinition de la carte des UCARE dans son centre
• Temps 1 de l’atelier : sur la carte des UCARE d’une région
Le groupe prend connaissance individuellement du document rapportant la liste des
UCARE d’une région donnée (liste et fiches « situations d’évaluation »)
Les animateurs animent un échange autour de la question : Que deviendraient ces
UCARE dans le nouveau BP REA ?
• Temps 2 de l’atelier :
En petits groupes constitués de 2 ou 3 binômes, ou par binômes (au choix des
animateurs) à partir de leur carte actuelle des UCARE et des supports envisagés pour la
C3, réflexion autour des questions :
• - quelles sont les UCARE dont la thématique paraît « pertinente » dans le nouveau
REA ?
• - quelles sont celles dont la thématique ne paraît pas pertinente et pourquoi ?
• - quelles sont celles dont on ne peut pas trancher à la seule lecture de l’objectif
terminal actuel ?
71
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
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Cadrage des UCARE dans le BP REA
• Les références : le référentiel du diplôme et la NS REA
• 2 UCARE (UCARE 1 et UCARE 2) sur les 7 UC du BP
• Ce sont des capacités professionnelles supplémentaires,
relatives à un savoir-faire particulier, permettant
l’adaptation régionale ou l’adaptation à l’emploi.
Chaque UCARE comporte 2 capacités intermédiaires,
qui sont constitutives de la capacité globale et
indépendantes l’une de l’autre.
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 72
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Les UCARE
L’UCARE 1 (capacité 6) concerne obligatoirement une activité de
transformation ou de services ou de production conduite
dans l’entreprise agricole :
C6 : Réaliser les opérations de production de l’atelier de XXX
ou C6 : Transformer les produits de l’atelier XXX
ou C6 : Mettre en œuvre l’activité de XXX
L’UCARE 2 (capacité 7), dite « libre », peut relever d’un des
domaines précédents ou permettre le développement de capacités
professionnelles en lien avec des problématiques locales
particulières
Dans tous les cas, les UCARE sont destinées à l’acquisition de
capacités professionnelles et l’évaluation est en situation
professionnelle
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
73
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• Les UCARE production :
Elle ne sont ni des REA ni des C3 « modèles réduits », elles
visent la maîtrise de techniques ou de savoir-faire
particuliers, pas de redondance avec la C3
• Cas particulier d’une UCARE « agroéquipement » prévue dans
l’arrêté de création du BP REA, permettant la délivrance par le
chef d’établissement d’une attestation valant CACES. Cette
UCARE fera l’objet d’une note de service spécifique qui en
cadrera le contenu
• Dans tous les cas (hors UCARE AEQ ci-dessus), une UCARE vise le
développement d’une capacité professionnelle
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
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Page 75
Ce qui change entre 2007 et maintenant
UCARE du BP REA 2007 UCARE du BP REA 2017
Une rédaction dans une logique d’objectifs Une rédaction des capacités en lien direct
pédagogiques, en lien direct avec la formation avec les situations professionnelles
La maîtrise globale est souvent appréciée par la C’est un potentiel d’action qui est évalué,
mobilisation des connaissances et par la réalisation pas d’évaluation de connaissances en tant
d’activités pas forcément professionnelles (ex. que telles. Les capacités se réfèrent à des
Présenter, Identifier, Raisonner, Analyser, Définir...) actions qu’un professionnel met en
œuvre.
Un objectif terminal Une capacité globale
Un (ou 2) objectif(s) intermédiaire(s) relatif(s) au 2 capacités intermédiaires, calées sur
raisonnement et à la réalisation champ(s) de compétences/SPS identifiées
Un objectif de régulation localement
Tous les objectifs sont évalués, définition par les Chaque capacité intermédiaire est
formateurs des points sur lesquels peut porter évaluée, les critères (2) et indicateurs
l’évaluation et des attendus sont déterminés par les formateurs
Une UCARE correspond à un bloc de
compétence
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 75
Page 76
UCARE : quelques principes et points de vigilance
• Question à se poser pour chaque UCARE :
– Quelle est la capacité professionnelle développée ?
– Qu’est-ce-qu’une personne ayant validé cette UCARE sera en
mesure de faire ?
– Qu’est-ce que cette UCARE apporte en termes de
spécialisation ou diversification favorisant l’insertion
professionnelle ?
• Partir des situations identifiées (SPS, champs) pour
élaborer les capacités intermédiaires
• Toujours se poser la question de la redondance avec le
référentiel national
• Veiller à l’équilibre global de la certification
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 76
Page 77
Atelier Evaluation
Déroulement
Mercredi 12H30 – 13H20
15H00 – 17H30
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 77
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Objectifs de l’atelier
Se repérer dans la démarche de construction de l’évaluation
Identifier les éléments de cadrage et de conception qui guident l’élaboration du
dispositif d’évaluation
Déroulé
Par groupe, porter un regard critique sur 4 situations d’évaluation proposées et
sur les points forts et les points faibles de chacun des sujets
Restitution en grand groupe des remarques avec argumentation et
questionnements du groupe
A partir d’une situation choisie, la modifier, l’améliorer en fonction de la
conception de l’évaluation et du cadrage
Restitution de ce qui a changé ou doit l’être avec argumentation
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 78
Page 79
Une évaluation qui s’appuie sur des fondements
La didactique professionnelle
(Mayen, Pastré, Savoyant)
Elle s’intéresse à la formation et au développement professionnel à partir du
travail
2 notions clés
• La notion de situation:
La situation c’est le contexte et l’activité qui s’y déroule. Certaines situations
sont plus significatives de la compétence que d’autres
• La notion d’activité:
L’activité c’est le résultat de l’action mais aussi le raisonnement qui a permis
de l’obtenir dans une situation singulière
Le raisonnement traduit la manière particulière dont on s’y est pris pour réaliser
l’action et obtenir un résultat. Il permet de mettre en lien situation et activité
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 79 79
Page 80
L’évaluation en situation professionnelle
NS DGER/SDPFE/2016 -31 du 15/01/2016 et NS DGER/SDPFE/2017-513 du 12/06/2017
Obligatoire pour les UC 2,3,4,5 et les UCARE
Elle vise à déterminer si le candidat a développé
un potentiel suffisant pour agir dans les situations significatives de l’activité du
REA,
C’est-à-dire s’il a développé les capacités visées
par le référentiel
L’évaluation est intimement liée à l’activité et aux situations
et donc aux contextes de l’activité d’un REA
« Former et évaluer en mobilisant une approche par le travail évite la
décomposition en « tâches isolées » et préserve le caractère intégratif de
l’action » (NS 15/01/2016)
Les capacités s’évaluent dans des situations
où la compétence s’exprime
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 80 80
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La notion de Situation Professionnelle Significative
• « Elles représentent les situations clés qui, si elles sont maitrisées par les
titulaires de l’emploi visé par le diplôme, suffisent à rendre compte de
l’ensemble des compétences mobilisées dans le travail » (NS 15/01/2016)
• « Elles sont une aide à la formulation de situations d’évaluation » (NS
15/01/2016)
Pour cela, elles doivent être analysées dans des contextes locaux
• Les SPS, regroupées en champs de compétences, se trouvent dans le
référentiel professionnel. Chaque champ fait l’objet d’une fiche descriptive
(cf. recueil de fiches compétences)
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 81
Page 82
Construire le dispositif d’évaluation:
« Construire le dispositif d’évaluation correspond à définir des situations
d’évaluation propices à l’expression des capacités du candidat » (NS 15/01/2016)
Constituer des références locales pour évaluer et former ,
en complément et en lien avec le référentiel de diplôme, consiste à :
• Identifier, auprès des professionnels, des situations locales
significatives de l’activité du REA
• Repérer les éléments caractéristiques du raisonnement (ressources,
conditions agissantes) au sein de contextes spécifiques
Pour comprendre les raisonnements qui se tiennent localement dans l’exercice de
l’activité d’un REA
Pour contextualiser les SPS
Pour déterminer les situations d’évaluation puis de formation
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 82 82
Page 83
Construire le dispositif d’évaluation :
Déterminer et construire les situations
d’évaluation en équipe
Les situations d’évaluation sont des constructions qui articulent les différents
éléments du référentiel (FDA, SPS,RC...). Elles sont élaborées à partir des situations
professionnelles identifiées localement.
« Elles doivent être envisagées comme des supports au service de la ou des capacités du
candidat » (NS 15/01/2016)
Elles se construisent par une approche interactive et itérative entre SPS et situations
locales analysées et Capacités
L’équipe doit y voir la possibilité de mobiliser les ressources indispensables à l’exercice
de l’activité du REA
« Dans l’évaluation, la mobilisation , par le candidat de ses ressources de façon pertinente
en situation devient centrale » (NS 15/01/2016)
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 83
83
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Construire le dispositif d’évaluation :
Construire des épreuves en équipe
L’épreuve place le candidat en situation d’action
Elle lui permet de faire la preuve de la (des) capacité(s) visée(s).
Une situation d’évaluation comporte 1 ou plusieurs épreuves
Une même épreuve vise l’évaluation d’une ou de plusieurs capacités
intermédiaires relatives à la même UC ou des UC différentes
Elle comprend
- Une fiche de présentation
- Un énoncé de ce que le candidat doit réaliser et des conditions de réalisation : le sujet
- Une grille d’évaluation de l’épreuve comprenant critères et indicateurs
cf. annexe 4 de la NS DGER-SDPFE-2016-31du 15 janvier 2016
« …elle doit permettre à l’intéressé d’expliciter les raisonnements conduits et les choix
opérés au travers d’un temps d’explicitation de retour de l’intéressé sur les actions
conduites (oral ou écrit) » (NS 15/01/2016)
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 84 84
Page 85
Construire le dispositif d’évaluation :
Le sujet
Il est rédigé et décrit le contexte et les actions à réaliser par le candidat
Il fixe
- Ce que le candidat aura à réaliser pour faire la preuve de sa capacité (ce
qui est attendu, ce qui est à produire)
- Les conditions de cette réalisation (critères et indicateurs)
La grille d’évaluation de l’épreuve
Elle comprend :
- Les capacités intermédiaires de l’ (des) UC concernée(es)
- Les critères et les indicateurs d’évaluation pour chaque CI
- Un commentaire par critère et par capacité qui traduit le jugement de
l’évaluateur
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 85
Page 86
Construire le dispositif d’évaluation
Les critères et les indicateurs
Les critères permettent de se prononcer sur la capacité intermédiaire visée par
l’épreuve
Le critère c’est ce que l’on doit regarder dans l’activité du candidat pour porter un
jugement évaluatif.
Il est précisé par des indicateurs
Les critères sont prescrits nationalement. Ils s’imposent pour chacune des capacités
intermédiaires. Ils sont au nombre de 2 par capacité intermédiaire (cf. NS du BPREA)
Les indicateurs sont déterminés par l’équipe pour chacun des critères, en fonction de la
situation d’évaluation support. Ils sont également en nombre réduit
(cf. exemples proposés dans la NS du BPREA)
Les commentaires de l’évaluateur (critères et CI) s’appuient sur les éléments clés
(les indices) qu’il a repérés dans la prestation du candidat et qui permettent de
porter un jugement évaluatif
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 86 86
Page 87
Une situation d’évaluation c’est d’abord une situation
Un individu
Un travail à faire Prévoir
l’assolement
Dans un contexte donné
Situation modifiée pour
permettre l’évaluation PAC après 2020
d’une ou plusieurs
capacités Nature des terres
…………………….
87
Page 88
Le choix d’une situation d’évaluation nécessite
d’être au clair sur le référentiel
Champs de compétences/ SPS / capacités / critères
L’analyse de situations de travail est aidante
88
Page 90
Plan d’évaluation pour la partie évaluation en SP
Auprès des
professionnels
Situations
locales
identifiées
SPS
RP, FDA, RC, NdS, Doc. compl.
En équipe
Situations
d’évaluation/
Epreuves
Autres
modalités
possibles
UC1 UC2 UC3 UC4 UC5
UC / Capacités
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L’agrément et la validation
L’agrément
Sujets et grilles sont proposées au jury préalablement à leur mise en œuvre
Les épreuves relatives à une même UC sont présentées ensemble au jury
La validation
L’équipe propose au jury la validation de l’UC (et non des capacités intermédiaires) à
travers un commentaire d’équipe (avis circonstancié)
Le jury peut consulter le résultat des épreuves
Le jury statue sur la Capacité Globale de l’UC, à partir du « document récapitulatif »,
(grille d’évaluation de l’UC)
(cf. annexe 5 de la NS DGER-SDPFE-2016-31du 15 janvier 2016).
Le jury délibère pour chacune des UC et non pour le diplôme
Le diplôme est obtenu lorsque l’ensemble des UC sont acquises
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Ce que vise l’évaluation de chacune des capacités du
REA (NS du 12/06/2016)
• La ou les situation(s) d’évaluation doit (doivent) permettre d’apprécier :
• C1: si le candidat est en mesure de faire des choix, prendre des décisions, se
projeter en tant que professionnel en prenant en compte les particularités du
travail avec le vivant et le contexte socioprofessionnel.
• C2: si le candidat est en mesure d’adapter le système de production suite à un
changement et de déterminer les besoins en main d’œuvre nécessaires.
• C3: si le candidat est en mesure de construire un ou des itinéraires techniques
de production(s) et de réaliser les opérations correspondantes.
• C4: si le candidat est en mesure d’une part, de réaliser une analyse de la «
santé » économique et financière de son entreprise, à l’aide d’indicateurs de
référence, et, d’autre part de mettre en lien ses choix juridiques et fiscaux pour
l’entreprise avec ses objectifs.
• C5 : si le candidat est en mesure de concevoir une stratégie pour mettre en
marché un produit ou un service de l’exploitation et de réaliser une négociation,
commerciale ou non.
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
Page 93
Des contextes clés pour le développement et l’évaluation
des capacités
• Les compétences du REA s’expriment principalement dans trois
contextes clés, auxquels il est intéressant de se référer en formation
(développement des capacités) et pour l’évaluation (cf. doc
complémentaire)
Un contexte de création La démarche d’installation
Conception, élaboration de
systèmes complexes
Un contexte d’adaptation La démarche de changement
Réaction, modification de
l’existant
Un contexte de réalisation La conduite des opérations
Mise en œuvre d’opérations techniques
techniques
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
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La construction du plan d’évaluation peut être
envisagée de la manière suivante
Autres Situations identifiées et analysées
modalités
Contextes
Démarche d’installation
Situation Démarche de changement
D’évaluation
Mise en œuvre des opérations techniques
C1
Travail du candidat:
Situation Sur l’entreprise
C2 D’évaluation
Capacités
Situation A partir de la situation
D’évaluation de l’entreprise
C3
C4
Situation
A partir du projet
D’évaluation
C…. personnel
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Exemples de critères et indicateurs (NS du 12/06/2017)
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Page 96
Plan d’évaluation: Annexes NS 15/01/2016
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Page 97
Plan d’évaluation: Annexes NS 15/01/2016
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Page 98
Grille d’évaluation de l’épreuve
Annexes NS 15/01/2016
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Page 99
Récapitulatif par UC NS 15/01/2016
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Page 100
Atelier Formation
Déroulement
Jeudi 22 8H30 – 10H00
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Page 101
Objectifs de l’atelier
• Permettre de prendre conscience que l’évolution du
référentiel de certification et donc l’évaluation de
capacités ont des conséquences sur la formation.
• Identifier les premières conséquences en termes
d’organisation de la formation et en termes de pratiques
pédagogiques
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 101
Page 102
Fiche récapitulative de l’atelier
Qu’est-ce que l’on faisait avant et Qu’est ce que l’on faisait avant et
qui ne semble plus trop adapté au qui reste bien dans l’esprit de la
nouveau BPREA et pourquoi ? rénovation et pourquoi ?
Qu’est ce que l’on ne faisait pas Quelles sont nos idées nouvelles
avant et qu’il va falloir mettre en que l’on a envie de tester ?
place et pourquoi ?
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 102
Page 103
L’UNITE DE FORMATION : Le développement de capacité(s)
Capacité(s) Situations
visée(s) professionnelles
(du référentiel) complexes analysées
Construction
transformation
Ingénierie
Conception
pédagogique
(Pédagogies actives) UNITE DE FORMATION
Situation
d’évaluation
Situation Ressources:
Complexité
d’apprentissage Savoirs
Situation Savoir-faire
d’apprentissage Méthodes
Techniques
Situation …
Contraintes- Possibilités d’apprentissage
Stratégie…
Du centre
Situation Situation
d’évaluation Situation d’évaluation Situation Situation
d’évaluation d’évaluation d’évaluation
Situation Situation
DISPOSITIF GLOBAL
d’apprentissage Situation d’apprentissage Situation Situation
d’apprentissage d’apprentissage d’apprentissage
Situation Situation
d’apprentissage Situation d’apprentissage Situation Situation
d’apprentissage d’apprentissage d’apprentissage
Situation d’apprentissage Situation d’apprentissage
Situation d’apprentissage Situation d’apprentissage Situation d’apprentissage
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 103
Page 104
L’UNITE DE FORMATION : zoom
Situation
d’évaluation
Situation
d’apprentissage
Situation
d’apprentissage
Situation d’apprentissage
Situation d’évaluation
Capacité(s) visée(s)
Situation professionnelle complexe, transformée Certification
Professionnelles
Situation intégrative et prescriptive
Situations
TRANSFERT - ACCOMPAGNEMENT
Situations d’apprentissage
S’appuient sur des situations de même classe mais pédagogiquement transformées
Visent un objectif d’apprentissage situé
Font varier les conditions de l’action
Visent un degré de complexité et un « périmètre » progressifs
La situation d’évaluation, situation complexe : visée des apprentissages 104
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018
Page 105
CARACTERISTIQUES D’UNE SITUATION D’APPRENTISSAGE
- S’appuyer sur une situation professionnelle issue de la classe, de la famille de
situations relatives à la capacité visée
- Etre aménagée pédagogiquement en fonction des objectifs d’apprentissage fixés
- Conserver les buts et la dimension « productive » de la situation
- Permettre l’action et l’implication de l’apprenant
- Fournir des modalités d’apprentissage variées et adaptées
- Permettre la confrontation des manières de faire, de raisonner (variabilité)
- Mettre à disposition les ressources nécessaires à l’action (savoirs, savoir-faire, règles,
normes, méthodes, outils…)
- Permettre l’explicitation de l’activité de l’apprenant pour susciter la prise de
conscience, la décentration et ainsi favoriser la conceptualisation
- Intégrer des temps de mise en relation avec d’autres situations d’apprentissage,
d’autres objectifs d’apprentissage
- Intégrer des temps de transfert, d’accompagnement vers la situation complexe à
« atteindre » (situation d’évaluation), et vers d’autres unités de formation (d’autres
capacités), vers la globalité du métier
- Permettre l’entrainement
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 105
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LES COMPETENCES DES FORMATEURS
Quelques conséquences sur la fonction et les compétences des formateurs
- Se construire une « culture » du métier dans sa globalité et pas seulement
dans le champ de son expertise
- Participer à une ingénierie collective des dispositifs et des situations
d’apprentissage vers l’action de l’apprenant
- Gérer l’incertitude et l’inédit de l’action de l’apprenant en articulant
guidage et accompagnement
- Favoriser l’évaluation et l’autoévaluation au service de l’apprenant
- Inventer en permanence des conditions et des modalités d’apprentissage
adaptées
Pour cela:
- Développer des capacités d’analyse des situations pour les didactiser
- Acquérir des repères pédagogiques et en particulier dans le cadre des
pédagogies actives
- Acquérir une « culture » de l’évaluation au-delà de sa simple fonction de
contrôle
Agir avec les autres, non seulement pour mais aussi avec l’apprenant
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 106
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Atelier Agroécologie
et dispositif capacitaire
Déroulement
Jeudi 10H30 – 11H30
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 107
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Objectifs de l’atelier
Objectif : Déterminer le niveau de changement
nécessaire dans l’organisation pour mettre en
œuvre la nouvelle formation des REA
Quelles actions mettre en place pour que
notre formation permette le développement
des capacités d’un agriculteur qui s’inscrit
dans l’agroécologie ?
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 108
Page 109
Bilan des
questions
Conclusion
Session Institutionnelle de Lancement du BPREA – Rennes les 20, 21 et 22 Mars 2018 109
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Tous les documents
utiles à la mise en œuvre
du BP REA sont sur le site
chlorofil.fr
http://www.chlorofil.fr/diplomes-et-referentiels/formations-et-
diplomes/bp/responsable-dentreprise-agricole.html
110
Document 8 : Rénovation du BP REA : Session institutionnelle de lancement, (PDF, 4 Mo) 10 au 12 octobre 2017, Toulouse
Extraction texte intégrale : 54 page(s).
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19/10/2017
Rénovation du Brevet Professionnel
Responsable d’Entreprise Agricole
Session institutionnelle de lancement du BP REA
10 -12 octobre 2017 TOULOUSE
Mardi 10 octobre 14h – 17h30
Contenus Intervenants
DGER , IEA, ASD-Eduter
Ouverture de la session
ASD-Eduter
Présentation du programme de la session,
aspects logistiques
Recueil de questions des participants
Présentation générale du nouveau BP REA ASD-Eduter
Présentation du référentiel professionnel
Emmanuel BON (DRAAF-SRFD
Présentation du référentiel de certification Normandie)
Atelier « Agroécologie »: la place de ASD Eduter
ASD-Eduter
l’agroécologie
l’agroécologie dans le BP REA
SIL REA 13-15 juin 2017 – ASD Dijon
1
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19/10/2017
Mercredi 11 octobre 8h30 – 17h30
Atelier Référentiel : découverte/appropriation du ASD-Eduter (visio)
référentiel (en groupes)
Rappels sur la notion de capacité (visioconférence) ASD-Eduter
Présentation des capacités du BP REA ASD-Eduter
Atelier référentiel : suite et fin ASD-Eduter, IEA
Atelier 3 Evaluation: Perspectives pour l’évaluation ASD-Eduter, IEA
Atelier 4: Conséquences sur la formation « qu’est-
qu’est-ce ASD-Eduter, IEA
que ça change ? »
4
Jeudi 12 octobre 8h30 – 12h30
Définition et construction des UCARE ASD-Eduter
Atelier 5 UCARE : Quelle évolution de la carte ASD-Eduter, IEA
des UCARE dans les centres ?
Mise en perspective de la logique capacitaire ASD-Eduter
et de l’agroécologie
FAQ et conclusion ASD-EDUTER / IEA /
DGER
5
2
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Logistique
• Plénières dans Groupe Animateurs Salles
l’amphi s
1 Eric Gilly Bat 3 Salle 3
• 4 salles
Magali Pichot
d’ateliers :
2 Estelle Veuillerot Bat 12
Emmanuelle Demur Salle PRM 1 et 2
• Répartition dans
les groupes : voir 3 Françoise Heraut Bat 2 Salle 13
liste Chantal Rouzioux Sauf jeudi matin
4 Emeline Roquelle Bat 14 Salle 17
• Déjeuner à 13 Bernadette Tasset A et B
Sauf jeudi matin
heures
Le jeudi matin,
- Le groupe 3 conduira l’atelier UCARE en salle PRM2 Bat 12
- Le groupe 4 conduira l’atelier UCARE dans l’Amphithéâtre
3
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19/10/2017
Quelle est « LA » grande question
que vous vous posez sur le
nouveau
BP REA ?
POST - IT
Session institutionnelle de lancement du BP REA
10-12 octobre 2017 TOULOUSE
8
Rénovation du BP REA : contexte et orientations
1) L’approche capacitaire développée dans les diplômes
rénovés du MAA
2 ) Le Plan agro-écologique pour la France :
Mieux prendre en compte l'agroécologie et la diversité
des systèmes de production.
Et sa déclinaison dans l’enseignement agricole, le Plan
Enseigner à produire autrement :
L‘ axe 1 Rénover les référentiels des diplômes et les
pratiques pédagogiques (pour prendre en compte la démarche
produisons autrement)
L‘ axe 2 Mobiliser les exploitations agricoles et ateliers
technologiques (pour adapter les enseignements à la complexité
des systèmes des productions et de préparer l'apprenant à une
approche comparée plutôt que la connaissance de modèles )
9
4
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19/10/2017
Rénovation du BP REA
•La rénovation du BP REA a été menée en parallèle de la
rénovation du bac pro CGEA.
•Le référentiel du BP REA rénové est constitué :
•d'un référentiel professionnel identique à celui du bac pro
CGEA
•d'un référentiel de certification constitué de 7 UC
(dont 2 UCARE)
•Le BP REA rénové doit permettre de traiter la grande
diversité des systèmes de production pouvant
correspondre à une installation, pour répondre aux
besoins des publics accueillis.
•La mise en place du BP REA rénové est prévue à partir
de janvier 2018. Abrogation de l’ancien BP REA
septembre 2019.
10
PRÉSENTATION
DU RÉFÉRENTIEL
PROFESSIONNEL
DU BP REA
Session institutionnelle de lancement du BP REA
10-12 octobre 2017 TOULOUSE
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SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
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SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
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SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
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SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
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SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
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SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
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Les 5 grandes fonctions de la fiches descriptive des activités
(FDA)
• Différentes configuration d'emplois ...
• 7 grandes fonctions
• Le cœur du métier reste caractérisé par la relation de l’individu au vivant et
sa capacité de gérer les processus de productions
• Un sens aigu de l’observation
• Une vision globale du fonctionnement de l’agroécosystème
• Un entrepreneur responsable et autonome
• Écouter et dialoguer
• Négocier des contrats, à contractualiser des engagements et à
élaborer des projets collectifs d'entreprise, de filière ou de
territoire
• Gérer les ressources & relations humaines 18
• ...
LES SEPT CHAMPS DE COMPÉTENCES PROFESSIONNELLES
Pilotage stratégique de l’entreprise agricole et conduite du
changement
Préservation et amélioration des sols et de la biodiversité
fonctionnelle
Conduite des processus de production
Commercialisation des produits agricoles et des services
Négociation, concertation et élaboration d’un projet
Organisation du travail, gestion des ressources et des
relations humaines
Gestion et administration de l’entreprise
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9
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SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
20
CHAMPS DE COMPÉTENCES ET
SITUATIONS PROFESSIONNELLES SIGNIFICATIVES
Pilotage stratégique de l’entreprise agricole et conduite du
changement
Choix des productions et des services mis en marché par
l’entreprise
Construction et évaluation de scénarios d’évolutions
possibles du système de production
Conduite d’un changement de système de production et ou
de commercialisation
21
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19/10/2017
CHAMPS DE COMPÉTENCES ET
SITUATIONS PROFESSIONNELLES SIGNIFICATIVES
Préservation et amélioration des sols et de la biodiversité
fonctionnelle
Conception d’un assolement et d’une rotation
Diagnostic de l’état des sols
Valorisation des effluents d’élevage et des déchets végétaux
22
CHAMPS DE COMPÉTENCES ET
SITUATIONS PROFESSIONNELLES SIGNIFICATIVES
Conduite des processus de production
Observation et appréciation de l’état de l’agroécosystème
Gestion intégrée de la santé animale et végétale
Conduite du système fourrager
Amélioration du bien-être des animaux d’élevage
23
11
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CHAMPS DE COMPÉTENCES ET
SITUATIONS PROFESSIONNELLES SIGNIFICATIVES
Commercialisation des produits agricoles et des services
Mise en marché d’un produit ou d’un service
Négociation, concertation et élaboration d’un projet
Négociation d’un contrat (...) ou d’un projet d’investissement
Élaboration d’un projet collectif d’entreprises, de filière ou de
territoire
Organisation du travail, gestion des ressources et des relations
humaines
Encadrement d’une équipe
Gestion des pointes de travail 24
CHAMPS DE COMPÉTENCES ET
SITUATIONS PROFESSIONNELLES SIGNIFICATIVES
Gestion et administration de l’entreprise
Gestion de trésorerie
Analyse des coûts de production, des marges brutes et nettes
Analyse des performances technico-économiques,
financières, environnementales et sociales (...)
Gestion des démarches qualité
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SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
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PRÉSENTATION
DU RÉFÉRENTIEL DE
CERTIFICATION
DU BP REA
Session institutionnelle de lancement du BP REA
10-12 octobre 2017 TOULOUSE
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Ce qui change dans le BP REA
• Le passage de 12 UC à 7 UC (5 UCN + 2 UCARE)
• Toutes les UC sont de même nature et correspondent à une
capacité globale
• Toutes les capacités sont évaluées en situation
professionnelle (sauf C1, pas obligatoire). L’évaluation
intègre une explicitation (plus d’évaluation de
connaissances non mobilisées dans l’action)
• 1 UC = 1 bloc de compétence (idem UCARE)
• 1 capacité globale est constituée de 2 capacités
intermédiaires qui seront évaluées
• Tous les supports de formation possibles (spécialités ou
systèmes de production) mais définis dans le dossier
d’habilitation
• Formation de 1200 h minimum dont au moins 8 semaines en
milieu professionnel (possible plus)
28
Ce qui ne change pas
• Le BP REA est un diplôme en UC qui est régi par
les notes de service du 15 janvier 2016 (NS UC) et
celle du 12 juin 2017 (NS BP REA)
• L’unité de certification est toujours l’UC qui est
délivrée par le jury au vu de l’évaluation des deux
capacités intermédiaires constitutives de chaque
capacité globale
• Les épreuves et les grilles d’évaluation sont
conçues par les centres à partir d’analyses du
travail réalisées localement et agrées par le jury
29
14
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Des inflexions particulières
• La capacité C1 : capacité transversale qui vise à
établir les bases du futur développement
professionnel
• Il n’y a plus d’UC « projet » mais le projet reste un
support de formation à privilégier
• La pédagogie de l’alternance et l’entreprise de stage
ou d’apprentissage sont particulièrement
pertinentes pour aborder les principes et les savoirs,
notamment ceux liés à la transition agroécologique
• La prise en compte de l’agroécologie dans la
formation et dans l’évaluation à travers les critères
et les indicateurs
30
Liste des capacités
C1 : Se situer en tant que professionnel
C11 : Développer une culture professionnelle en lien avec le vivant
C12 : Se positionner dans les différents types d’agriculture, leur histoire, leurs
fondements, leur organisation
C2 : Piloter le système de production
C21 : Réguler l’activité au regard de la stratégie, des opportunités, des
évènements
C22 : Gérer le travail
C3 : Conduire le processus de production dans l’agroécosystème
C31 : Combiner les différentes activités liées aux productions
C32 : Mettre en œuvre les opérations liées à la conduite des productions
C4 : Assurer la gestion technico-
technico-économique, financière et administrative de
l’entreprise
C41 : Porter un diagnostic sur les résultats de l’entreprise à l’aide d’indicateurs
technico-économiques et financiers
C42 : Réaliser des choix pour l’entreprise en matière de situation fiscale et juridique
C5 : Valoriser les produits ou services de l’entreprise
C51 : Commercialiser un produit ou un service
C52 : Négocier dans le cadre d’un contrat ou d’un projet collectif
C6 : S’adapter à des enjeux professionnels particuliers
31
C7 : S’adapter à des enjeux professionnels particuliers
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19/10/2017
Principe général de construction du
référentiel de certification
Chaque capacité est adossée à un ou
deux champs de compétences et aux
SPS (sauf C1)
A chaque champ de compétences
correspond au moins une capacité
32
Champs deREA
SIL BP compétences
- Toulouse octobre 2017 Capacités
C1 : Se situer en tant que professionnel
C11 : Développer une culture professionnelle en lien avec le vivant
C12 : Se positionner dans les différents types d’agriculture, leur histoire, leurs
fondements, leur organisation
Pilotage stratégique de l’entreprise
agricole et conduite du changement C2 : Piloter le système de production
C21 : Réguler l’activité au regard de la stratégie, des opportunités, des évènements
Organisation du travail, gestion
des ressources et des relations C22 : Gérer le travail
humaines
Préservation et amélioration des
sols et de la biodiversité C3 : Conduire le processus de production dans l’agroécosystème
fonctionnelle C31 : Combiner les différentes activités liées aux productions
Conduite des processus de C32 : Mettre en œuvre les opérations liées à la conduite des productions
production
C4 : Assurer la gestion technico-économique, financière et administrative de
Gestion et administration de l’entreprise
l’entreprise C41 : Porter un diagnostic sur les résultats de l’entreprise à l’aide d’indicateurs
technico- économiques et financiers
C42 : Réaliser des choix pour l’entreprise en matière de situation fiscale et juridique
Commercialisation des produits C5 : Valoriser les produits ou services de l’entreprise
agricoles et des services
C51 : Commercialiser un produit ou un service
Négociation, concertation et
élaboration d’un projet C52 : Négocier dans le cadre d’un contrat ou d’un projet collectif
UCARE 1 = UCARE A Transfo ou UCARE B Services ou UCARE C production
33
UCARE 2 = UCARE libre
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SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
Prescriptions
Capacités Unités capitalisables
spécifiques
C1 UC1 : Se situer en tant que professionnel
Evaluation en situation
C2 UC2 : Piloter le système de production professionnelle
Evaluation en situation
UC3 : Conduire le processus de production dans professionnelle
C3
l’agroécosystème
Evaluation en situation
UC4 : Assurer la gestion technico-économique, professionnelle
C4
financière et administrative de l’entreprise
Evaluation en situation
C5 UC5 : Valoriser les produits ou services de l’entreprise professionnelle
Evaluation en situation
UCARE 1 = UCARE A Transformation ou UCARE B professionnelle
C6
Services ou UCARE C Production
Evaluation en situation
UCARE 2 = UCARE « libre » (y compris nouvelle professionnelle
C7
UCARE A, B ou C*)
34
Cadrage de l’évaluation
• Une note de service spécifique: (12 juin 2017)
• Quelques généralités et rappels sur l’évaluation en
situation professionnelle
• Prescriptions de mise en œuvre de l’évaluation (situations
professionnelles de référence, cadrage des modalités
d’évaluation (ce qu’on cherche à évaluer et critères
nationaux)
• Un document complémentaire
• Développe ce que recouvrent les capacités et leur
périmètre
• Recommandations pour la formation et l’évaluation
35
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19/10/2017
ATELIER Agroécologie
La place de
l’agroécologie
dans le BP REA
Session institutionnelle de lancement du BP REA
10-12 octobre 2017 TOULOUSE
Objectifs de l’atelier Agroécologie
• L’objectif de cet atelier est de permettre aux
participants de se familiariser avec la notion
d’agroécologie et l’approche « enseigner à
produire autrement » et la place que ces deux
notions tiennent dans le nouveau BPREA. Il s’agit
en fait d’une part de confronter ses
représentations avec ce que peuvent en dire des
experts du domaine (vidéos) puis d’échanger en
groupe afin de partager ces représentations et
d’en tirer les principaux traits communs
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19/10/2017
Des références : les vidéos visionnées dans
l’atelier
• https://www.canal-
u.tv/video/canal_uved/1_agroecologie_translati
on_ou_metamorphose.19781
• http://www.chlorofil.fr/diplomes-et-
referentiels/formations-et-
diplomes/baccalaureat-professionnel/conduite-
et-gestion-de-lentreprise-agricole.html
Et aussi les pages Enseigner à produire
autrement du site chlorofil.fr:
• http://www.chlorofil.fr/enseigner-a-produire-
autrement.html
ATELIER Référentiel
S’orienter dans
le référentiel du
BP REA
Session institutionnelle de lancement du BP REA
10-12 octobre 2017 TOULOUSE
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Objectifs de l’atelier
• S’approprier le référentiel du BP REA rénové
• Illustrer les SPS
• Repérer le périmètre des capacités
• S’engager dans le recueil ultérieur de
situations de travail locales
Déroulement
Un atelier en 2 temps
Mardi 8h30/9h30
Mardi 11h30/12h30
Visionnage d’un extrait d’entretien avec un
agriculteur, Cédric
• GAEC des Jonquilles, à proximité de Château-
Chinon
• 2 associés aujourd’hui : Cédric, son père … et
bientôt sa sœur
• 200 mères charolaises
• Broutards d’automne et broutards repoussés
• 250 ha, dont 10 ha céréales autoconsommées
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Avertissement
• Importance de l’analyse de situations de travail
locales pour une équipe
• L’extrait correspond à 1/10 d’un entretien.
• La vidéo a un mauvais son, l’extrait n’est pas monté
et ne reprend pas des propos tenus en amont, et qui
font probablement défaut : prendre donc cette
vidéo pour ce qu’elle est, un outil de travail pour
l’atelier ayant une portée limitée.
• La vidéo ne rend peut-être pas compte de la
compétence du REA en raison de sa qualité
technique médiocre.
Une situation de travail locale
• Un individu = Cédric
• Qui agit = Actions
• Dans un contexte
• Une action sous-tendue par des raisonnements
• C’est ce que vous allez décrypter dans l’atelier
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Une CAPACITE, c’est quoi ?
La capacité est définie comme un pouvoir d’agir efficacement
d’un individu dans une famille de situations. Capacités et
situations sont indissociables.
Par famille de situations on entend des situations proches qui
présentent des traits communs : elles répondent aux mêmes
buts, mobilisent les mêmes ressources, font appel à des
raisonnements similaires.
Les RESSOURCES,
c’est quoi ?
= savoirs, savoirs faire et comportements professionnels
Un objectif de formation est un ensemble
Exemple
de savoirs ou de savoir-faire alors que la
La notion de distance est un savoir
capacité en est la combinaison
Semer en ligne est un savoir-faire
Avoir le sens de l’observation, respecter les règles de
prudence vis-à-vis des personnes… sont des
comportements professionnels
SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
Où trouve t-on les CAPACITES ?
Référentiel du BP REA
Référentiel professionnel
Contexte de l’emploi visé,
fiche descriptive d’activités
champs de compétences et
SPS
Référentiel de certification
Liste des Capacités
Modalités d’évaluation
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19/10/2017
SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
Moi, formateur, comment est-ce que
je m’empare des CAPACITES dans
ma pratique ?
SITUATIONS 1
PROFESSIONNELLES
2 3
CAPACITE C n°
RESSOURCES CRITERES
Besoin d’être au clair sur 3 aspects :
1. les situations professionnelles où la capacité s’exprime
2. les ressources que la capacité mobilise
3. et les critères.
Menu principal Page suivante
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SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
Dans cet atelier, comment va-t-on
travailler?
Situation singulière
REA Cédric
SITUATIONS
PROFESSIONNELLES
CAPACITE C n°
RESSOURCES CRITERES
Besoin d’être au clair sur 3 aspects :
1. les situations professionnelles où la capacité s’exprime
2. les ressources que la capacité mobilise
3. et les critères.
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19/10/2017
SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
Les RESSOURCES mobilisées par Cédric dans
la situation qu’il évoque,
comment les repérer?
Prises d’information sur
le contexte
Décisions
Raisonnement de la décision =
combinaison buts-prises d’informations-
savoirs-règles d’action
48
LES CAPACITÉS,
DE QUOI PARLE-
PARLE-T-ON ?
Session institutionnelle de lancement du BP REA
10-12 octobre 2017 TOULOUSE
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19/10/2017
La rénovation des diplômes profels : visées du MAA
La commande initiale (> 2003) :
• Rapprocher les diplômes En REA (2007) :
professionnels des emplois visés et → Ref pro étoffé : contexte
de la réalité du travail. de l’emploi + FDA
• Intégrer la logique compétences. → Fiches compétences avec
• Maintenir/développer l’attractivité et principales S profelles
l’efficacité des diplômes.
Fil rouge de la rénovation :
⇒Recherche d’une proximité/cohérence diplômes-emplois/travail.
⇔ Réflexion sur la professionnalisation des certifications et des
formations (vs scolarisation).
> 2016, au niveau IV, la rénovation² : En REA (2017) :
→ Ref pro réactualisé + Tabl.
• Intégrer le contexte (et les
Champs de compétences et SPS
pratiques) de la transition agro-
écologique. → Référentiel de certification :
• Renforcer la logique capacitaire : liste des capacités
entrée
⇒ En BP"travail"
REAréaffirmée.
: Construire une identité sociale et profelle.
L’entrée travail : deux regards combinés dans le
référentiel
DP
Travail prescrit Travail réel
• Personne
• Poste • Activité/contexte
(réalisation effective du travail)
• Tâches
(lecture extérieure du travail)
traduit dans le tableau
traduit dans le Champs-SPS, les fiches
contexte et la FDA compétences et les capacités
Mots-clés : Mots-clés : significatif,
Exhaustivité emblématique, critique
Décomposition Complexe-global
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Des capacités référées au monde du travail
Un milieu de travail =
• Un ou plusieurs contextes de travail/d’action
• Des unités professionnellement signifiantes et consistantes
: les situations.
• Regroupées en familles : même buts, mêmes ressources,
mêmes raisonnements.
• Objectif pour le profel : Agir en situation, se « débrouiller »
des situations de son métier.
Une capacité =
• une capacité d’action du futur profel.
• construite à partir des familles de situations
identifiées comme emblématiques du métier
(AT). ≠ exhaustivité → Choix
• une unité d’action globale et cohérente, qui a du
elle-même et indépendante.
sens en elle-
Le lien capacités-situations
De la situation…
CONTEXTE
En BP REA :
Un/e TRAVAIL/ ACTION Personne
- des travaux
à FAIRE
- surtout des
choix, des
prises de
décision FAIRE
+ S’ADAPTER
RAISONNER
Ressources
… à la capacité
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Le couple situation-activité
SITUATION
Environneme
Contexte
nt social Acteurs
Prescriptions
Environnement
Instruments
géophysique
Travail/action
à faire
Réalisation Raisonnements
Prises Règles d’action
ACTIVITE d’information
Personne Buts Connaissances
Ressources
Les capacités au cœur de la rénovation
• Capacité = un pouvoir d’agir dans une (famille de)
situation(s), fondé sur la mobilisation et la
combinaison de ressources multiples.
Etre capable = avoir le potentiel (d’action) nécessaire
pour faire face à la situation rencontrée.
• Ce potentiel d’action repose sur l’articulation du
faire, de l’agir et du penser, du raisonnement.
• Il ne correspond pas seulement à la prise en charge
d’une situation singulière : il permet la réponse
efficace à des situations de la même famille (mêmes
buts, mêmes ressources, mêmes raisonnements).
• Il suppose l’adaptation de la personne et relève plus
d’un entrainement que d’un enseignement.
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Ce qu’elles ne sont pas
Des objectifs de formation :
Ne disent rien de la façon de les développer.
• Les objectifs de formation ≈ listes de savoirs, savoir-faire,
techniques à développer, parfois organisées de manière
chronologique.
• Les capacités correspondent à une combinaison/ articulation
de ressources plurielles (≠ cloisonnement, dissociation) :
synergie, mise en système de ces éléments.
Des objectifs d’évaluation :
• Ne disent rien non plus de la façon de les évaluer.
• C’est le cadrage de l’évaluation (modalités +
critères) qui précise ce qu’il faut prendre en compte
dans l’activité du candidat en situation pour évaluer
le développement de son potentiel.
Conséquences sur la formation et l’évaluation
Enseigner ≈ transmettre si apprendre ≈ mémoriser
Si apprendre ≈ mobiliser, enseigner ≈ ?
Développer des capacités requiert des mises en
situations variées, professionnelles et sociales, qui
permettent à l’individu de s’entrainer à faire travailler
ensemble les ressources dont il dispose pour faire face à
ces situations.
situations.
La mise en place des capacités ne se vérifie pas de la
même façon que les connaissances : on s’intéresse
davantage aux raisonnements de la personne en
situation, aux connaissances mobilisées et articulées
qu’à la restitution décontextualisée de savoirs techniques
ou savants (ce qu’il sait ≠ ce qu’il fait de ce qu’il sait).
Construire le dispositif autour de conditions
d’apprentissage aussi proches que possible des
situations auxquelles on espère préparer les apprenants
(complexité).
Capacités et situations sont indissociables
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LES CAPACITÉS
DU BP REA
Que recouvrent-elles ?
Session institutionnelle de lancement du BP REA
10-12 octobre 2017 TOULOUSE
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CAPACITÉ 1 : SE SITUER EN TANT QUE PROFESSIONNEL
C 11 : développer une culture professionnelle en lien avec le vivant
C12 : se positionner dans les différents types d’agricultures, leur
histoire, leurs fondements leur organisation
• Approche très transversale et multidisciplinaire ancrée
dans les fondamentaux du fonctionnement des systèmes
vivants (écosystèmes, agroécosystèmes…)
• Construction d’une identité professionnelle en lien avec
sa propre conception de la place de l’homme dans la
nature et des différentes façons d’exercer le métier
d’agriculteur
• Construire et argumenter sa position dans un territoire
et un contexte socio-politique, un métier, des pratiques,
• … à l’aide de savoirs « tenus pour vrais », de savoirs de
l’expérience, mais aussi de sa propre vision de
l’agriculture et de sa place dans le territoire …
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CAPACITÉ 2 : PILOTER LE SYSTÈME DE PRODUCTION
C21- Réguler l’activité au regard de la stratégie, des
opportunités, des évènements
C22- Gérer le travail
• Ajuster son action au quotidien pour intégrer dans
son système de production les changements de
toute nature, voulus ou subis
• Réinterroger régulièrement ses choix techniques et
de ses pratiques pour en vérifier la pertinence au
regard de ses objectifs, leur conformité au regard
de sa vision de l’agriculture, leur efficacité au
regard de ses engagements.
• Maintenir la cohérence d’ensemble de son système,
tout en garantissant le niveau de performances
attendues et en préservant la capacité de résilience
de son exploitation
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CAPACITÉ 2 : PILOTER LE SYSTÈME DE PRODUCTION
C21- Réguler l’activité au regard de la
stratégie, des opportunités, des évènements
C22- Gérer le travail
• Organiser son travail – ou celui du collectif de
travail sur l’exploitation à moyen ou plus long terme
(mobilisation de la main d’œuvre, gestion des
pointes de travail, estimation globale du besoin de
main d’œuvre)
• Mettre en place des conditions de travail
satisfaisantes et répondant aux obligations
réglementaires
• … mais aussi gérer les relations humaines au sein
du collectif de travail, ainsi que le développement
professionnel des personnes.
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CAPACITÉ 3 : CONDUIRE LE PROCESSUS DE PRODUCTION DANS L’AGROÉCOSYSTÈME
C31- Combiner les différentes activités liées aux productions
C32- Mettre en œuvre les opérations liées à la conduite des
productions
• Combiner les ressources que sont les
principes, les raisonnements, les techniques et
pratiques agronomiques et zootechniques, en
lien avec le fonctionnement des
agroécosystèmes… pour que l’ensemble fasse
système (et pas seulement juxtaposition d’ateliers)
• Réaliser le travail au quotidien, les opérations
propres à chaque production.
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CAPACITÉ 3 : CONDUIRE LE PROCESSUS DE PRODUCTION DANS L’AGROÉCOSYSTÈME
C31- Combiner les différentes activités liées aux productions
C32- Mettre en œuvre les opérations liées à la conduite des
productions
• Combiner les activités de la façon la plus
cohérente possible en prenant en compte le
potentiel de production de l’agroécosystème et en
minimisant les impacts négatifs sur celui-ci.
• Utiliser des outils de diagnostic permettant
d’évaluer les différents niveaux de performance
des exploitations (économique, sociale,
technique, consommation de ressources
naturelles, niveaux d’intrants, IFT, etc.).
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CAPACITÉ 3 : CONDUIRE LE PROCESSUS DE PRODUCTION DANS L’AGROÉCOSYSTÈME
C31- Combiner les différentes activités liées aux productions
C32- Mettre en œuvre les opérations liées à la conduite des
productions
• Cette capacité nécessite l’acquisition des savoir-
faire techniques et pratiques relatifs à l’ensemble
des opérations,
• Elle traduit le développement des raisonnements
qui permettent de mettre en œuvre ces opérations
techniques.
• Ces savoirs et ces raisonnements sont liés aux
spécialités choisies comme support(s)
pédagogique(s)
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CAPACITÉ 4 : ASSURER LA GESTION TECHNICO-ÉCONOMIQUE, FINANCIÈRE
ET ADMINISTRATIVE DE L’ENTREPRISE
C41- Porter un diagnostic sur l’entreprise à l’aide d’indicateurs technico-
économiques et financiers
C42- Réaliser des choix pour l’entreprise en matière fiscale et juridique
• Mesurer les performances économiques et
technico-économiques de l’entreprise, raisonner
l’activité et son évolution, prendre les décisions
concernant la conduite, les investissements, les
changements de tous ordres...
• Le travail « de bureau » comme dimension
essentielle du métier d’agriculteur et facteur de
la pérennité de l’entreprise, au même titre que la
production
• Même entouré d’experts l’agriculteur reste
responsable de la fiabilité de ses données et des
décisions qu’il prend
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CAPACITÉ 5 : VALORISER LES PRODUITS OU SERVICES DE
L’ENTREPRISE
C51- Commercialiser un produit ou un service
C52- Négocier dans le cadre d’un contrat ou d’un
projet collectif
• Valoriser au sens de rapporter de la valeur
ajoutée sur l’exploitation
• Faire la part entre ce qui relève de ses intérêts
propres (la valorisation et la commercialisation
de ses produits) et de ce qui relève de l’intérêt
collectif (valorisation et défense d’un territoire,
ou d’une filière).
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CAPACITÉ 5 : VALORISER LES PRODUITS OU SERVICES DE
L’ENTREPRISE
C51- Commercialiser un produit ou un service
C52- Négocier dans le cadre d’un contrat ou d’un
projet collectif
• Préparer la mise en marché des produits en
fonction de la capacité de production, des
circuits de distribution accessibles et des
marges commerciales attendues.
• Parler des produits pour les valoriser, en
situation de vente ou de participation à des
évènements promotionnels, mais également
au travers de la réalisation de documents pour
les faire connaitre aux éventuels clients.
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CAPACITÉ 5 : VALORISER LES PRODUITS OU SERVICES DE
L’ENTREPRISE
C51- Commercialiser un produit ou un service
C52- Négocier dans le cadre d’un contrat ou d’un
projet collectif
• Négocier, pour défendre ses intérêts propres
(achats, ventes, embauche de salarié…) ou des
intérêts collectifs (adhésion à des signes de
qualité ou d’origine, défense d’un territoire…),
• Définir les enjeux de la négociation pour soi, et
pour les autres (partenaires et concurrents ou
adversaires),
• Identifier les marges de manœuvre possibles de
part et d’autre.
• Cela demande aussi des qualités d’expression et
d’argumentation
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ATELIER Evaluation
Quelles
perspectives
pour
l’évaluation
Session institutionnelle de lancement du BP REA
10-12 octobre 2017 TOULOUSE
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Présentation en atelier
EVALUATION
DU BP REA
Session institutionnelle de lancement du BP REA
10-12 Octobre 2017 - Toulouse
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Une évaluation qui s’appuie sur des fondements
La didactique professionnelle
(Mayen, Pastré, Savoyant)
Elle s’intéresse à la formation et au développement professionnel
à partir du travail
3 notions clés
• La notion de situation:
La situation c’est le contexte et l’activité qui s’y déroule.
Certaines situations sont plus significatives de la compétence
que d’autres
• La notion d’activité:
L’activité c’est le résultat de l’action mais aussi le raisonnement
qui à permis de l’obtenir dans une situation singulière
• La notion de raisonnement:
Le raisonnement traduit la manière particulière dont on s’y est
pris pour réaliser l’action et obtenir un résultat
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L’évaluation en situation professionnelle
NS DGER/SDPFE/2016 -31 du 15/01/2016 et NS DGER/SDPFE/2017-
DGER/SDPFE/2017-513 du 12/06/2017
Obligatoire pour les UC 2,3,4,5 et les UCARE
Elle vise à déterminer si le candidat a développé
un potentiel suffisant pour agir dans les situations significatives de
l’activité du REA,
C’est-à-dire s’il a développé les capacités visées
par le référentiel
L’évaluation est intimement liée à l’activité et aux situations
et donc aux contextes de l’activité d’un REA
« Former et évaluer en mobilisant une approche par le travail évite la
décomposition en « tâches isolées » et préserve le caractère
intégratif de l’action » (NS 15/01/2016)
Les capacités s’évaluent dans des situations
où la compétence s’exprime
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La notion de Situation Professionnelle Significative
• « Elles représentent les situations clés qui, si elles sont maitrisées
par les titulaires de l’emploi visé par le diplôme, suffisent à rendre
compte de l’ensemble des compétences mobilisées dans le
travail » (NS 15/01/2016)
• « Elles sont une aide à la formulation de situations d’évaluation »
(NS 15/01/2016)
Pour cela, elles doivent être analysées dans des contextes locaux
• Les SPS, regroupées en champs de compétences, se trouvent
dans le référentiel professionnel. Chaque champ fait l’objet d’une
fiche descriptive (cf. recueil de fiches compétences)
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Construire le dispositif d’évaluation:
d’évaluation
« Construire le dispositif d’évaluation correspond à définir des
situations d’évaluation propices à l’expression des capacités du
candidat » (NS 15/01/2016)
Constituer des références locales pour évaluer et former ,
en complément et en lien avec le référentiel de diplôme, consiste à :
• Identifier, auprès des professionnels, des situations locales
significatives de l’activité du REA
• Repérer les éléments caractéristiques du raisonnement
(ressources, conditions agissantes) au sein de contextes
spécifiques
Pour comprendre les raisonnements qui se tiennent localement dans
l’exercice de l’activité d’un REA
Pour contextualiser les SPS
Pour déterminer les situations d’évaluation puis de formation
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Construire le dispositif d’évaluation:
Déterminer et construire les situations
d’évaluation en équipe
Les situations d’évaluation sont des constructions qui articulent les
différents éléments du référentiel (FDA, SPS,RC, ...) à partir des
situations professionnelles identifiées localement.
« Elles doivent être envisagées comme des supports au service de la ou
des capacités du candidat » (NS 15/01/2016)
Elles se construisent par une approche interactive et itérative entre SPS et
situations locales analysées et Capacités
L’équipe doit y voir la possibilité de mobiliser les ressources
indispensables à l’exercice de l’activité du REA
« Dans l’évaluation, la mobilisation , par le candidat de ses ressources de
façon pertinente en situation devient centrale » (NS 15/01/2016)
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Construire le dispositif d’évaluation:
d’évaluation
Construire des épreuves en équipe
L’épreuve place le candidat en situation d’action
Elle lui permet de faire la preuve de la (des) capacité(s) visée(s).
Une situation d’évaluation comporte 1 ou plusieurs épreuves
Une même épreuve vise l’évaluation d’une ou de plusieurs capacités
intermédiaires relatives à la même UC ou des UC différentes
Elle comprend
- Une fiche de présentation
- Un énoncé de ce que le candidat doit réaliser et des conditions de
réalisation : le sujet
- Une grille d’évaluation de l’épreuve comprenant critères et indicateurs
cf. annexe 4 de la NS DGER-SDPFE-2016-31du 15 janvier 2016
« …elle doit permettre à l’intéressé d’expliciter les raisonnements conduits
et les choix opérés au travers d’un temps d’explicitation de retour de
l’intéressé sur les actions conduites (oral ou écrit) » (NS 15/01/2016)
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Construire le dispositif d’évaluation:
Le sujet
Il est rédigé et décrit le contexte et les actions à réaliser par le
candidat
Il fixe
- Ce que le candidat aura à réaliser pour faire la preuve de sa
capacité (ce qui est attendu, ce qui est à produire)
- Les conditions de cette réalisation (critères et indicateurs)
La grille d’évaluation de l’épreuve
Elle comprend :
- Les capacités intermédiaires de l’ (des) UC concernée(es)
- Les critères et les indicateurs d’évaluation pour chaque CI
- Un commentaire par critère et par capacité qui traduit le
jugement de l’évaluateur
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Construire le dispositif d’évaluation
Les critères et les indicateurs
Les critères permettent de se prononcer sur la capacité intermédiaire
visée par l’épreuve
Le critère c’est ce que l’on doit regarder dans l’activité du candidat
pour porter un jugement évaluatif.
Il est précisé par des indicateurs
Les critères sont prescrits nationalement. Ils s’imposent pour chacune
des capacités intermédiaires. Ils sont au nombre de 2 par capacité intermédiaire
(cf. NS du BPREA)
Les indicateurs sont déterminés par l’équipe pour chacun des critères,
en fonction de la situation d’évaluation support. Ils sont également en nombre réduit
(cf. exemples proposés dans la NS du BPREA)
Les commentaires de l’évaluateur (critères et CI) s’appuient sur les
éléments clés (les indices) qu’il a repérés dans la prestation du
candidat et qui permettent de porter un jugement évaluatif
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Plan d’évaluation pour la partie évaluation en SP
Auprès des
professionnels
Situations
locales
identifiées
SPS
RP, FDA, RC, NdS, Doc. compl.
En équipe
Situations
d’évaluation/
Epreuves
Autres
modalités
possibles
UC1 UC2 UC3 UC4 UC5
UC / Capacités
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L’agrément et la validation
L’agrément
Sujets et grilles sont proposées au jury préalablement à leur mise en œuvre
Les épreuves relatives à une même UC sont présentées ensemble au jury
La validation
L’équipe propose au jury la validation de l’UC (et non des capacités
intermédiaires) à travers un commentaire d’équipe. (avis circonstancié)
Le jury peut consulter le résultat des épreuves
Le jury statue sur la Capacité Globale de l’UC, à partir du « document
récapitulatif », (grille d’évaluation de l’UC)
(cf. annexe 5 de la NS DGER-SDPFE-2016-31du 15 janvier 2016).
Le jury délibère pour chacune des UC et non pour le diplôme
Le diplôme est obtenu lorsque l’ensemble des UC sont acquises
80
A ne pas oublier
• Toutes les capacités intermédiaires (CI) doivent être balayées
par le dispositif d’évaluation
• Une CI n’est évaluée qu’une seule fois
• Nb épreuve = 1,5 fois le nb d’UC maximum – Soit 11 en REA
• Une situation support d’évaluation = 3 épreuves maximum
• Une épreuve ne peut viser les CI que de 3 UC maximum
• Une UC est évaluée à travers de 3 épreuves maximum (2 dans
le cas du BPREA car seulement 2 CI/CG)
• Les UCARE sont évaluées à partir d’une situation spécifique
• Situations et épreuves doivent permettre la capitalisation des
UC et l’individualisation des parcours
• L’appréciation du tuteur (MS ou MA), au regard de l’annexe de
la convention de stage ou du contrat pédagogique de
l’apprenti est recueillie. Néanmoins, le formateur est le seul
responsable de l’évaluation
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Ce que vise l’évaluation de chacune des
capacités du REA (NS du 12/06/2016)
• La ou les situation(s) d’évaluation doit (doivent) permettre d’apprécier :
• C1: si le candidat est en mesure de faire des choix, prendre des
décisions, se projeter en tant que professionnel en prenant en compte les
particularités du travail avec le vivant et le contexte socioprofessionnel.
• C2: si le candidat est en mesure d’adapter le système de production suite
à un changement et de déterminer les besoins en main d’œuvre
nécessaires.
• C3: si le candidat est en mesure de construire un ou des itinéraires
techniques de production(s) et de réaliser les opérations
correspondantes.
• C4: si le candidat est en mesure d’une part, de réaliser une analyse de la
« santé » économique et financière de son entreprise, à l’aide
d’indicateurs de référence, et, d’autre part de mettre en lien ses choix
juridiques et fiscaux pour l’entreprise avec ses objectifs.
• C5 : si le candidat est en mesure de concevoir une stratégie pour mettre
en marché un produit ou un service de l’exploitation et de réaliser une
négociation, commerciale ou non.
Des contextes clés pour le développement et
l’évaluation des capacités
• Les compétences du REA s’expriment principalement dans
trois contextes clés, auxquels il est intéressant de se référer
en formation (développement des capacités) et pour
l’évaluation (cf. doc complémentaire)
Un contexte de création La démarche d’installation
Conception, élaboration de
systèmes complexes
Un contexte d’adaptation La démarche de changement
Réaction, modification de
l’existant
Un contexte de réalisation La conduite des opérations
Mise en œuvre d’opérations techniques
techniques
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La construction du plan d’évaluation peut être
envisagée de la manière suivante
Autres Situations identifiées et analysées
modalités
Contextes
Démarche d’installation
Situation Démarche de changement
D’évaluation
Mise en œuvre des opérations techniques
C1
Travail du candidat:
Situation Sur l’entreprise
C2 D’évaluation
Capacités
Situation A partir de la situation
D’évaluation de l’entreprise
C3
C4
Situation
A partir du projet
D’évaluation
C…. personnel
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ATELIER Evaluation
Annexes
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Exemples de critères et indicateurs (NS du
12/06/2017)
Plan d’évaluation: Annexes NS 15/01/2016
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Plan d’évaluation: Annexes NS 15/01/2016
Plan d’évaluation: Annexes NS 15/01/2016
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Grille d’évaluation de l’épreuve
Annexes NS 15/01/2016
Récapitulatif par UC NS 15/01/2016
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ATELIER Formation
Quelles
conséquences
pour la
formation
Session institutionnelle de lancement du BP REA
10-12 octobre 2017 TOULOUSE
Objectifs de l’atelier
• Permettre de prendre conscience que
l’évolution du référentiel de certification et
donc l’évaluation de capacités ont des
conséquences sur la formation. Identifier les
premières conséquences en termes
d’organisation de la formation et en termes de
pratiques pédagogiques
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Atelier , Conséquences sur la formation
Fiche récapitulative
Qu’est-ce que l’on faisait avant Qu’est ce que l’on faisait avant
et qui ne semble plus trop et qui reste bien dans l’esprit
adapté au nouveau BPREA et de la rénovation et pourquoi ?
pourquoi ?
Qu’est ce que l’on ne faisait Quelles sont nos idées
pas avant et qu’il va falloir nouvelles que l’on a envie de
mettre en place et pourquoi ? tester ?
LES UCARE
DÉFINITION, CONSTRUCTION, ÉCRITURE DE
CAPACITÉS …
Session institutionnelle de lancement du BP REA
Octobre 2017 Toulouse
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Caractéristiques des UCARE
- Partie d’un diplôme en unités capitalisables
- Ingénierie à l’initiative des centres, dans un cadre fixé par les textes
réglementaires (NS UC, NS habilitation) et les prescriptions spécifiques
(référentiels, NS spécifiques, documents complémentaires)
- présentées dans les dossiers d’habilitation et habilitées par les DRAAF-
SRFD
- Une UCARE permet le développement d’une capacité professionnelle
correspondant à des caractéristiques locales de l’emploi. Elle est forcément
complémentaire du référentiel national, en aucun cas elle ne peut être
redondante avec une capacité professionnelle du référentiel de certification
du diplôme.
- au MAA, chaque UC correspond à un bloc de compétences (cf. loi n°2014-
288 du 5 mars 2014 relative à la formation professionnelle, à l’emploi et à la
démocratie sociale)
SIL BP REA - Toulouse
octobre 2017
SIL BP REA - Toulouse octobre 2017 97
Démarche pour construire une UCARE
Détermination de la thématique
Thématique en lien avec le contexte socio-professionnel local –
développement de capacités spécifiques qui ne figurent pas dans le
référentiel national (2 cas possibles d’UCARE en REA : UCARE type 1 ou
UCARE type 2)
Choix basé sur des analyses existantes et des rencontres avec acteurs socio-
professionnels, validé en interne et auprès d’experts (professionnels,
orientation/insertion, collectivités…). Opportunité à justifier et démarche à
expliquer en vue de l’habilitation
Ingénierie
Investigations de terrain qui comportent 2 volets : l’identification des
situations professionnelles significatives et l’analyse du travail proprement
dite de ces situations (pour la fiche compétence)
Moyens à mobiliser : entretiens avec des professionnels qui exercent l’activité
visée par l’UCARE (dont entretiens basés sur des techniques d’explicitation)
SIL BP REA - octobre 2017 - ASD-EDUTER
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Démarche pour construire une UCARE
Élaboration du « référentiel » professionnel de l’UCARE : liste des
tâches, fiche de descripteurs de compétences
Liste de tâches : complément à FDA du RP, pas de redondance avec elle
(même règles de rédaction : verbe actif au présent)
Élaboration de la fiche de descripteurs de compétences (cf. fichier définition
rubriques)
Élaboration du référentiel de certification
Une UCARE est constituée d’une capacité globale et de 2 capacités
intermédiaires. Une capacité n’est pas un objectif pédagogique, elle rend
compte du potentiel à réaliser des activités professionnelles. Elle est donc
rédigée à l’aide d’un verbe qui décrit l’action (et d’un complément). Sa
rédaction doit pouvoir répondre à la question : « qu’est-ce-que peut faire la
personne à qui on a délivré la capacité ? ». Les capacités s’adossent sur les
situations significatives identifiées.
SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
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Démarche pour construire une UCARE
Conception de l’évaluation
La situation d’évaluation est construite à partir des situations professionnelles
analysées (évaluation en SP).
Les critères d’évaluation doivent permettre de fonder le jugement évaluatif.
Ils doivent être peu nombreux (2 critères par capacité) et répondre à la
question « qu’est-ce-que je vais regarder dans l’activité du candidat en
situation d’évaluation pour dire que la capacité est atteinte »
Des exemples d’indicateurs permettent de préciser les critères
SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
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SIL BP REA - Toulouse octobre 2017 100
Cadrage des UCARE dans le BP REA
• Les références : référentiel diplôme et NS REA
• 2 UCARE (UCARE 1 et UCARE 2) sur les 7 UC du BP
• Des capacités professionnelles supplémentaires,
relatives à un savoir-faire particulier, permettant
l’adaptation régionale ou l’adaptation à l’emploi.
Chaque UCARE comporte 2 capacités intermédiaires,
qui sont constitutives de la capacité globale et
indépendantes l’une de l’autre.
SIL BP REA - octobre 2017 - ASD-EDUTER
101
Cadrage des UCARE dans le BP REA
L’UCARE 1 (capacité 6) concerne obligatoirement une
activité de transformation ou de services ou de
production conduite dans l’entreprise agricole :
C6 : Réaliser les opérations de production de l’atelier de
XXX
ou C6 : Transformer les produits de l’atelier XXX
ou C6 : Mettre en œuvre l’activité de XXX
L’UCARE 2 (capacité 7), dite « libre », peut relever d’un des
domaines précédents ou permettre le développement de
capacités professionnelles en lien avec des problématiques
locales particulières
Dans tous les cas, les UCARE sont destinées à
l’acquisition de capacités professionnelles et l’évaluation
est en situation professionnelle
SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
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Cadrage des UCARE dans le BP REA
• Les UCARE production : ni des REA ni des C3 « modèles
réduits », elles visent la maîtrise de techniques ou de
savoir-faire particuliers, pas de redondance avec la C3
• Cas particulier d’une UCARE « agroéquipement »
• Veiller à l’équilibre global de la certification
SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
103
Ce qui change entre 2007 et maintenant
UCARE du BP REA 2007 UCARE du BP REA 2017
Une rédaction dans une logique Une rédaction des capacités en
d’objectifs pédagogiques, en lien direct lien direct avec les situations
avec la formation professionnelles
La maîtrise globale est souvent appréciée C’est un potentiel d’action qui est
par la mobilisation des connaissances et évalué, pas d’évaluation de
par la réalisation d’activités pas connaissances en tant que telles.
forcément professionnelles (ex. Présenter, Les capacités se réfèrent à des
Identifier, Raisonner, Analyser, Définir...) actions qu’un professionnel met en
œuvre.
Un objectif terminal Une capacité globale
Un (ou 2) objectif(s) intermédiaire(s) 2 capacités intermédiaires, calées
relatif(s) au raisonnement et à la sur champ(s) de compétences/SPS
réalisation identifiées localement
Un objectif de régulation
Tous les objectifs sont évalués, définition Chaque capacité intermédiaire est
par les formateurs des points sur lesquels évaluée, les critères (2) et
peut porter l’évaluation et des attendus indicateurs sont déterminés par
les formateurs
SIL BP REA - Toulouse octobre 2017
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104
UCARE : quelques points de vigilance
• Question à se poser pour chaque UCARE : quelle est la
capacité professionnelle développée ? Qu’est-ce-qu’une
personne ayant validé cette UCARE sera en mesure de
faire ?
• Partir des situations identifiées (SPS, champs) pour
élaborer les capacités intermédiaires
• Toujours se poser la question de la redondance avec le
référentiel national
SIL BP REA - Toulouse
octobre 2017
ATELIER UCARE
Quelle nouvelle
carte d’UCARE ?
Session institutionnelle de lancement du BP REA
10-12 octobre 2017 TOULOUSE
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Objectif de l’atelier : s’outiller pour engager un travail de
redéfinition de la carte des UCARE dans son centre
• Temps 1 de l’atelier : sur la carte des UCARE d’une région
Le groupe prend connaissance individuellement du document rapportant
la liste des UCARE d’une région donnée (liste et fiches « situations
d’évaluation »)
Les animateurs animent un échange autour de la question : Que
deviendraient ces UCARE dans le nouveau BP REA ?
• Temps 2 de l’atelier :
En petits groupes constitués de 2 ou 3 binômes, ou par binômes (au
choix des animateurs) à partir de leur carte actuelle des UCARE et des
supports envisagés pour la C3, réflexion autour des questions :
• - quelles sont les UCARE dont la thématique paraît « pertinente »
dans le nouveau REA ?
• - quelles sont celles dont la thématique ne paraît pas pertinente et
pourquoi ?
• - quelles sont celles dont on ne peut pas trancher à la seule lecture de
l’objectif terminal actuel ?
Et pour conclure ….
Agroécologie
et logique
capacitaire …
… POUR DONNER DU SENS AUX
APPRENTISSAGES
107
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Agroécologie
SIL BP REA - Toulouse octobre 2017 Logique capacitaire
• Les connaissances en jeu sont • Les connaissances sont
multidisciplinaires : écologie et agronomie + multidisciplinaires, elles ne sont pas
indépendantes des situations.
sciences sociales…
• Elles se construisent et s’évaluent en
• Le statut des savoirs change : académiques, situation ou à partir de situations
empiriques, expérientiels, stabilisés ou non… • Les savoirs sont mobilisés en situation
• Les approches sont systémiques : approche et dans l’activité (buts, contexte,
globale, analyse stratégique, l’environnement action, règles d’action, régulation)
n’est pas extérieur aux situations, il en fait • Des savoirs à mobiliser, des concepts
partie intégrante clés pour construire des repères et
redonner du sens aux connaissances
• Faire le deuil de l’exhaustivité • On évalue les capacités (potentiel
• En agroécologie rien n’est donné, il faut d’action) – et non des savoirs
d’abord construire chaque problème dans son • Les situations d’évaluation et les
contexte avant de trouver une solution situation de formation sont aussi à
problématiser
adaptée • Les capacités niveau IV portent
• L’approche agroécologique oblige à « penser principalement sur des
raisonnements:
plus », à abandonner des habitudes pour en *orientation / diagnostic
créer de nouvelles, imaginer, comprendre, *action=raisonnement,
*régulation, adaptation
tester, adapter … bref raisonner
• Travail d’équipe autour du
• On ne peut pas obtenir de résultats tout seul référentiel et des analyses du travail
(verrous socio-techniques, échelles d’impact)
108
Tous les documents
utiles à la mise en œuvre
du BP REA sont sur le site
chlorofil.fr
http://www.chlorofil.fr/diplomes-et-
referentiels/formations-et-
diplomes/bp/responsable-dentreprise-
agricole.html
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- Le mode d'emploi proposé en téléchargement (PDF, 150 Ko)
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Questions fréquentes sur le référentiel
À quoi sert le référentiel du BP REA ?
Le référentiel définit officiellement les compétences à acquérir, les épreuves, les coefficients et les critères d'évaluation. C'est le document de base pour comprendre ce que le jury attend de toi.
Le référentiel change-t-il souvent ?
Les référentiels sont réformés tous les 5 à 10 ans en moyenne. Vérifie toujours que tu travailles sur la version en vigueur pour ta session d'examen.
Comment utiliser le référentiel pour réviser ?
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